Retranscription des premières minutes :
- « Le Petit Matin Sud Radio, 5h-7h, Benjamin Gleize. » Il est 6h40, Sud Radio la vit en vrai, 41 ans après l'appel de Coluche.
- La nouvelle campagne des Réseaux du Coeur a débuté hier dans un contexte de hausse de la précarité.
- 15% de la population qui vit désormais en France sous le seuil de pauvreté, c'est un record depuis 30 ans.
- Bonjour Jérémy Côte.
- « Bonjour Benjamin. » « Bonjour Jérémy, au Réseau du Coeur, déjà comment après rendez-vous cette 41e campagne ? » « Alors tout simplement, on s'attend effectivement à une hausse de fréquentation de nos centres d'activité.
- Les données que vous citiez il y a quelques secondes sont clairement alarmantes et nous alarment au Réseau du Coeur.
- Donc on sait que la période va s'annoncer difficile et on s'apprête à y faire face. » « Qu'est-ce qui vous marque le plus aujourd'hui dans les profils que vous accueillez au Réseau du Coeur ? Et alors pas seulement dans le cas de la campagne, mais aussi dans le cas de la campagne, parce que c'est toute l'année, c'est toute l'année aujourd'hui. » « Effectivement. Alors on est sur des campagnes totalement annuelles, puisque les Réseaux distribuent 52 semaines par an, donc c'est le quotidien finalement.
- Et on accueille tout horizon en termes de profils.
- Mais aujourd'hui, il y a une donnée qui est marquante, puisqu'une personne sur deux qui franchit la porte d'un centre-resto en Occitanie a moins de 25 ans.
- Et on conjugue cette donnée-là à celle où il faudrait six générations pour sortir une famille de la précarité, soit l'équivalent de deux siècles.
- Donc je vous laisse imaginer l'ampleur finalement du travail qui reste à accomplir.
- C'est terrible, c'est impressionnant avec ces jeunes.
- Donc ce sont les étudiants aujourd'hui qui font face particulièrement à la précarité.
- Ça touche énormément de jeunes, quoi.
- Effectivement. Alors énormément de jeunes, des jeunes mineurs également, puisqu'on a finalement quasiment 40% de nos personnes accueillies qui sont des mineurs.
- Parfois même dans des situations déjà, dans ces jeunes âges, une monoparentalité, puisqu'aujourd'hui, on a 24% de familles monoparentales au resto du cœur, donc essentiellement des femmes avec des enfants en bas âge.
- Donc effectivement, on a une précarité qui s'installe, qui s'intensifie et qui touche de plus en plus les plus fragiles, j'allais dire, ou en tout cas la jeunesse.
- Donc ça devient compliqué, oui.
- Mais avoir un travail ne protège pas de la précarité aussi.
- Vous constatez de plus en plus des travailleurs précaires, des travailleurs pauvres ? Tout à fait. Donc effectivement, on a un bon nombre de travailleurs précaires, qui poussent aussi la porte d'un centre resto, ce qui me conduit à réadapter également nos horaires d'ouverture, que ce soit pour les étudiants ou ces travailleurs précaires.
- On ouvre aujourd'hui des centres d'activité en soirée, en week-end, pour permettre à ce type de profil de bénéficier de l'aide alimentaire, de l'aide autour de l'accès aux droits sociaux, etc.
- Donc qu'ils puissent trouver un centre resto du cœur ouvert près de chez eux.
- En Occitanie, vous venez en aide à plus de 120 000 personnes.
- C'est 10% tout de même de l'activité nationale.
- Ça veut dire que l'Occitanie est particulièrement touchée par la précarité, peut-être plus que d'autres régions ? Alors globalement, on est touché à peu près de manière similaire partout en France.
- Mais effectivement, l'Occitanie, par son territoire qui est assez vaste, est assez touchée, comme vous l'indiquiez.
- Donc 10% des chiffres nationaux sont en Occitanie.
- Aujourd'hui, c'est 122 000 personnes accompagnées sur l'aide alimentaire.
- Mais en plus de cet accompagnement à l'aide alimentaire, on accompagne aussi sur d'autres activités.
- Des activités vestiaires, des activités estimes de soi, retour aux droits sociaux.
- Donc effectivement, il y a beaucoup d'activités qui gravitent autour de nos centres.
- Et on est là pour accompagner les familles dans leur globalité, pas uniquement sur de la distribution alimentaire.
- On n'est plus juste sur de la distribution alimentaire ou des produits de première nécessité, même si ça reste quand même le cœur des Restos du Cœur.
- Alors ça reste le cœur des Restos.
- Effectivement, une famille pousse la porte.
- Avant tout, bien souvent, pour l'aide alimentaire.
- Mais derrière, avec...
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