Retranscription des premières minutes :
- Et oui, 5h50, tout pile. C'est l'heure d'accueillir notre lefto du jour. Et pour cela, on prend la direction de Marseille pour retrouver Christophe Combe.
- Bonjour, Christophe. Bonjour.
- Et bienvenue sur Sud Radio. Vous êtes ambulancier, ambulancier au SAMU du côté de Marseille. C'est important de vous recevoir en tant qu'ambulancier, puisque c'est un métier vous allez me dire cela, vous allez peut-être confirmer mais qui évolue énormément, qui a beaucoup évolué ces dernières années, Christophe.
- Oui, tout à fait. De plus en plus, les pratiques changent. Notamment, je ne sais pas si on peut dire ça, mais c'est dû aussi aux derniers attentats, aux derniers événements malheureux qu'il y a eu. Donc on est obligé de se... On va dire sans arrêt de faire des exercices et d'évoluer dans les pratiques, déjà dans un premier temps, que ce soit au niveau du matériel ou que ce soit au niveau de nos pratiques. Notamment aussi avec la population qui n'arrête pas d'augmenter.
- Ça, ce n'est pas un secret. De toute façon, plus ça va et plus...
- De toute façon, la population augmente.
- Et l'ombre de médecins qui plafonnent aussi.
- Tout à fait.
- Et là, peut-être vous compensez aussi.
- Tout à fait. Enfin, pas à l'heure actuelle, mais c'est en cours. Donc dans toute la France, il y a un décret qui est passé.
- Ils font ce qu'ils appellent les UMHP. C'est les unités mobiles préhospitalières.
- C'est-à-dire qu'en fait, on part pour ceux qui ne connaissent pas, enfin qui ne savent pas ce que c'est. Excusez-moi les acronymes. C'est pour ça que j'explique.
- Oui, vous avez raison.
- En fait, c'est partir avec un infirmier. Alors tout est protocolisé. C'est ce que font déjà les pompiers.
- Dans certaines villes de France, en fait, ils partent avec... Donc eux, c'est un conducteur, c'est pas un ambulancier.
- Donc nous, ce sera un préhospitalier. Donc ce sera un ambulancier et un infirmier qui partent sur des interventions alors qu'ils sont déjà protocolisés, qu'ils sont déjà bien écrits, tout ça. Le médecin a la régulation.
- C'est-à-dire la régulation, c'est là où tous les gens appellent, où on reçoit les appels de détresse.
- Et donc du coup, on nous enverra vers un patient pour des appels que maintenant, on aura au centre 15.
- D'accord. Donc le métier...
- ...qui évolue, effectivement. Ça veut dire davantage de formation ? Comment ça se passe, à ce niveau-là ? Mais à ce niveau-là, on passe au CESU, donc au centre de formation. Donc c'est une formation qui est diplômante et qui est, on va dire, qui est reconnue par l'État. Donc une formation en plus qu'on passe pendant...
- Donc c'est ce qu'on fait déjà, mais on a besoin de se former pour être sûr d'avoir les bons réflexes et les bons outils.
- Bien sûr. Donc pour pouvoir aussi travailler avec l'infirmier, parce que c'est pas anodin.
- C'est quand même un travail en équipe. Mais il faut quand même avoir des formations supplémentaires.
- Donc du coup, on passe au CESU. Donc c'est le centre de formation. Et dans ce centre de formation, pendant une semaine, on a des révisions. Et après, on a un jury d'un autre SAMU, d'une autre ville, qui vient nous noter.
- D'accord. OK. Donc pour pouvoir effectivement exercer et pouvoir faire ce métier d'ambulancier...
- On parlait des médecins et de cette problématique qu'on a effectivement dans certains territoires, où on en manque cruellement.
- Exactement.
- En plus, ces derniers jours, la grève des médecins libéraux, qui doit se terminer notamment... Enfin normalement aujourd'hui, ça a eu un impact pour vous ? Ah oui, complètement. Surtout en pleine période de grippe, de bronchiolite, pour les adultes comme pour les enfants.
- Ah oui, oui. Le centre d'appel au niveau des armes, donc c'est les assistants de régulation médicale, donc c'est là où on reçoit tous les appels, a complètement explosé. Enfin notamment déjà en période de grippe de octobre à mars, qui est la période la plus critique pour le SAMU au niveau des adultes et au niveau épidémiologique. Enfin si je dis pas de bêtises, c'est le gros pic à chaque fois de maladies.
- Et du coup, notamment au niveau pédiatrique, oui, ça a explosé, parce...
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