Retranscription des premières minutes :
- Le petit matin Sud Radio, 5h-7h, Benjamin Gleize.
- Il est bientôt 6h40 Sud Radio, la vie en vrai, Sud Radio partenaire du Salon des Mers.
- Il s'ouvre demain à Paris, porte de Versailles, il y a 4 mois des élections municipales.
- Eh bien, 58% des édiles ont prévu de se représenter.
- C'est le cas de mon invité, le plus jeune maire de France.
- Et l'an prochain, il brigera un second mandat.
- Hugo Biollet, bonjour.
- Bonjour.
- Et merci d'être avec nous ce matin dans le studio de Sud Radio.
- Vous êtes le maire de Vinzieux, petit village d'un peu plus de 500 habitants situé dans le nord de l'Ardèche.
- Une réaction tout d'abord à ce chiffre, je le disais, 60% des maires qui souhaitent se représenter.
- Et pourtant, depuis 2020, on a connu un nombre record de démissions, plus de 400 chaque année.
- Comment vous analysez tout cela, monsieur le maire ? Alors, effectivement, on a vécu un mandat qui était particulièrement difficile en termes de démission.
- Il y a plusieurs raisons à ces démissions.
- Il faut dire que dans toutes ces démissions, il y en a certaines qui sont liées à l'âge, à des contextes locaux, etc.
- Et puis il y en a aussi qui sont liées à un contexte national de grande violence en réalité, mais pas que de la vie politique que l'on a dans ce pays.
- On a une violence très forte.
- Et comme les maires, nous sommes en première ligne, on la prend cette violence-là.
- Et donc, effectivement, ça entraîne un certain nombre de démissions.
- Et puis il reste encore fortement, un certain nombre, ce qu'on peut appeler les fantassins de la République, qui sont là sur ces petites alvéoles pour essayer de régler les problèmes du quotidien des gens.
- Et j'en fais partie.
- Un fantassin, ça veut dire que vous n'avez pas forcément hésité à vous représenter une nouvelle fois l'an prochain ? La question de se représenter, le mandat de maire, c'est un mandat qui est extrêmement collectif.
- C'est-à-dire que tout le travail, ce n'était pas de savoir si moi je me représentais, mais c'est de savoir pourquoi, avec qui, comment est-ce qu'on fait quelque chose de bien et d'intéressant pour un village.
- Et donc c'est ça qui a pris du temps, qui est un long travail et qui n'est pas terminé d'ailleurs.
- Avec des contraintes tout de même très fortes dans cette fonction de maire.
- Vous avez parlé de la violence, la multiplication des normes également, les subventions qui sont en baisse.
- Est-ce qu'on a encore les moyens aujourd'hui, quand on est maire, d'agir, d'avoir un impact dans le quotidien des gens ? Il va falloir les trouver différemment ces moyens.
- Et en fait aujourd'hui, je pense que les maires, et je n'étais pas là il y a dix ans pour le dire, on doit déployer beaucoup plus d'énergie pour essayer simplement de faire vivre une commune de 500 habitants.
- Parce que nos moyens, ils sont en baisse.
- On reçoit au mois de septembre un courrier qui nous dit du Premier ministre, on va faire une décentralisation, on va faire un nouvel acte de décentralisation.
- Ce n'est pas la première fois qu'on nous annonce, tous les ans on nous annonce des nouveaux actes de décentralisation.
- Et un mois plus tard, on se retrouve avec la première copie budgétaire qui est posée et qui nous dit, alors l'écosystémité c'est génial, ça fait 15 ans que votre dette elle bouge pas, qu'elle est aux alentours de 8 et 10% du PIB en moyenne, ça ne bouge pas.
- On va encore vous réduire de 7 milliards d'euros vos différentes recettes, etc.
- Ça fait des années qu'on vient, et ça va être un des messages forts qu'on va passer sur le congrès des maires cette année.
- Mais laissez-nous la liberté de faire, on a un certain nombre de compétences, on doit s'occuper de tout un territoire, les maires, on fait ça plutôt efficacement si on parle uniquement financièrement parlant depuis...
Transcription générée par IA