Retranscription des premières minutes :
- « Sud Radio, c'est excellent » Judith Bélair.
- Bonsoir, bonsoir, bienvenue sur Sud Radio, là où l'on célèbre celles et ceux qui font l'excellence, et oui, l'excellence française.
- Cela fait des années que Christelle Reboule s'invite dans nos salons, à travers les programmes les plus populaires de la télévision française notamment.
- Bienvenue Christelle.
- Merci.
- Avec plaisir, vous êtes aussi une femme de théâtre de manière à Fédot, où les auteurs contemporains notamment vous retrouvent d'ailleurs dès le 9 juillet, au 30 ans du Festival de Grignan, dans Ma Chère Mère, aux côtés de Marie-Christine Barraud.
- C'est un spectacle imaginé par François Zamel, qui donne vie à la correspondance entre Madame de Sévigné et sa fille, Madame de Grignan, qui elle, n'existait pas.
- Donc c'est une vraie découverte.
- On va pouvoir en parler.
- Joëlle Weiss est journaliste de formation, fondatrice d'un magazine pro, consacré à l'univers des boissons, sans oublier bien sûr Honologue, et de pas n'importe quelle maison.
- Bonsoir Joëlle.
- Bonsoir.
- Vous êtes donc l'Honologue et la Brand Manager, ou directrice de marque en français.
- De l'aménagement.
- La maison de Champagne-Jacquard, à la tête des assemblages de Champagne, autant dire de la création du Dinecta, non plus qu'un vignoble composé de plus de 60 crus.
- Chères auditrices et auditeurs, savoir-faire français à consommer, évidemment vous le savez, avec modération.
- Chers amis, c'est excellent.
- L'émission qui crée le lien, vous êtes exactement au bon endroit.
- Alors, ma chère Christelle Reboule, vous êtes donc sur scène le 9 juillet au Festival de Grignan, qui fête ses 30 ans, toujours sous la direction d'Emmanuel Schmitt.
- Pour cette pièce, ma chère mère, qui a été imaginée, comme je le disais par François Zamel, elle donne vie à Madame de Grignan.
- Parce qu'en fait, dans la correspondance entre Madame de Sévigné et Madame de Grignan, on a perdu les réponses de sa fille.
- C'est la fille de Madame de Grignan, Pauline, qui les a brûlées.
- Ah, voilà. Voilà l'histoire.
- Et on peut peut-être comprendre pourquoi.
- Pourquoi ? Parce que, dans ses lettres, entre Madame de Sévigné et sa fille, il est question, évidemment, du lien maternel, de la difficulté de cette relation.
- Madame de Sévigné était extrêmement envahissante vis-à-vis de sa fille.
- Et sa fille n'a eu de cesse de tenter de s'émanciper.
- Et elle n'était pas non plus, Madame de Grignan, très maternelle elle-même.
- Peut-être justement parce que, trop maternée par sa mère, il y a eu un certain rejet.
- Et ses filles, voilà, elle s'en est occupée de manière...
- Tout à fait relative.
- Une est partie au couvent, l'autre mariée très tôt.
- Et il y a eu un certain désintérêt.
- Et je pense que Pauline a voulu, quelque part, se venger, peut-être.
- C'est mon interprétation.
- On aime bien cette interprétation.
- C'est toujours un peu compliqué, de toute façon, les relations mère-fille, évidemment.
- Pour rappel, pour nos auditrices, nos auditeurs, Madame de Sévigné, elle est considérée comme l'une des plus grandes épistolières de la littérature française.
- On fête les 400 ans de son existence cette année.
- Elle est née en 1626.
- Et donc, cette fille, Françoise et Marguerite de Grignan, elle est partie avec son mari en province.
- Donc, elle est partie loin de sa mère, effectivement.
- Et le seul lien qu'elles ont eu toutes les deux, ce sont ces lettres.
- Ces lettres que vous interprétez sur scène, avec Marie-Christine Barraud.
- Et ce qui est intéressant, c'est que ça couvre quand même un certain nombre d'années, aussi.
- Donc, comment est-ce que vous évoluez dans cette relation ? Comment vous avez travaillé, justement, ce temps long, en fait, pour qu'on arrive à quelque chose de plus contemporain, enfin, en tout cas, de plus succinct, j'ai envie de dire.
- Oui.
- Le Festival de Grignan, c'est un festival de la correspondance.
- Donc, ce sont des lettres qui sont, effectivement, mises en scène, incarnées.
- Mais nous avons toujours le texte en main.
- Donc, c'est très particulier, d'ailleurs, cette zone.
- Parce que ce n'est pas la totale incarnation avec un texte su, complètement intégré dans chacune de nos cellules.
- Mais il y a quelque chose de l'ordre de la distance, où, en fait, la lectrice, Christelle, comme Marie-Christine, sont présentes, aussi.
- Donc, en fait, c'est aussi un...
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