Retranscription des premières minutes :
- Artisan, porteur de projet, apprenti, les chambres de métier de l'artisanat vous accompagnent.
- La CMA, artisan de la nouvelle économie, présente.
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- Sud Radio, c'est ça la France.
- Nathalie Schrengerma.
- Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans C'est ça la France, l'émission du savoir-faire français, l'émission où on donne la parole aux hommes et aux femmes qui font la France d'aujourd'hui, ses valeurs, ses savoir-faire, ses territoires, ses industries.
- Ici, on célèbre la créativité, l'innovation, mais aussi l'engagement de remettre la production, les emplois, la transformation sur le sol français.
- On sait à quel point ce n'est pas évident.
- Aujourd'hui, on va justement partir à la rencontre d'une entreprise emblématique de cette ambition, le Slip Français, qui a été fondé en 2011 par Guillaume Gibaud, cette marque de sous-vêtements fabriqués 100% en France, qui est devenue un symbole de la réinvention de l'industrie textile.
- Vous allez comprendre.
- On en parle tout de suite avec notre invitée.
- Sud Radio, c'est ça la France.
- Et nous sommes avec Léa-Marie, qui a rejoint Guillaume Gibaud à la direction générale du Slip Français.
- Bonjour Léa.
- Bonjour Nathalie.
- Alors c'est vrai que c'est une entreprise assez incroyable qui a su constamment se réinventer.
- Vous ne chômez pas au Slip Français.
- Il ne faut pas.
- Il faut pas.
- Alors c'est une entreprise qui continue de se battre pour produire sur le territoire, pour faire en sorte d'être les plus compétitifs avec, vous le verrez, des prix qui concurrencent le Made in ailleurs.
- En 2022-2023, pour faire un petit historique, les ventes qui ont commencé à reculer de 10% pour l'entreprise, selon la presse, si je ne me trompe pas.
- Et donc là, il a fallu déjà réagir.
- On sortait du Covid, ce n'était pas évident.
- Et là, le premier réflexe du Slip Français, ça a été déjà de réduire le nombre de références, de réduire le nombre de produits, de tout simplifier et baisser le prix.
- Et baisser le prix.
- En fait, moi je suis arrivée au Slip en 2021.
- Depuis que j'ai six ans, je couds.
- Je suis passionnée de couture.
- Je me suis battue pour aller en BEP Couture, ce que mes parents ne voulaient pas.
- J'ai fait des études d'ingénieur dans le textile.
- Et puis sorti en 2000, diplômée, prête à prendre tous les jobs dans la couture.
- On me dit qu'il n'y a pas de boulot en France, donc je fais 20 ans d'Asie, dans les meilleures usines les plus productives du monde.
- Et je reviens en 2019.
- Le Covid arrive et on se bat contre ce Covid et on fabrique des masques sur le territoire.
- Et c'est à cette occasion que j'ai rencontré Guillaume.
- Et donc, je rejoins Guillaume en 2021.
- Je découvre effectivement une entreprise qui fait une communication de dingue.
- Incroyable.
- Voilà, mais qui vend des sous-vêtements à 40 euros.
- Et qui devient quand même très, très, très, très cher par rapport au prix de marché.
- On sort du Covid, on croit que tout va fonctionner, comme beaucoup de gens.
- Et finalement, ça ne fonctionne pas.
- Et les usines que je rencontre en France sont des usines qui ont été délocalisées.
- Donc des dirigeants qui ont peur de réinvestir, ce qu'on peut comprendre.
- Qui ont cette crainte que ça ne dure pas.
- Et finalement, je n'arrive pas vraiment à les rembarquer.
- À parler en secondes quand ils parlent en minutes.
- Et moi, j'ai été bien sûr matrixée à la seconde.
- Parce qu'en Asie, on traite la seconde, on traite le temps et tout est possible.
- Je n'arrive pas à remettre cette culture sur le territoire.
- Et donc, on fait un premier essai en 2023 face à une première décroissance.
- De lancer une opération de 50 000 sous-vêtements en précommande.
- À 20 euros, donc on passe de 40 à 20.
- Et on dit, on lance, qui veut, commande.
- Et en trois semaines,...
Transcription générée par IA