Par André Bercoff et Céline Alonzo avec Sophie Rosenzweig
80 ans de la libération du camp d'Auschwitz
80 ans de la libération du camp d'Auschwitz, entre hier et aujourd'hui
Retranscription des premières minutes du podcast :
- Sud Radio Bercov dans tous ses états, le fait du jour.
- Il ne reste qu'une ombre, il ne devait jamais plus revoir un été.
- Charles III, Philippe, s'ils seront présents cet après-midi, effectivement, au camp.
- Ce qui reste des camps.
- Aussi, Volodymyr Zelensky, le président d'Ukraine, sera là.
- En revanche, deux personnes ne seront pas là.
- Vladimir Poutine, qui est sous mandat d'arrêt international, donc ne participera pas à cette commémoration, n'est pas invité par les Polonais.
- Et également, visé par la Cour.
- Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, aurait pu s'y rendre.
- Les autorités polonaises lui avaient garanti un accès libre et sûr.
- Mais probablement, il ne sera pas là.
- Alors, au-delà de ça, effectivement, on se pose la question d'un mémoire.
- Dieu sait si les livres, les films ont passé.
- Mais tout ça reste comme une plaie ouverte.
- Une plaie ouverte avec, effectivement, et on pouvait se dire, vous savez, en 1945, plus jamais ça.
- Eh bien, plus jamais ça, hélas, non.
- Hélas, non.
- Et tout ce qui s'est passé un peu partout, de Pol Pot à la révolution culturelle et beaucoup d'autres, on ne va pas rentrer dans le détail.
- Mais il reste quelque chose, parce qu'Auschwitz a été quelque chose, vraiment, non seulement de terrifiant, mais quelque chose qui restera comme la volonté, et encore affichée par certains, de massacrer un peuple, de massacrer tout le monde.
- Pas pour ce qu'ils font, mais pour ce qu'ils sont.
- Sophie Rosenzweig, bonjour.
- Bonjour.
- Sophie Rosenzweig, vous êtes journaliste et vous êtes organisatrice du concert donné, qui a été donné hier, dans une synagogue de Krakow.
- Je rappelle que Krakow, en Pologne, est très à proximité d'Auschwitz, à l'occasion de ces commémorations de ce quatrième anniversaire, 1945-2025.
- On parle d'anniversaire.
- On pourrait parler, encore une fois, je dirais, d'étape lancinante.
- Dommage. Dommage.
- Dommage, exactement. Vous avez raison.
- Je crois que c'est un meilleur terme.
- Alors, comment d'abord, qu'est-ce que c'était que ce concert, organisé par qui, par quoi, et comment ça s'est passé ? Racontez-nous.
- Alors, ça s'est passé que c'était l'association Peace People Planet.
- Oui, P, peuple et planète.
- C'est ça.
- Voilà, absolument.
- Une association.
- Dont vous êtes la présidente.
- Oui, je suis la présidente.
- Nous avons organisé ce concert en commémoration du 80e anniversaire d'Auschwitz.
- Parce que cette année, malheureusement, ce sera probablement la dernière année où il y aura des survivants.
- Puisque, vous n'êtes pas sans savoir que, quand on arrivait à Auschwitz, au-delà de...
- Quand on avait moins de 8 ans, on était gazés systématiquement.
- Immédiatement, c'est ça.
- Immédiatement, à l'entrée du camp.
- Enfin, dès l'entrée du camp.
- Absolument.
- C'est à partir de 8 ans qu'on travaillait.
- Les enfants travaillaient, ramassaient les cadavres quand ils avaient 8 ans.
- Et avant 8 ans, ils étaient tous gazés.
- C'est-à-dire qu'il y a eu 232 000 enfants gazés à Auschwitz durant cette période.
- Et donc, nous avons voulu leur rendre hommage, leur chanter des berceuses, selon leur nationalité.
- Et Catherine Bolle, singée de Bois-de-Strasse, a fait...
Transcription générée par IA