Retranscription des premières minutes :
- Retrouvez la force de l'engagement avec AJP, épargne, retraite, assurance emprunteur, prévoyance, santé.
- Sud Radio, la force de l'engagement, 15h, 15h30, Muriel Reus.
- Bonjour à toutes et à tous, merci d'être avec nous pour la force de l'engagement, l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font bouger la société.
- Mon invité aujourd'hui est Adelphine Bateau, débutée des Deux-Sèvres, ancienne ministre de l'écologie et coordinatrice nationale de Génération Ecologie.
- Elle siège aujourd'hui à la commission de la Défense Nationale et des Forces Armées de l'Assemblée Nationale.
- Elle est également candidate déclarée à l'élection présidentielle de 2027.
- Et elle publie, avec la contribution de Frédéric Danré, la politique de la beauté, une nouvelle écologie aux éditions de l'Aube.
- Alors avec Adelphine Bateau, on va parler d'écologie populaire, de santé environnementale, de décroissance, de défense, de paysage, de droit de la nature, mais aussi de sa candidature à l'élection présidentielle.
- Et de la place de l'écoféminisme dans le projet qu'elle souhaite porter.
- Mais avant de vous donner la parole, chère Adelphine, je vous propose de nous engager pour une écologie désirable.
- Cet été, nous avons vécu le climat qui nous attend.
- Le plus chaud jamais mesuré en France depuis 1900.
- 3,6 degrés au-dessus des normales, 53 jours de vagues de chaleur, la plus grande surface brûlée jamais enregistrée.
- Et près de 8000 morts de plus qu'en temps normal.
- Avec les 4 degrés que l'État anticipe pour la fin du siècle, ce qui nous a paru exceptionnel deviendra la norme.
- Comment expliquer alors que quelques mois plus tard, le sujet ait déjà quitté le débat public ? Comme si l'écologie était indexée sur le thermomètre, omniprésente à 40 degrés, oubliée dès que le mercure redescend.
- Nous sommes en ce moment même au cœur des discussions budgétaires.
- Et le projet de budget 2027 retire 300 millions d'euros au fonds chaleur qui finance la chaleur renouvelable.
- Au printemps, le Parlement avait déjà assoublié la règle qui freine le bétonnage des sols.
- Dans les discours, l'écologie est une urgence. Dans les arbitrages, elle devient une variable d'ajustement.
- De son côté, le plaidoyer écologique s'est longtemps construit sur la restriction.
- Rouler moins, chauffer moins, consommer moins, prendre moins l'avion.
- Des efforts nécessaires, certes, mais pas un projet politique.
- Car si l'alerte provoque un sursaut, elle génère rarement un engagement durable.
- Les chercheurs se sont d'ailleurs posé la question, qu'est-ce qui nous pousse réellement à agir ? Ils ont interrogé plus de 6000 personnes dans 24 pays sur tous les continents.
- Leur réponse ? La menace, oui, mais tout autant, la perspective d'une société plus solidaire et d'un pays qui progresse.
- Autrement dit, ce qui mobilise, c'est ce que l'on vit.
- Et le 22 juin dernier, 1352 écoles et collèges ont fermé.
- Impossible d'y faire classe sous la chaleur.
- Un mois plus tard, en Gironde, plus de 200 000 personnes ont dû quitter leur maison.
- Face à ces épreuves, nos villes peuvent nous protéger ou nous exposer.
- A Paris et dans la Petite Couronne, le risque de mourir lors d'une chaleur exceptionnelle est supérieur à 18% dans les communes les moins arborées.
- La présence des arbres en ville n'est pas une question de goût, c'est une question de mortalité.
- Et souvent, au lieu de transformer nos villes, nous équipons nos logements.
- Un climatiseur contre la chaleur.
- Un purificateur contre l'herbe.
- Un air pollué.
- De l'air en bouteille par méfiance du robinet.
- Des réponses privées, quoi.
- Un problème collectif et un problème mondial.
- 99% de l'humanité respire un air qui dépasse les seuils de l'OMS.
- La pollution de l'air tue 7 millions de personnes chaque année.
- Aucun purificateur ne protège une atmosphère.
- Aucun climatiseur ne refroidit une planète.
- Pire, certaines réponses aggravent le problème commun.
- En 10 ans, la part des logements climatisés est passée de 14% à 34%.
- D'ici 2050, la planète pourrait compter 5,2 milliards d'heures.
- Or, la chaleur générée et retirée des logements est rejetée dans la rue.
- A Paris, en pleine canicule, elle peut y faire grimper la température des nuits jusqu'à 2 degrés.
- D'autres ont fait le choix inverse.
- Une réponse collective.
- Contre la chaleur, par exemple, Séoul a démoli une autoroute pour rendre à la ville sa rivière.
- Sur...
Transcription générée par IA