Retranscription des premières minutes :
- Retrouvez la force de l'engagement avec AJP, épargne, retraite, assurance emprunteur, prévoyance, santé.
- Sud Radio, la force de l'engagement, 15h, 15h30, Muriel Reus.
- Bonjour à toutes et à tous, merci d'être avec nous pour la force de l'engagement, l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font bouger la société.
- Aujourd'hui, je reçois 4 membres du mouvement World with Women.
- J'avais déjà accueilli Marie-Éloi au mois d'avril, quelques jours seulement après le lancement du mouvement.
- 6 mois plus tard, World with Women s'est structurée en France et à l'international, avec des comités locaux déroulés dans 25 pays et le soutien de centaines d'associations et d'organisations.
- Mardi prochain, le 13 octobre, pendant 24h, World with Women appelle toutes les femmes qui le peuvent à suspendre leur activité professionnelle et domestique, ainsi qu'à reporter leurs achats.
- Les hommes engagés sont invités à prendre le relais afin de rendre visible la contribution indispensable.
- Pour en parler, je reçois aujourd'hui 4 membres du collectif.
- Marie-Éloi, entrepreneuse, autrice et conférencière, elle a fondé les réseaux Femmes des Territoires et Bouge ta Boîte.
- Elle fait partie du collectif à l'initiative de World with Women.
- A ses côtés, Caroline Blaise, journaliste engagée sur les questions de justice sociale et environnementale, cofondatrice de Good Morning Impact.
- Elle est membre de la gouvernance collégiale et codéléguée de World with Women.
- Amélia Matar, autrice, fondatrice de Good Morning Impact.
- Elle est membre du groupe de travail et éducation du mouvement qui porte la mobilisation dans les écoles et les universités.
- Et un homme, il nous fallait un homme bien sûr, Benoît Louvel, engagé de longue date sur les questions de diversité, d'inclusion et d'égalité professionnelle.
- Il participe à la mobilisation des hommes, allié de World with Women et siège au comité éthique et protection du mouvement.
- Mais avant de vous donner la parole, je vous propose de nous engager dès aujourd'hui pour ne plus attendre l'égalité.
- 300 ans.
- C'est selon l'ONU le temps qu'il faudrait encore pour atteindre l'égalité complète entre les femmes et les hommes.
- Le forum économique mondial est à peine plus optimiste, 120 ans, si nous continuons au rythme observé ces 20 dernières années.
- Pour la seule égalité économique, il faudrait 129 ans.
- Et pour l'accès au pouvoir politique, 194 ans.
- En fait, 300 ans ou 120, peu importe le chiffre, aucune femme vivante aujourd'hui ne verra l'égalité, ni sans doute sa fille.
- Ces chiffres ont un effet pervers.
- Ils nous apprennent à attendre.
- L'égalité est une affaire de calendrier alors qu'elle est une affaire de décision.
- Ce sont les lois, les budgets, les rapports de force, les choix des entreprises et les mobilisations collectives qui la font avancer.
- Or, ces lois, ces budgets, ces choix, qui les décident ? Dans le monde, 9 fois sur 10 des hommes.
- 89% des chefs d'État, 94% des dirigeants des plus grandes entreprises.
- L'égalité dépend donc de décisions prises presque toujours par ceux qui n'en subissent pas le retard.
- Mais l'histoire a déjà montré que ce calendrier pouvait s'accélérer.
- En octobre 1975, en Islande, les femmes n'occupent que 3 sièges au Parlement.
- Pourtant, ce jour-là, 90% des femmes cessent de travailler.
- Elles quittent leur emploi, suspendent des tâches domestiques, la garde des enfants et tout un travail gratuit que la société considère comme un lent-soi.
- Les écoles, les commerces, les usines et de nombreux services sont perturbés.
- Les pères emmènent leurs enfants au bureau.
- Les hommes appelleront ce jour le long vendredi.
- En une journée, le pays découvre que le travail des femmes est l'une des infrastructures invisibles sur lesquelles repose la société.
- L'année suivante, une loi sur l'égalité est adoptée et 5 ans plus tard, l'Islande élit une femme à la tête de l'Etat, une première mondiale.
- En Espagne aussi, l'arrêt est devenu un outil politique.
- Le 8 mars 2018, les femmes sont appelées à interrompre le travail, mais aussi les tâches domestiques, les soins apportés aux autres, les études et la consommation.
- Plus de 5 millions de personnes participent à la mobilisation.
- Pour la première fois, à cette échelle, le pays est invité à regarder tout ce que les femmes accomplissent, y compris ce qui n'est ni rémunéré, ni comptabilisé, ni considéré comme du...
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