Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Maxime Liedot.
- Il est 7h11 et vous êtes bien sur Sud Radio à la une.
- Le bilan de la nuit du réveillon de la Saint-Sylvestre.
- Est-ce que grâce aux promesses du ministre de l'Intérieur, ce fut une nuit légèrement plus calme que d'habitude ? Ou alors on a connu son lot de violences, d'excès et bien sûr d'incendies de voitures ? Parce que malheureusement en France, un nouvel an sans incendie de voiture n'est plus un nouvel an.
- Bonjour Axel Ronde.
- Bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
- Oui, meilleurs voeux.
- Mais meilleurs voeux à vous aussi que cette année soit un peu plus calme du côté des forces de l'ordre et que vous puissiez assurer la sécurité de nous, concitoyens, dans la plus grande sérénité.
- Axel Ronde, est-ce que cette nuit du 31 fut un peu plus calme que les précédentes ou on a un bilan qui reste inquiétant ? Alors écoutez, je n'ai pas les chiffres généralisés, surtout de l'ensemble du temps.
- Mais il y a eu bien évidemment, malheureusement, des violences urbaines un peu partout sur le territoire national.
- Il y a eu des tirs de feu d'artifice sur les fonctionnaires de police.
- Il y a eu des incidents assez graves à Marseille où une personne aurait été tuée à coup de couteau.
- Vous avez eu aussi des feux de véhicules un petit peu partout sur le territoire national.
- Mais en tous les cas, il y a eu énormément de présences policières avec une action.
- Il y a eu des ordonnées des services de sécurité et de nombreuses interpellations ont eu lieu.
- Le bilan sera bien évidemment communiqué par le ministère de l'Intérieur dans la journée sur le nombre d'interpellations qu'il y a eu.
- Mais je peux vous dire que les fonctionnaires de police ont été vraiment réactifs à chaque fois qu'ils étaient pris pour cible ou ils constataient effectivement des débordements, des feux de poubelles ou de véhicules.
- Alexel Ronde, on ne peut que se réjouir naturellement que la plupart des forces de l'ordre soient réactives, notamment quand elles se font.
- Elles se font attaquer, peu importe la manière.
- Mais comment expliquer qu'à chaque événement important, on n'arrive pas à ne pas avoir ces scènes de violence en France ? Non pas que la police ne soit pas efficace, mais pour le 14 ou le 13 juillet, c'est ça, un événement sportif, on a des violences.
- Que ce soit aujourd'hui un événement comme le Nouvel An, il y a des violences.
- Comment se fait-il qu'on n'arrive pas à les canaliser, à les empêcher tout simplement ? Parce que dans d'autres pays, il arrive que ce soit des soirées sans problème, non ? Oui, beaucoup de pays, extrêmement bien.
- Chez nous, nous avons effectivement un problème d'insécurité, un problème de sécurité, parce que vous avez des individus qui ne savent pas faire la fête qu'en cassant, en détruisant, en attaquant les forces de l'ordre.
- C'est vraiment quelque chose de vraiment, vraiment ancré maintenant en France.
- Et il va falloir analyser cela pour avoir porté des bonnes réponses.
- J'imagine que déjà, il faudrait une plus grande fermeture de l'autorité judiciaire.
- Elle-même manque et souffre cruellement de moyens et de réponses pénales.
- Mais pourtant, Axel Rond, pardonnez-moi, on a l'impression qu'il y a un couple aujourd'hui important de ministres régaliens.
- Je pense à Gérald Darmanin, ministre de la Justice.
- Je pense à Laurent Nunez, qui n'est pas connu non plus en réalité pour avoir la main totalement légère sur la manière de concevoir le maintien de l'ordre.
- Il semble marcher vers un seul et même horizon qui est un peu plus de sécurité pour la plupart de nous, concitoyens français.
- Comment expliquez-vous, si vous voulez, alors qu'il y a eu ce refrain ces dernières heures de tolérance zéro, qu'on en soit encore avec ce type de constat ? Parce qu'encore une fois, vous avez des ministres qui ont de la très bonne volonté, qui veulent faire bien, mais après, ils sont frappés par la réalité puisqu'il n'y a pas assez de places de prison.
- Ça fait des années qu'on nous promet des places de prison.
- Nous, à la CFTC Police,...
Transcription générée par IA