Retranscription des premières minutes :
- Il est 5h49 sur Sud Radio, c'est l'heure d'accueillir notre lefto du jour.
- On file ce matin dans les Ardennes, retrouver un producteur d'osier.
- Bonjour Mathieu Boucher.
- Oui, bonjour tout le monde, bonjour.
- Et bienvenue sur Sud Radio, Mathieu.
- Comment ça va ce matin ? En forme pour débuter la journée ? Merci, oui, ça va, ça va.
- Ça va, il n'y a pas de problème.
- Il n'y a pas de problème, c'est l'essentiel.
- Mathiel, vous êtes un petit peu au cœur de l'actualité d'une certaine manière puisque vous avez fourni en l'occurrence l'osier qui a servi pour le cercueil de Brigitte Bardot.
- Racontez-nous comment ça s'est fait, ça.
- Oui, c'est vrai, c'est vrai.
- C'est particulier.
- Quand on a vu la cérémonie, on y a pensé.
- Et puis, quelques heures après, j'ai appelé l'entreprise avec qui je travaille depuis quelques mois pour savoir.
- Si ça venait bien de chez moi, puis ils m'ont confirmé.
- Le patron Audrey m'a bien confirmé.
- Oui, oui, Mathieu, l'osier vient bien de chez toi.
- Du coup, c'était un peu une fierté avec la famille, tout le monde, les entourages, ma femme et tout ça.
- C'est particulier, mais on est content.
- On est content, on est parti.
- Parce que quand vous avez fourni cet osier, vous ne saviez pas du tout que ça allait servir à cela, en fait, Mathieu, ça a été une surprise complète.
- Pas du tout, pas du tout, pas du tout.
- Je savais que j'en vendais pour faire les cercueils parce que c'est certifié, labellisé depuis environ six mois en France.
- Mais je ne savais pas du tout que Mme Bardot avait commandé ça.
- Et voilà, c'est un peu l'effervescence.
- C'est un peu l'aboutissement d'un grand travail depuis une quinzaine d'années, on va dire.
- Parce que ça a été l'un des souhaits, effectivement, de Brigitte Bardot.
- Donc, c'est l'entreprise qui fabrique les cercueils avec qui vous travaillez, qui vous a informé de cela.
- Surprise complète.
- Ça représente quoi pour vous ? Si vous le disiez, Mathieu, d'une certaine manière, l'aboutissement d'un travail de longue haleine, des années de travail.
- Oui, c'est une fierté perpétuée aussi parce que je suis la quatrième génération.
- Alors, on avance, on avance.
- Tous les ans, on avance, on essaie de faire plus.
- Il n'y a pas de limites, je ne me fixe pas de limites.
- Comme je dis toujours à ma femme, il n'y a pas de limites.
- Avancez, montez.
- Pas de limites et pas de limites d'heures aussi, puisque vous passez beaucoup de temps, vous travaillez beaucoup, Mathieu.
- L'hiver, l'hiver, il y a beaucoup d'heures.
- On peut monter à 50, 60 heures, des fois 70.
- L'été, un petit peu moins, mais l'hiver, c'est beaucoup d'heures.
- C'est un métier qu'on connaît assez peu finalement.
- Producteur dosier, hein Mathieu ? Non, c'est vrai.
- À grande échelle, individuellement en France, je suis le seul.
- Vous êtes le seul en France à grande échelle.
- Racontez-nous comment ça se passe exactement parce que vous faites tout de A à Z, quoi.
- Tout, oui, tout.
- La plantation, l'entretien des champs, la récolte coupée mécaniquement avec des machines, l'entretien des champs.
- Après, il faut trier l'osier, bien la calibrer pour toutes les demandes de vannerie, espaces verts, décorations, tout.
- Après, on a les machines spécifiques pour décortiquer l'osier blanc, comme tout le monde a pu voir sur le cercueil à Madame Bardot.
- C'est un travail qui prend du temps, tout le temps maintenant, tout le temps, tout le temps.
- Beaucoup d'administratifs aussi, beaucoup de papiers.
- Ah ouais, ça, ça vous prend beaucoup de temps ? Oui, du coup, ma femme a abandonné son travail pour travailler avec moi.
- Ah oui, et ça fait quelques années que vous faites ce métier.
- Vous avez l'impression que vous avez de plus en plus de temps consacré à l'administratif.
- Mais après, j'aime bien. Ça ne me gêne pas, j'aime bien.
- Ça m'étonne aussi un petit peu.
- Oui, je suis jeune, j'ai 35 ans, mais j'aime bien.
- Bon, c'est l'essentiel, parce que c'est vrai que ça demande beaucoup, beaucoup de travail quand même aussi.
- Oui, oui, oui, oui, oui, oui.
- Juste alors là, en ce moment, vous êtes à quel moment de la saison de votre...
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