Retranscription des premières minutes :
- Le petit matin Sud Radio, 5h-7h, Benjamin Gleize.
- Sud Radio, il est 6h40, la vie en vrai, l'incompréhension des habitants d'un petit village rural de la Vienne.
- Ils s'opposent à l'installation sur leur commune d'un champ géant de panneaux solaires.
- Plus de 37 000 panneaux photovoltaïques sont privés au total.
- Ils ont lancé une pétition pour dire stop à ce projet.
- Bonjour Benoît Sevestre.
- Bonjour, bonjour tout le monde.
- Soyez le bienvenu sur Sud Radio. Vous habitez dans ce village de Lucha, une petite commune de moins de 300 habitants qui est située dans le sud du département de la Vienne.
- Expliquez-nous pourquoi vous avez décidé de vous battre contre ce projet.
- Pourquoi est-ce qu'il vous met en colère ? Nous, effectivement, on vit dans ce petit village charmant et bucolique du sud de la Vienne.
- Et aujourd'hui, on ne comprend pas pourquoi un projet d'une telle envergure, puisqu'on parle de 37 584 panneaux, pour être précis, sur 28 hectares de terrain, vont venir être installés, sachant qu'au jour d'aujourd'hui, les raisons invoquées pour ce projet sont parfaitement discutables.
- C'est-à-dire, quelles sont ces raisons qu'on vous balance pour justifier ce projet ? Au jour d'aujourd'hui, on parle de production d'énergie renouvelable.
- Alors, on est parfaitement conscient, mais on est un village assez isolé, dans un département qui produit déjà 20 fois sa consommation, qui a d'ores et déjà atteint les objectifs d'énergie renouvelable, en 2014, en 2014, en 2014.
- Donc, on pense qu'il serait plus judicieux d'installer ce genre de projet plus proche des gros lieux de consommation, comme Bordeaux, comme Toulouse, par exemple, qui limiterait grandement les frais.
- Vous ne pensez pas que ça pourrait vous profiter, je ne sais pas, avec peut-être des prix d'énergie préférentiels dans ce cas-là, non ? Alors, aujourd'hui, on a rencontré les différents porteurs de projets, puisqu'il y a actuellement deux projets qui sont bien avancés sur la commune.
- Et il n'y a absolument aucune compensation qui est prévue pour les habitants, ni pour l'impact de la consommation.
- C'est un impact visuel, parce que ce projet serait situé sur une route que l'on emprunte tous les jours, sur des chemins où on a l'habitude de se promener.
- Il n'y a aucune compensation prévue à ce niveau-là, et non plus pour la perte, la moins-value sur la valeur de nos biens immobiliers, qui seront forcément impactés.
- Vous avez déjà estimé, justement, cet impact sur la valeur de vos biens immobiliers.
- C'est une inquiétude, en tout cas ? Oui, bien sûr. C'est un impact d'à peu près 10 à 20 %.
- Pour l'instant, c'est...
- C'est l'estimation qu'on a eue d'agences immobilières locales.
- Impact également sur la biodiversité.
- Ça aussi, c'est une inquiétude pour vous, communes, villages, rurales, je le disais.
- Oui, aujourd'hui, il y a beaucoup d'études qui ont été faites autour des panneaux photovoltaïques, et notamment sur l'impact sur la biodiversité.
- Les parcelles seront clôturées avec des très grandes barrières, des très grands grillages, qui pourra gêner le passage de certains animaux.
- On a aussi un impact sur les animaux, du fait de l'éblouissement des panneaux, de la réverbération, de la chaleur qui est provoquée.
- Et ces impacts sont encore très mal étudiés aujourd'hui.
- Ce sont tous des projets qui sont très jeunes, surtout les projets comme ceux-là.
- Et donc, on n'a pas encore de recul nécessaire.
- Qu'en dit, qu'en pense M. le maire ? Il est favorable à l'installation de ces panneaux photovoltaïques ou pas ? Alors, en fait, aujourd'hui, le conseil municipal, le conseil municipal, le conseil municipal, le conseil municipal, le conseil municipal de la commune est assez mitigé.
- Mais il faut savoir aussi que, de toute façon, ils n'ont aucun pouvoir décisionnel.
- La seule chose qu'ils peuvent faire, c'est donner leur avis.
- Comme nous, d'ailleurs, nous allons pouvoir le faire pendant l'année.
- La mairie a seulement un avis consultatif ? Exactement.
- Ils n'ont aucun pouvoir décisionnel sur ce genre de projet.
- Et vous, vous allez être consulté ? On va l'être au moment de l'enquête publique qui devrait avoir lieu fin d'année, début de l'année prochaine.
- Ou en tant qu'habitant du village et des communes aux alentours, on va pouvoir donner notre avis.
- Mais encore une fois, le...
Transcription générée par IA