Par André Bercoff et Céline Alonzo
Le policier auteur du tir sur Nahel jugé pour meurtre
Le policier auteur du tir sur Nahel jugé pour meurtre, la légitime défense remise en question ?
Retranscription des premières minutes :
- 8. Sud Radio Bercov, dans tous ses états, le fait du jour.
- Assassins de la police, cut-killer. Jean-Alexandre, bonjour.
- Bonjour M. Bercov.
- Bonjour. Vous êtes ancien policier de la BAC, de la brigade anti-criminalité.
- Dont on a beaucoup parlé. Je me rappelle d'un film qui exposait vraiment un certain nombre de problèmes.
- Et très très bien. BAC Nord qui avait été très polémique.
- Mais qui disait un certain nombre de vérités que d'aucuns, ses vertus, a cachées.
- Vous êtes infecté à Lyon. Vous êtes délégué du syndicat France Police.
- Alors, par rapport, je voudrais qu'on commence peut-être par parler de cette affaire de ces juges d'instruction.
- C'était d'ailleurs les mêmes qui avaient dit qu'il n'y avait pas.
- Il n'y avait pas de problème que l'affaire était réglée avec ce refus d'obtempérer et ce meurtre de Naël pour ce policier Florian.
- Et voilà-t-il pas qu'on les renvoie, qu'on renvoie ce policier devant la justice.
- Qu'est-ce que ça vous inspire ? Je pense parler pour beaucoup de gens au sein de la profession et même au sein de la population française en règle générale.
- C'est révoltant. C'est tout simplement révoltant.
- Le collègue Florian, il a fait le travail.
- L'usage de l'arme est réglementé par deux textes, deux textes législatifs.
- Donc la légitime défense, le 122-5 du code pénal et donc le code de la sécurité intérieure qui légifère sur l'usage des armes.
- Il respecte aussi bien un texte que l'autre au niveau de la légitime défense.
- Il n'a plus l'usage de son arme pour arrêter une personne dangereuse.
- Encore une fois, elle a mis en danger des personnes.
- Elle a mis en avant, c'est acté.
- Oui, tous les détails de l'affaire, la voiture, la voiture qui était collée contre un mur, etc.
- Il y a eu toute une étude.
- Ce qui est étonnant dans cette histoire quand même, Jean-Alexandre, ce qui est étonnant, c'est qu'on revienne sur les faits alors que ça avait été jugé et on pensait que c'était terminé.
- C'est ça qu'on ne comprend pas aussi.
- J'imagine que c'est votre incompréhension.
- Elle est partagée.
- Bien sûr, tout à fait.
- On a cette impression que c'est une décision politique, tout simplement.
- Une décision politique.
- Et vous parliez de divorce entre la police et sa population.
- Je parlerais plus de divorce entre la police et la justice.
- Encore une fois, malheureusement, les magistrats font leur travail, ils le font du haut de leur chaise.
- Ce sont des gens qui n'ont jamais été à la place de Florian.
- Donc, c'est assez difficile.
- C'est assez difficile de juger.
- Ils ont le temps.
- Florian n'a pas eu le temps de réfléchir.
- Il a agi par instinct.
- Par conditionnement, presque.
- Il a sauvé sa vie.
- Il a sauvé celle, certainement, d'autres personnes.
- Il a fait un acte citoyen, un acte respectable.
- Très honnêtement, encore une fois, c'est révoltant.
- À mon sens, il mérite tout notre soutien.
- Cette décision, elle est révoltante et inconfensible.
- Mais justement, évidemment, c'est toujours un meurtre est un meurtre.
- Et on peut dire, oui, un acte respectable.
- Mais comme vous dites, il y avait la légitime défense.
- Et ça a été d'ailleurs démontré.
- Mais quand vous dites que c'est intéressant, je voudrais qu'on creuse là-dessus.
- Vous dites qu'il y a un vrai divorce entre la police et la justice.
- C'est vrai qu'on a vu, par exemple, les peines, vous savez, après la Coupe des champions, ce qui s'est passé aux Champs-Élysées et ailleurs dans d'autres villes de France, les premières apparutions immédiates, ça s'est soldé par des sursis.
- Que des sursis.
- Ça vous inspire quoi ? C'est quoi ? Qu'est-ce qui fait qu'il y a...
- Qu'est-ce qui est divergent aujourd'hui entre la justice et la police ? C'est quoi, à votre avis ? À mon avis, encore une fois, c'est de la déconnexion.
- De la déconnexion de la réalité du terrain.
- Ils ne vivent pas dans le même monde que nous.
- C'est un peu compliqué.
- Vous faites la comparaison, elle est bonne.
- Encore une fois, un policier qui fait son travail, qui malheureusement, dans le cadre de son travail, encore une fois, je le rappelle, utilise son arme.
- Il est...
- Il est comparé à un meurtrier.
- Enfin, pour vous rendre...
Transcription générée par IA