Retranscription des premières minutes :
- Et puis il apparaît un nouveau projet immobilier Villa Émilie, bon c'est pas un hasard évidemment. En tout cas c'est ce qu'il se dit et il commence à vraiment croire au signe et il se dit alors si la villa qui va se construire s'appelle la Villa Émilie puisque toutes les autres villas à côté de chez moi s'appellent par les présidents de mes ex, ça veut dire que la prochaine femme de ma vie va s'appeler Émilie.
- Il se met en quête d'une Émilie.
- Et puis il me rencontre.
- Alors c'est une comédie qui parle du hasard mais en fait ça nous parle aussi de notre besoin irrésistible de donner absolument un sens au truc qui nous arrive.
- Oui, c'est ça.
- J'ai l'impression qu'on est un peu tous comme ça à des degrés divers évidemment mais on a un peu envie de croire au signe et de se dire que la vie est un petit peu écrite, qu'il y a des choses qui nous échappent. A la fois ça nous fait peur et à la fois ça peut nous rassurer et Georges est complètement là-dedans jusqu'à cet extrême parce que de se dire je cherche une Émilie sinon ça ne marchera pas, c'est quand même un petit peu fou. Et en même temps évidemment ça crée des situations très très drôles et quand il rencontre une fille il tombe amoureux tout de suite comme un coup de foudre il se dit mais alors je ne dois pas savoir comment elle s'appelle parce que si elle ne s'appelle pas Émilie notre histoire ne pourra pas avoir lieu.
- Finalement on est un peu les scénaristes de nos propres illusions.
- Oui, c'est un petit peu ça.
- En même temps c'est une comédie romantique avec tous les codes de la comédie romantique mais en même temps un petit peu twisty.
- C'est très original dans l'écriture.
- Finalement, que les signes soient réels ou imaginaires, ce qui est important c'est ce que ça nous donne envie de faire derrière aussi, non ? Oui, les portes que ça ouvre et en même temps il y a un moment où il faut se lancer.
- Il y a un moment où il faut arrêter de se dire qu'il faut seulement écouter les signes ne pas prendre de risques c'est ça aussi que raconte la pièce.
- Alors vous allez aussi être au Festival d'Avignon, ma chère Mélanie vous me l'avez dit hors antenne, je vais le confier aux auditeurs.
- On débarque sur l'histoire mais il y a Hitchcock et Marie-Rose donc. Et ça c'est quoi la date ? Alors, tout le Festival d'Avignon du 3 au 26 je crois, juillet.
- Mise en scène donc par Christophe Lidon.
- Oui, c'est ça. Avec qui j'ai déjà travaillé sur Brexit Sentimental c'est un metteur en scène extraordinaire avec qui j'avais très très envie de retravailler et puis on a trouvé ce projet pour à nouveau travailler ensemble et ça parle d'Hitchcock et Tipi Edren. Tipi Edren qui est un peu la première à avoir créé un MeToo à l'époque Hitchcock a brisé sa carrière derrière parce qu'à l'époque on n'écoutait pas les actrices qui dénonçaient mais elle a eu le courage de dénoncer le personnage plus qu'ambigu qui était Alfred Hitchcock. Ça c'est un vrai sujet aussi en ce moment, on en entend beaucoup parler.
- Et puis à la rentrée on vous retrouve dans le bureau au Théâtre de Paris, c'est dans une mise en scène de Daniel Benoît avec André Marcon ça c'est nouveau ça aussi. Oui, alors on l'a joué pendant 3 semaines à Antibes au Théâtre Antéa et donc on la reprend à Paris au Théâtre de Paris Daniel a voulu, on reprend Hubu Roy avec André Marcon qui est quand même un comédien extraordinaire, je suis hyper fière de travailler avec lui mais Hubu Roy a une sauce un petit peu moderne puisque le couple Hubu on fait le parallèle avec le couple Trump, donc je suis un peu Mel Hubu slash Melania Trump et en fait quand on relie la pièce c'est assez fou à la fois c'est terrible Hubu Roy c'est une farce mais ce qui est dit est...
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