Retranscription des premières minutes :
- Et c'est l'heure de retrouver, d'accueillir notre lefto du jour. Nous sommes à Mielos, du côté des Pyrénées-Atlantiques, avec Jean-Yves Rouleau.
- Bonjour, Jean-Yves. Bonjour.
- Et bienvenue sur Sud Radio. Comment allez-vous ce matin, Jean-Yves ? En forme ? En forme. Fraîchement, mais en forme.
- Oui, fraîchement. Quelle température par chez vous ? C'est vrai que ça chute, hein ? Oui, tout à fait, ouais. On a eu les premières gelées.
- Les premières gelées, ça y est, qui sont arrivées, là. Exactement.
- Oui. Bon, vous êtes paysan, brasseur, mais aussi producteur d'agrumes. C'est un virage que vous avez décidé d'effectuer tout récemment.
- Expliquez-nous pourquoi ce virage-là, Jean-Yves.
- Alors ça vient d'un double constat. Le premier constat, c'est la difficulté qu'on a à produire des céréales dans mon département, des céréales en bio.
- On a des hivers un petit peu humides, des printemps.
- C'est un temps très pluvieux. Et du coup, on a de plus en plus de difficultés à produire.
- Donc on a cherché... On a la nécessité de, on va dire, de trouver des nouvelles productions.
- Et vu qu'on a un climat qui est de plus en plus capricieux et qui fait de plus en plus chaud, donc on s'est dit que l'agrume pouvait répondre à nos problématiques.
- C'est pas un problème, l'humidité, justement, pour la culture, la production des agrumes ? Alors ça peut être un problème s'il fait trop...
- C'est trop humide, l'hiver. Donc après, on s'adapte. On met des porte-greffes.
- En gros, la variété va être sur un autre agrume qui lui permet de pousser.
- Et ce porte-greffe, on s'adapte, en fait. On adapte le porte-greffe à nos terroirs, un peu comme certains font avec la vigne.
- Donc c'est une adaptation à l'évolution du climat pour vous, Jean-Yves.
- Vous allez... Alors je sais pas si vous avez commencé à cultiver des agrumes déjà et lesquels vous avez choisis.
- Alors on a commencé à cultiver...
- On a fait nos premiers tests de plantation en plein champ.
- On a planté principalement des clémentines, quelques mandarines et ensuite des orangés et des citronniers.
- Qui vont donner cette année déjà ou ça sera pour l'an prochain ? Normalement, ça va commencer un petit peu l'année prochaine.
- Et après, il faut à peu près deux ans avant qu'on puisse commencer à parler vraiment de production.
- Oui, ça prend forcément un petit peu de temps. Et puis on teste, quoi, aussi. Bon.
- Tout à fait, exactement.
- Et alors c'est grâce notamment, je lis, à Biocop...
- Vous avez pu réaliser cette transition-là. Ils vous ont accompagné justement dans cette démarche ? Tout à fait. Alors moi, sur ma production actuelle de bière paysanne, je travaille déjà avec des magasins Biocop parce que je suis en agriculture biologique. Et on discute de nos petits problèmes avec nos partenaires, mes clients, quoi, qui sont dans certains magasins Biocop. Et quand j'ai commencé à évoquer cette idée-là, ils se sont dit, notamment un magasin avec lequel je travaille étroitement, qui est celui d'Oloron-Sainte-Marie, au pied des Pyrénées, ils se soucient un petit peu des difficultés des paysans. Et donc ils m'ont proposé de m'accompagner financièrement pour pouvoir faciliter, on va dire, cette transition, quoi.
- Elle était plus que nécessaire, cette aide financière. Ça coûte cher, une transition comme celle-ci ? Ça se chiffre en quelques dizaines de milliers d'euros pour acheter les plants, notamment, acheter du matériel d'irrigation, acheter des serres, parce qu'il y a des variétés qui vont être dehors, en plein champ, qui n'auront pas de problème à s'adapter au froid, même s'il fait moins froid. Par contre, il y a des variétés comme les citrons qui doivent être protégées, donc être sous serre, quoi.
- Bien sûr. Et donc là, forcément, c'est tout un équipement à financer, quoi.
- Exactement, c'est ça. Et Biocop met en place un dispositif en réponse au Black Friday qui s'appelle le Local Friday.
- Oui.
- Et en fait, dans cet événement-là, ils reversent à des producteurs une partie de leur marge sur ces deux jours.
- C'est dans le week-end du... Enfin le 28-29 novembre, si je vous dis pas de bêtises. Et du coup, c'est leur moyen à eux de filer des petits coups de pouce à des agriculteurs,...
Transcription générée par IA