Retranscription des premières minutes :
- Allez, c'est l'heure d'accueillir notre lefto du jour. Ce matin, nous sommes à Toulouse avec la vice-présidente de l'association Sacado 31.
- Sandrine Fédoux, bonjour. Bonjour, Benjamin.
- Et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Vice-présidente, je le disais, de l'association Sacado 31.
- Racontez-nous un petit peu, justement, quel est le but poursuivi par l'association que vous représentez, Sandrine Fédoux, Sacado 31.
- Eh bien donc notre association est sur Toulouse existante depuis 15 ans. Et nous venons en aide aux personnes sans-abri.
- Donc nous offrons des vêtements chauds et des dents non périssables, un kit d'hygiène, un kit alimentaire.
- Et notre but est de pouvoir aider le maximum de personnes lors de nos maraudes qui s'effectuent jusqu'au mois de mars, jusqu'à la trêve inébranlable.
- Donc tout au long de l'année, avec des bénévoles, on prépare un partenariat avec des jeunes en situation de handicap.
- Donc les jeunes de l'Aigue-Vin de Castel-Nouvelle, ils viennent nous aider à faire des kits d'hygiène alimentaire.
- On trie des vêtements que l'on reçoit.
- Ensuite, on va charger un camion homme et un camion femme avec un véhicule pour le point chaud, puisqu'on offre à toutes les personnes une boisson chaude, de quoi manger, le temps de préparer leurs affaires.
- D'accord.
- Et donc nous avons des points de maraudes. Nous sommes en lien avec les différentes associations de Toulouse pour bien déterminer les besoins.
- Bien sûr.
- Et à ce moment-là, les associations, les partenaires...
- Les partenaires de nos environs, parce qu'on va aussi se diriger... On a été à Tournefeuille, à Colomiers.
- Et donc tout le monde connaît notre numéro de téléphone. Un SDF ou une personne d'une association peut nous contacter.
- Et à ce moment-là, ils se présenteront au point de la maraude. On fera le point avec la personne sur ses besoins.
- Donc nous, le premier but, c'est aussi d'offrir un sac à dos à des personnes qui sont sans-abri.
- Qui n'ont plus rien pour transporter leurs affaires. Et de créer du lien.
- Le numéro de téléphone qu'on peut contacter, justement, pour bénéficier de vos actions chez Sac à dos 31. Quel est-il ? Oui, merci. C'est le 07 71 15 71 64.
- D'accord. Avec... Il a fait très froid, Sandrine, ces dernières nuits.
- Oui. En fait, le contexte actuel, on constate quand même qu'il y a plus de 4 000 personnes qui dorment dans la rue à Toulouse.
- 4 000 ? Oui. C'est très inquiétant et alarmant, car on sait que les températures que nous connaissons en ce moment sont encore plus destructrices pour des personnes qui vivent dans la rue ou dans des logements insalubres qui sont déjà confrontés à des modes de vie extrêmement précaires le reste de l'année.
- Donc nous restons pleinement mobilisés. Et c'est vrai que nous mènerons justement notre prochaine maraude, qui est ce samedi 10 janvier.
- Voilà. Au revoir.
- Ça fait quelques années. Alors Sac à dos 31, eh bien, a 15 ans. 15 ans d'existence sur Toulouse.
- Ouais. Sur Toulouse. Mais bon...
- 4 000 personnes sans-abri du côté de Toulouse. Ça fait quelques années que vous participez, que vous faites partie de cette association, Sac à dos 31.
- Oui.
- Il a augmenté ou pas ce chiffre ? Vous voyez de plus en plus, vous, de sans-abri dans les rues, à Toulouse notamment ? Oui. Alors effectivement, il y en avait beaucoup plus dans les rues de Toulouse à une certaine époque.
- Bon, la conjoncture politique de Toulouse a évincé. Donc personne n'est parti à l'extérieur.
- Oui.
- Donc on les retrouve beaucoup plus à l'extérieur. Mais n'empêche qu'ils arrivent à venir à nos points de rendez-vous.
- Chaque maraude que l'on fait, on aide environ 80 personnes.
- D'accord. Et c'est forcément des rencontres particulièrement marquantes ? Oui.
- À chaque fois.
- Parce qu'en fait, il y a l'échange de la personne qui n'a vraiment pas besoin de grand-chose parce qu'elle veut laisser aux autres et qu'elle veut juste partager un café ou lui donner quelques denrées, manger, discuter avec nous. Et puis il y a aussi la personne qui n'a plus rien parce qu'on lui a volé toutes ses affaires ou qui n'a pas grand-chose parce qu'elle vit en précarité. On constate quand même beaucoup de...
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