Par Anthony Martins Misse avec Salim Ejnaïni, Charlotte Parmentier Lecocq
Faut que ça change : l’inaccessibilité dans l’espace public
L’inaccessibilité dans l’espace public demeure une réalité quotidienne pour de nombreuses personnes. Entre trottoirs encombrés, transports inadaptés et bâtiments encore difficiles d’accès, chaque déplacement peut se transformer en véritable défi.
Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, Faut que ça change, Anthony Martin-Smith.
- Faut que ça change sur Sud Radio chaque semaine, ici à 20h30, juste avant le rugby.
- D'ailleurs, vous restez bien connectés si vous avez envie de suivre cette rencontre.
- Aujourd'hui avec vous, Mathéo. Aujourd'hui, bonsoir, on va parler de quoi ? On va parler d'un rooftop inaccessible à Montpellier.
- Une personne sur trois est en situation de handicap en France et l'inaccessibilité du cadre bâti est un sujet.
- D'ailleurs, on en parle chaque semaine dans Faut que ça change sur Sud Radio.
- Avec vous, Salim Ejnani, bonsoir, vous êtes à distance.
- On va parler de quoi en deuxième partie d'émission ? Aujourd'hui, on parle d'enfants avec des monuments étincelants et des transports scolaires manquants.
- Eh bien, ça promet. La ministre en charge des personnes en situation de handicap et des personnes âgées de l'autonomie, démissionnaire de ce gouvernement Bayrou, sera aussi avec nous en deuxième partie d'émission.
- On reviendra avec elle sur cette rentrée scolaire.
- Cette rentrée scolaire où des milliers d'enfants en situation de handicap n'ont toujours pas de place à l'école.
- Également, nous reviendrons sur la nomination de son ancien collègue, ancien ministre des armées, démissionnaire.
- Lui aussi, mais lui, par contre, il a un nouveau travail.
- Il est premier ministre et on lui demandera ce qu'elle en pense.
- Est-ce que c'est une bonne chose ? Est-ce qu'elle y voit, eh bien, un bon signe ? Ou, puisqu'elle est elle-même députée Horizon, sortira-t-elle du prisme de ce nouveau gouvernement ? En tout cas, on verra ça avec elle en deuxième partie d'émission.
- Vous restez bien connectés. Sud Radio, Faut que ça change.
- Sud Radio, Faut que ça change.
- Anthony Martin-Smith.
- Et c'est une enquête Sud Radio, Mathéo, que vous nous révélez aujourd'hui avec, eh bien, ce fameux quorum à Montpellier, inaccessible aux personnes en situation de handicap.
- Eh bien, oui, Anthony, depuis deux ans, ce quorum a ouvert un rooftop de manière éphémère chaque été.
- Mais le problème, c'est que celui-ci se retrouve inaccessible pour les personnes en situation de handicap.
- Il se retrouve donc hors la loi de 2005 qui stipule que chaque personne recevant du public...
- Établissement, oui, recevant du public.
- Chaque établissement.
- Chaque établissement, par exemple, recevant du public doit être conforme et donc ce n'est pas le cas...
- Conforme, ça veut dire accessible.
- Oui, accessible et donc ce n'est pas le cas.
- Aujourd'hui, aucune solution supplétive n'a été trouvée malgré plusieurs propositions de la part de différentes associations.
- Et donc, pour parler de ce sujet, nous recevons Emmanuel Huneau.
- Bonsoir, Emmanuel.
- Oui, bonjour et merci de votre accueil.
- Donc, vous êtes, pour vous situer, une personne en situation de handicap en fauteuil roulant.
- Et donc, aujourd'hui, vous avez décidé de porter plainte contre le responsable...
- du panorama de ce quorum à Montpellier.
- Pourquoi avoir déposé plainte aujourd'hui ? Parce que je trouve que le traitement qu'on nous fait est totalement inadmissible...
- et rabaissant à l'égard des personnes handicapées.
- Qu'est-ce que vous trouvez rabaissant ? Excusez-moi, Emmanuel.
- Eh bien, écoutez, on nous a proposé une compensation.
- Il faut savoir que le rooftop offre une vue à 360 degrés...
- sur le haut du toit du corne de Montpellier.
- C'est quelque chose d'assez sympathique, j'imagine.
- Avec tous les soirs des fêtes, du cinéma, de la musique, de la prestation de vin, des repas...
- des concerts de l'Orchestre National.
- Ce soir, je crois que c'est le festival arabesque qui est financé par les collectivités.
- Je le précise bien.
- Et bref, à nous, on nous propose...
- Excusez-moi, Emmanuel, on a du mal à vous entendre.
- Je pense qu'on va essayer de vous rappeler par téléphone...
- parce que le son est vraiment très assuré.
- Salim Ejnaïmi, effectivement, quand un établissement éphémère reçoit du public...
- qu'il a été autorisé par une mairie...
- parce que c'est la mairie qui autorise l'ouverture d'un établissement...
- ou qui décide même de sa fermeture...
- soit pour cause de sécurité incendie non conforme...
- ou pour, dans ce cas-là, un lieu qui est inaccessible...
- l'établissement doit proposer des solutions supplétives...
- ou alors c'est la mairie qui doit faire quelque chose ? Oui, absolument.
- Souvent, les ERP, établissements recevant du public...
- en tout cas, quand elles sont privées...
- ont...
Transcription générée par IA