Retranscription des premières minutes :
- Cam4.fr, le plus grand site de webcam live réservé aux adultes.
- 14h16, Brigitte Lahaye, Sud Radio.
- Bonjour à tous.
- Nous allons passer ces deux heures ensemble sur Sud Radio et on va parler de notre enfance.
- Parce qu'à force de vous écouter, j'ai vraiment compris à quel point notre enfance déterminait encore plus qu'on ne pourrait l'imaginer.
- Et à quel point je ne l'imaginais même pas moi-même.
- Notre vie amoureuse et sexuelle dépend de ce qui s'est passé lorsqu'on était enfant.
- Dans l'enfance, j'aime bien le rappeler, on a besoin de deux choses totalement essentielles, je dirais même indispensables.
- On a besoin d'amour, ça je crois que tout le monde le sait.
- Mais on a également besoin de se sentir en sécurité.
- Et sinon, la peur, la difficulté à être dans son corps reste très présent.
- Et ça peut nous suivre toute notre vie.
- Et du coup, on n'ose pas vivre justement parce qu'on a peur.
- Eh bien, aujourd'hui, on va parler de tout ça avec notre invité Gaël Lacheret.
- Alors, c'est intéressant parce que Gaël Lacheret, au départ, était un auditeur qui écoutait religieusement cette émission.
- Et puis un jour, il m'a envoyé son livre et j'ai trouvé qu'il y avait des choses tout à fait intéressantes.
- Et donc, nous avons fait connaissance.
- Et donc, aujourd'hui, il va être...
- Il va être notre invité durant ces deux heures.
- Pourquoi ? Parce que lui-même a subi des violences durant son enfance.
- Il nous en parlera un petit peu s'il en a envie.
- Et il a compris beaucoup de choses.
- Et notamment, il a compris que l'ombre attire l'ombre.
- C'est-à-dire que l'enfant qui dégage peut-être un peu quelque chose de noir, et souvent parce qu'il est dans une famille dysfonctionnelle, eh bien, il va attirer le prédateur.
- Bref, donc, comprendre ces ombres, c'est peut-être le meilleur moyen de se réparer et de ne plus rencontrer de personnes toxiques.
- Aller dans ces ombres pour trouver la lumière, c'est un peu notre sujet aujourd'hui.
- Donc, si vous avez vécu des choses difficiles dans l'enfance, que vous avez l'impression que vous êtes englué dans vos difficultés, c'est peut-être le moment de nous appeler.
- Gaël Lacheret va peut-être vous montrer le chemin.
- Bonjour Gaël.
- Bonjour Bréalite.
- Alors, vous êtes l'auteur de ce livre que j'ai...
- gardé hier soir pour préparer l'émission, « De l'abus à l'alliance ».
- Le titre peut paraître un peu particulier.
- C'est aux éditions « Les trois colonnes ».
- On peut le trouver sur Internet parce que c'est une auto-édition.
- Et « De l'abus à l'alliance », c'est intéressant le titre, parce que ça veut dire « On a été abusé et c'est quand même grâce aux autres qu'on va se réparer ».
- C'est ça que vous voulez dire ? Oui, alors, il y a plusieurs idées dans cette idée d'alliance.
- Il y a l'idée de l'alliance avec l'extérieur.
- L'alliance à l'intérieur de soi.
- C'est-à-dire que ce que j'ai compris, c'est que, en particulier les abus, dans l'enfance, créent une forme de coup d'arrêt dans l'exploration qui est censée être sécure, qui est censée être innocente de l'enfant.
- Et qu'à partir de ce moment-là, c'est comme s'il y avait une rupture dans l'exploration, dans l'autorisation d'explorer.
- Et donc, il y a des énergies...
- Et notamment dans l'élan vital du corps, etc.
- Tout à fait.
- C'est ce que vous disiez en préambule.
- On est censé, dans l'enfance...
- Je crois que j'ai à peu près compris votre livre.
- Non mais, c'est essentiel parce qu'on parle très peu de ça.
- Quand on parle des abus sur enfants, d'abus sexuels sur enfants, on parle toujours de la difficulté à avoir une relation sexuelle épanouissante plus tard.
- Mais on oublie cette dimension de sécurité, je trouve.
- Ah ben, oui, tout à fait.
- En tout cas, pour moi, c'est ce qu'il y a de plus important.
- C'est-à-dire qu'un enfant qui ne se sent pas en sécurité dans l'exploration de ses propres ressentis, qui a la sensation que son corps...
- Ou plutôt, qui n'a pas l'opportunité de construire un regard sain sur son corps, au sens, mon corps est sacré.
- Mon corps est sacré, je le respecte, et les autres le respectent.
- Et je peux lui faire...
Transcription générée par IA