Retranscription des premières minutes :
- Et on file en forêt ce matin. Retrouvez notre lefto du jour. On va parler tout de suite avec un pépiniériste forestier.
- Bonjour Frédéric Naudet. Bonjour.
- Et bienvenue sur Sud Radio. J'espère que vous allez bien. Vous êtes en pleine forme. Vous êtes du côté de plancher.
- C'est dans la Nièvre, dans le parc naturel du Morvan. Pépiniériste forestier. On se rapproche, ça y est, de Noël.
- On est à un mois. C'est la dernière ligne droite pour vous. Comment ça se passe ? Eh bien écoutez, ça se passe parce qu'on a un métier qui dépend de pas mal de choses, notamment des conditions météo.
- On a eu la surprise d'avoir de la neige. Vous êtes bien au courant des aléas météo.
- Donc on a un métier qui dépend évidemment des conditions météo, comme tous ceux qui travaillent avec la nature.
- Alors évidemment, la saison...
- Les conditions de sapin bas sont pleines. On commence juste à livrer nos clients. C'est normal.
- On s'approche du mois de décembre, qui est la période où il faut être prêt à acheter son sapin.
- Ça veut dire que vous avez coupé, ça y est, les premiers sapins pour Noël.
- Oui, bien sûr. Bien sûr, bien sûr. On a commencé à couper au mois de novembre.
- Maintenant, on expédie dans les magasins qui vont les proposer aux clients.
- Et voilà, on est sur le pont et on charge les camions qui distribuent, qui les délivrent.
- Oui, dans un contexte particulier, forcément, parce que la neige sur le sapin, c'est joli.
- Mais ça rend peut-être plus difficile votre travail à ce moment-là ? Bien sûr, oui. Ça ralentit tout. Ça complexifie l'accès des camions à nos sites de production.
- Ça rend le travail dans les parcelles difficile. Enfin bon, bref, c'est difficile pour tout le monde.
- Alors c'est joli. Tout le monde trouve ça très joli. Mais pour le travail, c'est compliqué. C'est vrai.
- Oui.
- Mais bon, ceci dit, ça fait partie du travail.
- Oui.
- Ça fait partie de notre travail. Il faut faire avec et il faut s'organiser pour que quand même les sapins partent, arrivent dans les magasins et avec la neige dessus souvent, et que nos clients puissent les proposer.
- Et c'est ça qui est important.
- Quelle essence de sapin vous avez ? Vous avez du Norman, de l'épicéa ? Alors bien sûr, le Norman, c'est 75 % pratiquement du marché. Donc évidemment qu'il faut l'avoir.
- De l'épicéa, c'est 20 % à peu près. Il faut en avoir aussi.
- Et puis alors différentes essences un peu diverses, une nobilis, du pingens et d'autres, bien sûr, pour avoir une gamme complète.
- L'épicéa, alors c'est vrai que c'est un sapin... Je sais pas si ça revient un petit peu en force, mais voilà, c'est un sapin qui perd un peu ses aiguilles, mais on a vraiment l'odeur du sapin. Est-ce qu'on a finalement une augmentation des ventes sur celui-ci par rapport au classique Norman ? Non, on n'a pas une augmentation. On a un maintien.
- Il a baissé pendant longtemps. On pouvait penser qu'il allait disparaître. Il disparaît pas. Non, au contraire, il s'est maintenu avec ces dernières années parce que son prix lui permet tout de même d'être compétitif. C'est quand même quelque chose d'important.
- Donc il reste en place. Son odeur fait qu'il garde la force de cette tradition. Et ça, c'est important.
- Au niveau des ventes, alors est-ce que vous avez un petit peu de visibilité pour cette année ? C'est vrai qu'on parle beaucoup des sapins naturels.
- Mais en face, il y a les sapins en plastique. Est-ce que les ventes se maintiennent ? Et puis quelle visibilité vous avez sur cette année-là ? Écoutez, les commandes, bien sûr, sont faites. L'année a fait un point de vue commercial pour nous. Donc on a une visibilité qui est celle d'à peu près de l'année dernière.
- On est sur une tendance à peu près identique, ce qui prouve encore une fois que la tradition de Noël reste bien ancrée chez nos compatriotes et qui sont attachés à un sapin naturel.
- L'autre, celui en plastique, pour nous...
- C'est pas un sapin. Donc voilà. Même s'il a bien des adeptes, on...
Transcription générée par IA