Retranscription des premières minutes :
- Il est 19h, nous sommes dimanche, c'est l'heure de C'est Excellent sur Sud Radio, l'émission qui met en lumière l'excellence française.
- Bienvenue les amis pour cette dernière de la saison.
- Philosophe, écrivain, essayiste, Raphaël Antoven s'est imposé comme l'une de nos voix singulières, même ou surtout, on peut se poser la question pour ceux qui ne veulent pas l'entendre.
- Bienvenue Raphaël Antoven.
- Avec à l'accueil, merci.
- Alors, des actus pour vous dans Frontier, dont vous êtes l'un des fondateurs, vous vous êtes engagé en faveur de la légalisation de l'aide à mourir, le texte de loi tout juste adopté à l'Assemblée Nationale.
- Vous avez également reçu avec la journaliste Nora Bussigny le prix Jean-Pierre Bloch de la LICRA.
- Côté littérature, il y a l'Albatros paru chez l'Observatoire.
- Vous animez aussi Je Poppe donc Je Suis sur la plateforme Explore.
- Sans oublier qu'on vous retrouve à la rentrée au Théâtre Libre à Paris dans votre spectacle à la recherche de Marcel, mis en scène par Xavier Gallet.
- Ça sera le 1er octobre.
- Le 1er octobre, jusqu'à fin janvier.
- Et puis vous êtes avec Maître Florence.
- Maître Florence, qui est avocate au barreau de Paris, pénaliste, médiatrice, membre de l'antenne des mineurs.
- Bienvenue dans cet excellent Florence.
- Merci beaucoup.
- Vous consacrez-vous à votre activité aux situations familiales les plus sensibles.
- Divorce, garde d'enfants, protection de l'enfance, violence conjugale, droit pénal de la famille, défense des mineurs.
- Il y en a des sujets en ce moment, Florence, notamment l'affaire Bruel ou le projet de la loi Shure sur les suites de l'affaire Liana.
- Votre opinion nous intéresse.
- Parlons vrai sur Sud Radio, chers amis.
- C'est excellent.
- Bienvenue chez vous.
- Alors Raphaël, on le disait, votre actualité, c'est à commencer par le théâtre.
- À partir du 1er octobre, vous serez au Théâtre Libre, à la recherche de Marcel, c'est un seul en scène, consacré à Marcel Proust, qui est mis en scène par Xavier Gallet.
- Vous nous promettez un Proust vivant, drôle, universel, loin de l'image d'un auteur réservé aux spécialistes.
- Grosso modo, tout le monde peut lire Proust ? Oh, bien sûr.
- C'est-à-dire que tout le monde, en lisant Proust, découvrira que Proust l'a lu, qu'il a été lu par Proust.
- Il se reconnaîtra, comme dans un miroir, en lisant ce texte.
- C'est ça qui est amusant.
- Moi, je donne à entendre des...
- J'ai une heure pour parler de Proust, vous vous rendez compte ? Comment on fait ? Qu'est-ce qu'on dit ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? En plus, il n'y a rien de spectaculaire là-dedans.
- Eh bien, j'ai pris la question de la mort.
- Parce que la recherche du temps perdu, à la recherche du temps perdu, est un de ces rarissimes chefs-d'oeuvre à finir bien.
- Et à résoudre la question de la mort, d'une certaine façon.
- La grande peur métaphysique de la mort.
- Et donc, je l'ai pris comme ça.
- C'est-à-dire que je raconte ce match.
- Entre un monsieur asthmatique, bourré de camphres, qui travaille dans sa petite chambre, et la mort en personne.
- Pas mal.
- Et qui personnifie la mort ? C'est vous aussi ? C'est un seul en scène.
- Je n'ai même pas de complice.
- C'est un vrai seul en scène.
- Bon, quel programme.
- Donc ça, c'est dès le 1er octobre au Théâtre Libre.
- Et puis, on va parler un peu de...
- Oui, à 19h.
- Et puis, c'est jusqu'en janvier, vous l'avez dit.
- Pour l'instant.
- Le but, c'est que ça continue, évidemment.
- Alors, vous êtes cofondateur, Raphaël, de Frontireur.
- Frontireur.
- Pour les auditrices, pour les auditeurs, c'est une allusion quand même au groupe de volontaires créé en 1870, en dehors des cas de l'égo, pour défendre la patrie et la république.
- Ça vous va comme définition ? Ça me va très bien.
- C'est surtout une disposition du caractère, Frontireur.
- C'est-à-dire, c'est la disposition de caractère propre aux gens qui préfèrent dire ce qu'ils croient vrai à ce que d'autres préfèreraient entendre.
- Voilà, c'est ça, le Frontireur.
- C'est « je préfère dire ce que je crois vrai plutôt que ce que vous auriez plaisir à entendre ».
- C'est une phrase de Raymond Aron.
- Et qui peut résumer la démarche...
- La démarche du journal qui est le nôtre,...
Transcription générée par IA