Retranscription des premières minutes :
- C'est parti comme chaque samedi à 14h pour le meilleur de Sud Radio, une demi-heure consacrée au fait de réécouter les moments les plus marquants de cette semaine, les moments qui ont fait réagir sur les réseaux sociaux, notamment les auditeurs de Sud Radio et vous également au 0826 300 300.
- Avec cette semaine notre événement qui était consacré à l'écologie mais avec des solutions concrètes qui étaient proposées, ça s'appelait le printemps de la planète, des tableaux rondes que vous pouvez d'ailleurs revivre directement sur notre site internet sudradio.fr et c'est pour ça qu'on s'est posé notamment la question de savoir si vous avez l'impression vous de votre côté d'être des pollueurs, on en parlera dans quelques instants avec les vraies voix.
- Et qui de mieux pour parler de la pollution notamment sur les routes que le ministre des Transports, Philippe Tabarro, était l'invité de Maxime Liedot, c'était ce vendredi à 8h15 sur Sud Radio.
- Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
- Il est 8h19 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin est Philippe Tabarro, ministre des Transports, bonjour.
- Bonjour Maxime.
- Première question, non pas la fermeture mais la transition.
- La transition du site de Stellantis à Poissy, 90 ans d'histoire, comment le ministre des Transports que vous êtes a absorbé une telle nouvelle ? Écoutez, c'est jamais une bonne nouvelle je dirais mais c'est mon collègue de l'industrie qui suit ce dossier tout particulièrement.
- On a dans notre pays une mutation dans l'industrialisation des emplois secrets, d'autres évoluent, mutent.
- Bien sûr la mauvaise nouvelle sur ce site historique de Poissy, c'est le fait que certaines personnes, vont partir à la retraite de manière anticipée, les bonnes nouvelles c'est que plus de 100 millions vont être investis de nouveau dans le site.
- C'est pas la fermeture d'un site, c'est simplement une transformation, une mutation.
- Il y a des emplois qui se créent dans notre pays, sur certains secteurs et sur certaines filières et d'autres qui sont en pleine mutation.
- Je ne peux pas vous dire, et je pense bien sûr aux personnes qui travaillent sur le site et aux personnes qui ont travaillé sur le site, qui gardent un attachement profond par rapport à leur histoire personnelle, à l'histoire de leur entreprise.
- Mais les choses évoluent, l'objectif principal c'est de laisser le moins de personnes au bord du chemin bien sûr.
- Donc quand notamment la direction précise qu'il n'y aura pas de départ contraint, vous le ministre des transports, vous êtes confiant ? Vous faites confiance à Stellantis pour que personne ne soit laissé sur le... ? Avec mon collègue de l'industrie, on est particulièrement vigilant sur ces sujets.
- L'idée aussi c'est de pouvoir...
- ...de pouvoir rapidement permettre aux personnes qui travaillent dans cette production de retrouver une utilité dans le secteur.
- Et là on voit que c'est une mutation qui va plutôt sur les pièces détachées que sur l'assemblage comme c'était le cas avant.
- Même si les missions sont différentes, elles doivent rester au service du pays et en l'occurrence de l'industrie automobile.
- Il y a aussi une véritable question qui se pose alors qu'on parle d'électrification, alors qu'on parle de renouveau de l'industrie automobile.
- De réindustrialisation. Est-ce que la fermeture d'un site comme ça n'est pas totalement contre-productive ? La mutation d'un site comme ça décide de se créer en permanence quasiment mensuellement sur ces questions d'électrification.
- Le tout c'est de pouvoir avoir une politique publique qui soit cohérente sur du moyen et surtout sur du long terme.
- De dire que demain, si comme l'a souhaité le Premier ministre à travers le plan pluriannuel de l'électrification, électrique, on va probablement en reparler, qui va permettre à notre pays de se décarboner, de lui donner une souveraineté qui est indispensable dans la période que l'on traverse avec une électricité qu'on produit nous-mêmes, qu'on exporte eux-mêmes et à bas coût pour des raisons historiques.
- Pour toutes ces raisons, je pense qu'il est vraiment indispensable de pouvoir donner cette lisibilité, que les industriels s'organisent en fonction de ce qu'ils sont en train de faire.
- Donc la filière automobile.
- La filière automobile a encore de l'avenir en France parce que quand on voit 36 000 emplois de moins...
Transcription générée par IA