Retranscription des premières minutes :
- « Agissons ensemble pour une société plus juste. L'association APF France Handicap présente... » « Sud Radio, Faux que ça change, Anthony Martin-Smith. » « Bienvenue sur Sud Radio pour ce nouvel épisode de Faux que ça change. Vous savez, chaque semaine, on se retrouve pour parler handicap, pour parler diversité et inclusion.
- Et ici, cette semaine, en duplex depuis le Salon des Mères, sur le stand de nos amis de chez APF France Handicap, avec son directeur général, qui me fait le plaisir d'être mon invité aujourd'hui. Merci Serge Wideski, bonjour à vous. » « Bonjour et merci Anthony. » « Alors, vous êtes le directeur général d'APF France Handicap, une association bien connue du grand public, bien aussi connue des pouvoirs en place.
- Vous êtes quelque part une boussole et à la fois le contradicteur de toutes les législations quand elles vont dans le mauvais sens.
- Quand elles vont dans le bon sens, vous les accompagnez également.
- Vous êtes, quelque part, une sorte de porte-parole des personnes en situation de handicap en France, mais j'aimerais un peu mieux comprendre la genèse de cette association et où est-ce qu'elle en est aujourd'hui. » « Alors effectivement, Anthony, APF France Handicap est une association de défense et d'accompagnement des personnes en situation de handicap sur tout type de handicap.
- Depuis 2018, on a changé de nom, on s'appelait anciennement Association des Paralysés de France, qui a été créée en 1933, pardon, par quatre poliomélites, qui n'avaient à l'époque aucune solution autre qu'être soit dans leur famille, cachés dans leur famille ou cachés dans des établissements dits à l'époque maisons de fous, il n'existait rien.
- Et donc, depuis plus de 90 ans, APF France Handicap a d'abord créé un réseau assez incroyable sur toute la France, un réseau de défense des droits d'abord, parce que c'est vraiment ça l'objet principal, c'est la défense des droits, et ensuite l'accompagnement qui est un mal nécessaire puisque les pouvoirs publics n'accompagnent pas véritablement.
- Donc, on propose des solutions d'accompagnement sur le terrain.
- Un peu partout, dans tout le territoire.
- Alors, ça c'est un postulat, mais pour autant, on y reviendra tout à l'heure, il y a la réforme des fauteuils roulants, il y a quand même des choses qui avancent.
- Peut-être que 20 ans après l'anniversaire de cette loi de 2005 dont on parle, qui garantissait sur le papier l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées, c'est un anniversaire que vous avez aussi décrié cette année, notamment sur la place de la République par deux fois.
- Oui, alors, effectivement, on est aussi à l'origine, avec quelques autres, de ces lois de 2005.
- De 1975, de 1987, différentes lois qui sont très structurantes et assez intéressantes.
- La particularité, c'est que c'est probablement les meilleures lois qui existent en Europe.
- On nous envie ces lois. Le seul problème, c'est qu'il faudrait qu'elles soient appliquées.
- Oui, effectivement, on a la garantie d'offrir des droits aux personnes en situation de handicap sur l'ensemble du SPREC, que ce soit l'accès à l'éducation, l'accès à l'emploi, l'accès même à la santé ou à la citoyenneté et la considération du citoyen tel qu'il est dans toute sa composante.
- Et à la fois...
- Le compte n'y est toujours pas.
- Non, le compte n'y est pas. On est très, très loin. On avance très, très lentement.
- Tu as utilisé le mot « accessibilité ». Effectivement, c'est le maître mot.
- C'est la plus grande difficulté aujourd'hui que rencontrent les personnes en situation de handicap sur que ce soit l'accès aux soins, que ce soit l'accès aux loisirs, l'accès à l'enseignement.
- On n'y est pas du tout.
- On a l'impression d'ailleurs que l'accessibilité, c'est finalement un mot-valise, mais dans lequel on pourrait tout mettre.
- L'accès aux droits de vote, l'accès à la santé.
- L'accès aux soins. Il y a des chiffres assez édifiants.
- 27% par exemple des personnes qui ont, en situation de handicap, voulu recevoir des soins, se voient dans l'obligation, la contrainte d'abandonner leur parcours de soins.
- Non, mais complètement. En fait, moi, je dirais que c'est l'accessibilité à la citoyenneté, tout simplement, à tous les aspects de la citoyenneté.
- Et effectivement, les soins, c'est la chose peut-être la...
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