Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Maxime Liedot.
- Il est 7h09 et vous êtes bien sur Sud Radio.
- Le retour de la colère agricole peut-être du côté de l'Ariège.
- Bonjour Philippe Lacube.
- Oui, bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
- Vous êtes le président de la Chambre d'Aquiculture de l'Ariège.
- Est-ce que vous pouvez nous dire ce qui se passe concrètement dans votre département ? Ça a été le point de départ il y a quelques semaines seulement de la colère agricole qui continue de gronder depuis des jours et des jours.
- On parle d'une nouvelle séquence de dépeuplement selon le jargon officiel.
- C'est ce qui va se passer dans les prochaines heures ? Oui, je préfère le mot abattage qui reflète mieux la réalité de la situation que dépeuplement.
- Nous sommes à la limite de l'aude à l'opposé du dernier cas qui était au bord de Surariz avec un cas positif chez un troupeau qui a été vacciné depuis une quinzaine de jours et donc qui va être abattu aujourd'hui un peu plus de 110 animaux.
- Et comment ? Cela vous a été annoncé, on a beaucoup critiqué notamment les décisions verticales du gouvernement.
- Est-ce que cette fois-ci il y a eu un peu plus peut-être de conciliation, de concertation, de discussion Philippe Lacube ? Non, le préfet applique ce que dit le gouvernement.
- Donc il n'y a pas de quartier, il n'y a pas de place qui est laissée à la concertation.
- Un animal est positif et donc le troupeau sera abattu même si...
- La vaccination a été réalisée depuis une quinzaine de jours.
- Et c'est là le problème.
- Pourtant vous venez de le dire, ces vaches étaient vaccinées, ces bovins étaient vaccinés.
- Qu'est-ce que vous disent les autorités quand vous leur mettez cette incohérence sur le devant de la table ? Parce que depuis le début c'est quand même le maillon qui pose problème dans la chaîne de décision.
- Alors il y a deux choses par rapport à ça.
- La première chose c'est que le vaccin, son efficacité donnée est entre 21 et 28 jours.
- Voilà.
- Donc par rapport à ça, on aurait pu certainement laisser le troupeau s'immuniser et l'efficacité du vaccin faire plutôt que d'abattre totalement.
- Il me semble qu'après vaccination, un abattage sélectif serait certainement plus pertinent à partir d'une certaine date.
- Là-dessus on n'a jamais ouvert la porte.
- Et puis la deuxième chose que je voulais vous dire, parce qu'elle me semble essentielle, c'est qu'il y a deux mois et demi, trois mois maintenant, nous avons tous demandé la vaccination dans ce département.
- Elle nous a été refusée parce qu'on nous a dit, comme on nous dit chaque fois, on maîtrise, on maîtrise la situation, ne vous inquiétez pas.
- Ceux qui vous ont dit ça, c'est qui Philippe Lacube ? C'est quoi ? C'est le gouvernement qui vous a dit, le ministère de l'Agriculture ? Le ministère de l'Agriculture, bien sûr, bien sûr.
- Et on n'écoute plus les gens du territoire, on n'écoute plus les gens du terrain.
- Vous savez, il y a trois mois quand j'ai demandé la vaccination, je ne me suis pas levé un matin comme ça, me rasant.
- Et j'ai dit, ah, ça serait bien.
- Vacciner, non.
- Mais je l'ai fait parce que mes collègues des Pyrénées-Orientales étaient impactés par la maladie.
- Je savais qu'il risquait d'y avoir des mouvements de troupeaux, etc.
- Et qu'il valait mieux vacciner.
- Ça m'a été refusé en me disant, encore une fois, on maîtrise, dormez tranquille, bon peuple, le gouvernement est là.
- Sauf que trois mois après, la maladie, on la prend en pleine figure, avec deux cas qui vont faire à tous les deux plus de 300 animaux qui vont être abattus.
- Et ça, on aurait pu l'éviter.
- Philippe Lacube, je te rappelle que vous êtes le président de la Chambre d'Agriculture de l'Arielle.
- Vous parliez de ce qui aurait pu se faire il y a trois mois avec votre méthode et surtout une vaccination beaucoup plus tôt, d'une certaine manière, beaucoup plus préventive.
- Mais maintenant, aujourd'hui, vendredi 2 janvier, 7h13, qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce que le gouvernement doit faire face à cette situation ? Qu'est-ce que vous...
Transcription générée par IA