Retranscription des premières minutes :
- Le Petit Matin Sud Radio, 5h-7h, Benjamin Gleize.
- Il est bientôt 6h40, Sud Radio, la vie en vrai à Bordeaux, une start-up pourrait bien devenir le SpaceX français.
- Elle s'appelle Hyperspace, c'est bientôt, depuis la métropole, l'on verra dans l'espace les premières fusées françaises privées, le tout grâce à des lanceurs qui fonctionnent avec des moteurs hybrides.
- Bonjour Sylvain Bataillard.
- Bonjour.
- Et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio, vous êtes le co-fondateur, directeur stratégie d'Hyperspace.
- Je vous présentais à l'instant comme une forme de SpaceX à la française, je ne sais pas ce que vous en pensez, elle vous va ou pas cette comparaison ? Disons que c'est sûr que quand on parle de fusée, en effet, on est sur le même marché, on fait des choses qui sont dans l'espace, après on n'a pas les mêmes budgets, on ne va pas se mentir, SpaceX est un petit peu d'avant.
- Oui, il y a une question de budget.
- En tout cas, vous êtes sur le même créneau, celui des lanceurs spatiaux privés avec, je le disais, votre spécialité, ce sont ces moteurs hybrides, c'est une petite révolution tout de même ça.
- Qu'est-ce que ça apporte par rapport à un mode de propulsion plus classique ? Oui, tout à fait, c'est quand même pas mal innovant.
- En fait, on développe cette nouvelle technologie de propulsion en propulsion hybride.
- Il y a mi-chemin entre les deux technologies qui existent en propulsion spatiale.
- Ce que ça apporte, c'est surtout la simplicité.
- C'est un moteur plus simple, donc moins cher.
- Plus simple et donc moins cher, ça c'est la force principale.
- On insiste en tout cas à une véritable forme de privatisation du secteur, avec déjà quelques start-up de lanceurs spatiaux en France.
- C'est un marché qui est en pleine expansion.
- Comment vous expliquez cette tendance-là, Sylvain Bataillard ? En effet, un marché qui est en pleine expansion depuis déjà quelques années maintenant.
- En fait, ça a vraiment commencé avec la miniaturisation de l'électronique.
- On regarde les satellites qui devaient être lancés dans l'espace il y a 20 ans.
- C'est des satellites qui coûtaient extrêmement cher.
- Ils devaient faire 10 tonnes et ils devaient être envoyés sur des lanceurs lourds.
- Maintenant, avec la miniaturisation, les satellites sont beaucoup plus petits.
- Certains peuvent faire jusqu'à la taille d'une boîte à chaussures, donc c'est vraiment pas très grand.
- La taille d'une boîte à chaussures ? Pour un lanceur ? Non, pour un satellite.
- Pour un satellite, oui.
- Et du coup, on peut avoir des lanceurs beaucoup plus petits, c'est ça ? Forcément.
- Vous parliez, on parlait justement de la différence de moyens, notamment avec SpaceX.
- C'est un domaine.
- C'est un domaine dans lequel on peut espérer un jour rivaliser avec les acteurs américains, ou je pense aussi aux acteurs chinois.
- C'est envisageable, ça ou pas ? En tout cas, vous avez fait une levée de fonds de 21 millions d'euros.
- Il y a quand même des moyens à aller chercher.
- Oui, tout à fait.
- Il y a des moyens à aller chercher en France, en Europe.
- Et clairement, je pense qu'il ne faut pas rougir de notre industrie spatiale, puisqu'il y a encore quelques années, Arianespace était vraiment le leader mondial du marché.
- Donc, on s'est fait dépasser par SpaceX, mais on a toutes les compétences, le système industriel, les ingénieurs, les écoles nécessaires, toutes les petites PME qui permettent ça.
- Donc, je pense qu'on n'a pas à rougir de ça et on peut clairement rester dans la cour.
- Le nom de votre fusée, vous l'avez appelée avec humour Baguette, Baguette One.
- Elle va servir à quoi exactement, cette fusée ? Elle va servir à un lanceur suborbital, puis ensuite un lanceur orbital pour mettre en orbite des petits satellites.
- On ira jusqu'aux 250 kg, donc un satellite 250 kg en orbite basse.
- C'est des satellites qui servent à quoi, ceux que vous allez transporter avec ces lanceurs ? Alors ça, ça va vraiment dépendre de la typologie du client, mais il y a de tout.
- Il peut y avoir des satellites étudiants, de recherche scientifique, de télécommunication, d'imagerie, il y a vraiment toutes les possibilités.
- On pense forcément aussi, alors...
Transcription générée par IA