Retranscription des premières minutes :
- 14h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio.
- Mais cet enfant intérieur peut aussi nous bloquer, nous empêcher d'être heureux tant ces blessures sont encore présentes et nous handicapent, notamment dans notre vie amoureuse.
- Et bien sûr, pour parler de notre enfant intérieur, qui mieux qu'Ariane Calveau qui est avec nous.
- C'est vrai qu'avec vous, Ariane, vous nous aidez toujours à mieux comprendre nos émotions, nos blessures.
- Et c'est vrai que dans le domaine affectif, bien des blessures de l'enfance entrent en jeu, notamment déjà dans nos choix.
- Et surtout, ce sont ces blessures qui provoquent des grandes crises dans le couple, puisque notre partenaire va appuyer là où ça fait très très mal.
- Je vous invite donc à témoigner ou peut-être à poser des questions.
- Donc n'hésitez pas à nous rejoindre et pour ça, vous connaissez notre numéro, c'est le 0 826 300 300.
- En deuxième heure également, nous parlerons des chagrins d'amour avec un roman qui vient de sortir de Elodie Wallace.
- Les chagrins d'amour, oui, c'est aussi...
- C'est aussi souvent notre enfant intérieur qui réagit, parce que rappelons-le peut-être, le premier grand chagrin d'amour, c'est quand on défusionne avec maman.
- Avec maman, oui, avant un an, surtout autour de 8 à 10 mois, où l'enfant comprend qu'il a un corps séparé de celui de sa mère.
- Et à partir de là, on va chercher à faire lien, plus ou moins fusionnel, selon la façon dont cette séparation-là s'est passée.
- Alors c'est important, parce que moi j'ai compris ce que vous dites.
- Mais peut-être que pour beaucoup de personnes, c'est pas clair, parce que bon, on est dans le ventre de maman, on vient au monde, et on vient au monde, donc on est déjà séparé du corps de maman.
- Sauf qu'on ne le sait pas. On le découvre autour de 8 à 10 mois.
- Parce qu'on est encore une sorte de pas fini, j'ai envie de dire.
- Exactement.
- Et c'est pour ça que ça braille pour un rien, parce que dans le ventre de maman, on a soif, on boit, on a chaud.
- Tandis que quand on est sorti, on a froid.
- On a faim, on a faim, et on braille parce qu'on ne comprend pas pourquoi tout d'un coup ça ne vient pas tout de suite.
- On éprouve un inconfort qu'on n'avait jamais connu.
- Et donc en fait, cet inconfort-là, il y a une réponse à disposition en permanence.
- Sauf qu'à un moment, cette réponse commence à s'éloigner, et à s'éloigner de plus en plus.
- Et donc ça crée une angoisse que l'enfant n'arrive à conscientiser et à comprendre à quoi elle est liée, à cette distance, qu'autour de 8 à 10 mois.
- Et donc à partir de là, toute l'enfance va être une négociation, un apprentissage.
- Un apprentissage et une intégration du fait que la séparation n'est pas un drame.
- On ne va pas en mourir, mais on peut apprendre en autonomie, petit à petit, à répondre à ses propres besoins.
- Et alors selon comment ça a pu se négocier dans cette danse-là entre les parents et l'enfant, les liens futurs, tous les liens futurs, mais surtout les liens amoureux, parce que c'est ce qui nous affecte le plus, vont se trouver impactés de ça, de cette coloration.
- Et c'est pour ça que vous avez d'ailleurs écrit votre livre et que vous avez mis ce titre, l'autonomie émotionnelle, parce qu'en effet, il faut devenir plus autonome.
- Et c'est vraiment un problème humain, parce que l'animal, il est dans la survie, il ne se pose pas toutes ces questions.
- Tout à fait.
- Tandis que nous, on se pose toutes ces questions.
- Et c'est pour ça que je dis que l'amour est quelque chose d'essentiel, l'amour au sens large du terme, et qu'on est des êtres qui ne peuvent survivre que grâce à l'amour.
- Tout à fait. L'amour est au lien.
- On est vraiment dans cette recherche-là, cette quête désespérée, sans se rendre compte qu'il y a beaucoup de choses qu'on peut se donner à soi-même, et que ce qu'on a envie de recevoir de l'extérieur, c'est plus facile quand on n'en a pas un besoin viscéral, mais qu'on peut l'accueillir comme un cadeau que l'on donne et...
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