Retranscription des premières minutes :
- Le Petit Matin Sud Radio, 5h-7h, Benjamin Gleize.
- Sud Radio, la vie en vrai à 6h40, la colère en Charente-Maritime et l'incompréhension à Saint-Georges-des-Coteaux, en périphérie de la ville de Sainte.
- Eh bien, le roi Merlin, flambant neuf, s'est apprêté à ouvrir ses portes.
- Tout était prêt, mais voilà, les services de l'État en ont décidé autrement.
- Ils ont émis un avis défavorable.
- Bonjour Frédéric Rouen.
- Bonjour.
- Vous êtes le maire de Saint-Georges-des-Coteaux.
- Merci d'être avec nous ce matin.
- Comment avez-vous réagi tout d'abord à cette décision des services de l'État ? En fait, la décision, ça fait une semaine qu'on la connaît.
- C'était jeudi dernier.
- Au début, colère et écureuillement.
- Là, c'est retombé un petit peu.
- Mais effectivement, les élus et la population sont vraiment dans l'incompréhension.
- C'est la Commission nationale d'aménagement commercial, la CNAC, qui a pris cette décision.
- Cette décision, vous l'avez appris la semaine dernière.
- Est-ce que vous savez pourquoi ils ont émis cet avis défavorable ? En fait, moi, j'ai participé à cette commission en tant que maire d'implantation de l'enseigne.
- Donc, on a été auditionné.
- Donc, on a su le soir, effectivement, que cette décision est favorable.
- Et on n'a pas encore le détail.
- Puisqu'en fait, ils ont un mois pour émettre le détail de cette décision de l'avis défavorable.
- Ça veut dire que pour l'instant, vous n'avez pas d'explication.
- Saint-Georges-des-Coteaux, c'est une commune de 2800 habitants à peu près.
- Vous comptiez vraiment ? Vraiment, sur l'ouverture de ce magasin, elle était importante pour votre commune ? Pour la commune et tout le territoire, en fait, de l'agglomération de Saint-Jean.
- Puisqu'en fait, ça serait vraiment une locomotive pour le territoire.
- Puisqu'en fait, effectivement, ça permettrait notamment la réduction de l'évasion commerciale vers les villes comme La Rochelle ou New York.
- Puisqu'en fait, ce type d'enseigne permet de faire profiter aux autres entreprises du territoire.
- Et ça crée de l'emploi également.
- Ça crée de l'emploi, effectivement.
- Et sur la décision de la CNAC, ce qui est un peu aussi incompréhensible, c'est qu'on a eu une décision positive en 2023.
- C'est quand même assez incroyable.
- Il y a de quoi s'y perdre dans tout cela.
- Oui, tout à fait.
- Puis c'est vrai que c'est un dossier qui est dur.
- Puisqu'en fait, le premier permis était déposé en août 2020.
- Donc, il y a eu différents recours pour les deux.
- La dernière commission départementale, puisqu'en fait, avant la commission nationale, il y a eu une commission départementale, elle a eu un avis favorable à l'unanimité de toutes les personnes autour de la table.
- Et tout était presse, Laurent Merlin.
- Il est prêt à l'ouvrir, c'est ça ? Effectivement, il est prêt.
- Moi, j'ai visité il y a quelques jours, quelques semaines.
- Il n'y a plus qu'à pousser la porte et tout est en rayon.
- Les clients pourraient arriver, en fait.
- Les caddies sont prêts sur le parking.
- Tout est prêt.
- Trop de réglementations, trop de normes.
- Vous avez le sentiment que, véritablement, avec tout cela, on vous met des bâtons dans les roues, qu'en tant que maire, on ne peut pas agir véritablement pour le quotidien de ces administrés, finalement ? C'est exactement ça, en fait.
- C'est que nous, ce qu'on souhaiterait, élus locaux, c'est que les décisions se prennent vraiment au local, en fait, et non pas au national, puisqu'en fait, il nous semble qu'on a une meilleure connaissance du territoire, des enjeux et de tous les points des habitants.
- Vous avez entendu, d'ailleurs, à ce sujet, Sébastien Lecornu, qui a fait une promesse hier au Salon des maires.
- Il a dit qu'il promettait la suppression de quelques cent normes, dont une trentaine d'ici la fin de l'année.
- Vous en dites quoi ? Enfin ? C'est une nouvelle qui vous rassure ? C'est plutôt rassurant et encourageant, donc oui, je dis enfin, enfin, et j'espère que ça pourra s'appliquer rapidement pour notre projet, quoi.
- Qu'est-ce que vous souhaiteriez, vous, comme suppression, comme norme à supprimer, finalement ? Déjà, pour ceux qui apprécient ce niveau national, en fait, puisqu'il existe déjà une commission départementale, donc c'est vrai qu'on se pose la question d'essayer une décision nationale aussi.
- Et puis après, pour certains projets également d'urbanisme,...
Transcription générée par IA