Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, ça va mieux en le disant, Jean Dorido.
- Et bonjour mon cher Jean Dorido.
- Bonjour mon cher Maxime, bonjour à tous.
- Docteur en psychologie, créateur du site hypnoseparis.com, Jean, le meurtre de Liana qui continue à faire énormément réagir, 11 ans bouleverse la France entière, son meurtrier présumé faisait l'objet de plusieurs plaintes pour viol ou agression sexuelle sur mineurs.
- Est-ce que Jean, c'est la question de beaucoup que Jean se pose, on sait qui sont exactement les pédocriminels ? Et surtout, comment, derrière, c'est la question difficile à laquelle vous allez essayer de répondre, on peut essayer de protéger nos enfants ? Écoutez, ce qui est absolument terrible mon cher Maxime, c'est qu'il n'existe pas de profil type du pédocriminel qui, pour rappel, est une personne qui entretient sur le long terme, de façon durable, des fantasmes sexuels impliquant des enfants et qui passe à l'acte, car il faut noter qu'il arrive que ce genre d'hommes traverse leur existence sans basculer dans le crime.
- Souvenez-vous de ce scandale récent des poupées sexuelles à l'effigie d'enfants qui était encore proposée à la vente il n'y a pas si longtemps sur le site de vente en ligne de l'entreprise Cheyenne.
- Il y a des clients pour ce genre de produit et les études sur le sujet observent que ces troubles graves qui sont classés par les psychologues et les psychiatres du monde entier au rayon de la psychopathologie, concernent en réalité monsieur tout le monde.
- Impossible de se douter de quoi que ce soit, au contraire, ces personnes sont souvent entourées d'enfants, ils savent même se faire apprécier par les parents.
- Écoutez par exemple cet extrait du témoignage de l'artiste français Laurent Follon.
- Il a subi des viols répétés du sculpteur Claude Lévesque de ses 10 ans à ses 17 ans.
- Il raconte à vos confrères de Mediapart comment ce monsieur était devenu un véritable ami de la famille.
- Je considère que j'étais préparé à ça, guidé peu à peu vers ça, vers ces rapports sexuels dès l'âge de 3 ans.
- En fait, il a apparu quand j'avais 3 ans dans ma famille.
- Autant vous dire que c'est comme s'il avait été toujours là dans le paysage familial.
- Ça, c'est terrifiant parce qu'on sait à quel point c'est ce qu'on appelle un schéma de reproduction.
- C'est hélas toujours les mêmes histoires.
- Et c'est absolument effrayant d'imaginer que des prédateurs rôdent de cette façon autour des enfants, Jean.
- Et en montrant patte blanche, il existe des personnes qui travaillent à traquer justement les pédocriminalités, les pédocriminels.
- On l'entendait à l'instant avec notre invité de 8 heures.
- Ils sont confrontés à l'insoudnable.
- Comment trouvent-ils la force pour supporter de telles abominations ? En fait, Maxime, il existe deux sortes de profils très différents.
- Vous avez d'un côté des personnes qui se regroupent en association et qui traquent les pédocriminels en ligne sur les réseaux sociaux parce que de très nombreux prédateurs abordent les enfants de cette façon-là.
- Vos confrères du journal Le Parisien aujourd'hui en France ont consacré cette semaine tout un dossier sur le sujet.
- Ils ont suivi un membre de l'association Les Enfants d'Argus qui explique que les règles sont très claires.
- Ne jamais provoquer un pédocriminel présumé.
- Ne jamais entamer la conversation.
- Mais au contraire, les laisser venir.
- Et bien sûr, au premier dérapage, signaler le profil aux forces de l'ordre, écouter l'un des membres fondateurs de cette association parler de leur action sur le site d'information Melty.
- Nous, on ne propose jamais de rendez-vous.
- Le présumé pédocriminel, des fois étant tellement excité, qui va de lui-même proposer un rendez-vous à l'enfant.
- On prend contact immédiatement avec les forces de police pour pouvoir mettre en place un dispositif et les forces de l'ordre interviendront.
- On ne se déplace jamais sur les rendez-vous.
- On n'a aucune raison de se mettre en danger.
- Comme vous venez de l'entendre, le travail est sérieux et ne cherche surtout pas à se faire justice soi-même.
- En revanche, certains jeunes agissent en bande et proposent des rendez-vous à des individus qu'ils soupçonnent d'être des pédocriminels.
- La technique utilise là aussi de faux profils d'enfants.
- Mais à l'arrivée, de véritables guet-apens sont montés...
Transcription générée par IA