Retranscription des premières minutes :
- Le meilleur de Sud Radio, John Rakotosafi.
- Gilles Gansman, en mettez-vous d'accord ? On réécoutera son passage de près d'une heure dans l'émission avec notamment les débatteurs de Valérie Expert.
- Et puis, on va parler de ce grand espoir du cyclisme tricolore dont on apprend à découvrir le nom jour après jour.
- Je parle bien évidemment de Paul Sexas.
- Alors, doit-il faire le Tour de France ou pas ? On va poser la question à un ancien vainqueur du Tour de France.
- Vous allez voir ça dans un instant.
- Mais avant ça, je vous propose de retrouver l'invité politique de Maxime.
- Liédo, mardi dernier, Sarah El Haïry, haute commissaire à l'enfance pour parler de tous ces sujets autour, notamment des délits et des violences sexuelles faites aux enfants.
- Bonjour Sarah El Haïry.
- Bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
- Les institutions, elles restent sourdes.
- C'est de l'immobilisme criminel.
- Ces mots viennent de Camille Kouchner qui avait ému la France entière il y a cinq ans après avoir écrit son livre Familia Grende qui dénonçait en réalité l'immobilisme.
- L'inceste dont avait été victime son frère par le politologue Olivier Duhamel.
- Est-ce que c'est vrai ? Est-ce qu'en effet, les institutions restent sourdes en France et que l'État est en réalité et peut être accusé d'immobilisme criminel sur ce sujet ? Toutes les trois minutes, il y a un enfant dans notre pays qui est victime de violences sexuelles.
- C'est ça la réalité.
- 70% de ces violences, elles sont à la maison.
- C'est un père, c'est un beau-père, c'est un voisin.
- C'est en réalité l'entourage le plus proche.
- Mais ces derniers mois, ces dernières années, les silences commencent à se briser.
- Et c'est la plus grande des armes.
- Des lois ont avancé, bien sûr.
- Une imprescriptibilité glissante, la civise, des recommandations, des UAPED pour mieux qualifier et accueillir les enfants qui ont été victimes.
- Mais soyons très clairs, dans toutes les classes, des enfants aujourd'hui ont connu des violences sexuelles ou malheureusement ont connu des violences tout pour.
- Et c'est les premières fêlures dans leur vie.
- Alors, l'essentiel c'est quoi ? Commencer à protéger plus fort, plus vite, en faisant des contrôles d'honorabilité sur les antécédents.
- C'est ce qu'on a fait.
- Et d'ailleurs, j'ai trouvé plus de 4800 personnes dans la petite enfance et la protection de l'enfance qui n'auront plus accès à nos enfants.
- Mais qu'est-ce que vous répondez ce matin à Camille Kouchner qui dit que les institutions restent sourdes ? C'est de l'immobilisme criminel.
- Elle, elle ne dit pas comme vous que depuis quelques semaines, quelques mois, certes la parole se libère, mais dans les actes aujourd'hui, la France reste aveugle face à quelque chose qui ressemble à un système réellement de prédation.
- La réalité, les premiers prédateurs, c'est qui ? C'est ceux qui touchent les enfants.
- Ceux dont on doit engager la responsabilité, c'est qui ? C'est ceux qui abusent de leur confiance.
- Ceux qui utilisent des systèmes aujourd'hui connus et reconnus, qui mettent la culpabilité sur les épaules des enfants pour les faire taire, pour en abuser, pour utiliser malheureusement toute leur candeur, toute leur douceur et la retourner contre eux. C'est ça la réalité.
- Par contre, est-ce que oui, il faut briser ? Briser les silences, briser les tabous ? Bien sûr.
- Plus on entendra en réalité des hommes et des femmes assumer la fermeté la plus claire pour dire jamais auprès de mes enfants, il y aura finalement le moindre risque de la... Aujourd'hui, c'est plus la question de la confiance qui se pose, c'est la question de l'exécution.
- C'est la question de l'exigence. Et ça veut dire formation, bien sûr, des policiers et des gendarmes. Ça veut dire plus de moyens pour le coup, les procédures judiciaires. On sait aujourd'hui à quel point c'est difficile. C'est pour ça qu'il y a un lieu à paix par juridiction.
- Est-ce que ça veut dire qu'en France, en revanche, on peut avoir le droit de se poser cette question, d'avoir l'impression d'assister à un système qui se protège ? Quand on voit, par exemple, l'affaire Matzneff, l'affaire de la rue du Bac, l'affaire en effet dénoncée Camille Kouchner sur le politologue Olivier Duhamel, quand...
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