Retranscription des premières minutes :
- « Sud Radio, le grand matin week-end, 6h-10h, Laurence Perrault. » Et avant de retrouver l'actualité du journal de 8h, je voulais vous parler de « Septembre en or », une campagne qui a été lancée en France en 2016 par l'Institut Gustave Roussy pour répondre entre autres sur les maladies spécifiques et là on va parler des cancers pédiatriques même si c'est quelque chose d'un mouvement qui trouve ses racines aux Etats-Unis depuis 1990.
- On va en parler avec vous Iris Poporté, vous êtes directrice de la recherche et de l'innovation de la Ligue contre le cancer, bonjour.
- Bonjour.
- « Septembre en or », c'est le mois annuel de mobilisation contre les cancers pédiatriques entre autres portés par le collectif Ligue contre le cancer, la SCFCE, le collectif UNIS, etc.
- Chaque année en France, ce sont près de 2500 enfants, adolescents et jeunes adultes qui apprennent qu'ils sont atteints d'un cancer.
- C'est d'ailleurs l'une des premières causes de décès.
- Par maladie pour les jeunes de moins de 20 ans.
- Pourquoi ce combat, évidemment, mérite-t-il un mois dédié, Iris ? Il faut dire que c'est une annonce qui est terrible pour les enfants, pour les jeunes et pour les familles qui la vivent et qu'effectivement ces cancers étant très rares, on vient de donner un chiffre qui est effrayant mais qui néanmoins reste quand même un cancer très rare et ça c'est plutôt rassurant.
- Et il faut une mobilisation et une sensibilisation des différents publics pour ces jeunes patients pour lesquels les besoins sont très spécifiques tant au terme de prise en charge, de soins, mais aussi de recherche.
- Vous êtes directrice de la recherche et de l'innovation de la Ligue contre le cancer, Iris Poporté.
- On en est où d'ailleurs de cette recherche aujourd'hui sur les cancers des enfants et des jeunes adultes ? Oui.
- Alors, on est en train de faire des recherches.
- Alors, franchement, c'est vraiment grâce à la recherche ou pour ces types de cancers, il y a eu le plus de progrès.
- Donc, il faut se rappeler qu'il y a une trentaine d'années, presque huit enfants touchés par le cancer sur dix ont mouru et qu'aujourd'hui, huit à neuf enfants sont guéris de leur cancer et pourront ensuite construire leur vie d'adulte.
- Donc ça, c'est vraiment la bonne nouvelle, mais néanmoins, il reste à peu près 15% de ces...
- des cancers qu'on n'arrive pas aujourd'hui à réellement guérir.
- Et là, on va tous, comme je dis tous, les chercheurs, les financeurs, la Ligue, les bénévoles, se mobiliser pour mettre les moyens et venir à bout de toutes ces maladies.
- Quels sont les cancers qu'on n'arrive pas encore à guérir chez les enfants et les jeunes, Iris Poporté ? Alors, je ne peux pas donner des chiffres comme ça à la radio dès le matin parce que chaque fois...
- Quel type de cancer n'on n'arrive pas encore à sauver, à soigner ? Par exemple, il y a certains cancers du cerveau chez l'enfant qui sont terribles et vraiment pour lesquels il y a aujourd'hui des espoirs thérapeutiques parce que les choses vont aller plus vite.
- Mais ceux qu'on soigne un peu mieux, c'est tous les cancers, toutes les maladies du sang, par exemple.
- D'accord. Le cancer chez l'enfant ou chez le jeune adulte est très différent d'un cancer chez l'adulte ? Oui.
- C'est ce qui est l'idée qui circule le plus dans la communauté scientifique.
- Oui, ce sont des cancers différents parce qu'effectivement, l'enfant très souvent, et il y a une grosse partie de ces cancers qui surviennent chez l'enfant très jeune.
- Donc, on pense plutôt que ce sont des maladies qui sont dues au développement, alors que chez l'adulte, le mot un peu le plus généraliste qu'on utilise, c'est qu'ils sont plutôt dus au vieillissement.
- Donc, en fait, il y a vraiment une différence qui est un peu fondamentale.
- Néanmoins, des recherches sont faites vraiment pour comprendre, parce que certains types de cancers, je prends par exemple l'ostéosarcome, est aussi bien présent chez l'enfant et le jeune, mais aussi chez des personnes jusqu'à 50 ans.
- D'accord.
- Donc, globalement, oui, on dit que ce sont des cancers très différents.
- Et vous dites quoi, l'ostéo...
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