Retranscription des premières minutes :
- Artisans, porteurs de projets, apprentis, les chambres de métiers et de l'artisanat vous accompagnent.
- La CMA, artisans de la nouvelle économie, présente...
- Sud Radio C'est ça la France, Nathalie Schrengerma.
- Bonjour à tous et bienvenue dans C'est ça la France, l'émission du savoir-faire français.
- Aujourd'hui je vous emmène entre le Gers et New York à la rencontre d'une femme qui a fait de ses racines françaises une incroyable aventure entrepreneuriale.
- C'est Ariane Daguin, la fille d'André Daguin, immense figure de la gastronomie Gascogne, inventeur et promoteur du Magret.
- J'ai appris ça effectivement, pourtant reprendre l'affaire familiale n'était pas vraiment dans les plans puisqu'à l'époque la succession devait plutôt revenir aux garçons de la famille.
- Alors Ariane est partie aux Etats-Unis et en 85 elle se lance avec une idée un petit peu folle, faire découvrir aux Américains le foie gras frais, puis les produits et le savoir-faire gastronomique avec lesquels elle a grandi.
- Elle crée D'Artagnan, près de 40 ans plus tard.
- L'entreprise compte plusieurs centaines de salariés, sera revendue en 2022 pour près de 100 millions de dollars.
- Une aventure faite de culots, de travail, de rencontres, mais aussi d'échecs, de rebondissements, qu'elle raconte à travers son livre D'Artagnan à New York.
- Et l'histoire continue aujourd'hui puisque Ariane revient à ses racines.
- Elle vient de reprendre avec des associés une maison historique du Gers, Comtesse Dubarry.
- On en parle avec elle, elle est au micro de Sud Radio.
- Sud Radio, c'est ça la France.
- Bonjour Ariane Daguin.
- Bonjour, bonjour, ravie d'être ici.
- Oui, ravie de vous avoir.
- Alors vous êtes née, on l'a dit, dans une grande famille de restaurateurs avec un père, André Daguin, une figure de la gastronomie gascogne.
- Alors ce qui est intéressant, c'est finalement, très rapidement, vous vouliez dans un premier temps plutôt vous diriger vers le journalisme.
- Donc ce n'était vraiment pas du tout la restauration, l'univers gastronomique.
- C'était vraiment changer complètement de secteur.
- Mais il faut comprendre à Hoche, capitale de la Gascogne, avec cette génération de restaurateurs, enfin de gens dans l'agroalimentaire derrière moi, et tous les copains, les voisins, la famille, tout le monde était dans la gastronomie.
- Donc il fallait bien aller voir ailleurs.
- Qu'est-ce qu'il y avait ? Est-ce qu'il y avait un monde à part la gastronomie ? Et en fait, je me suis aperçu que non.
- Dans la vie, il n'y a que la gastronomie.
- Pourquoi le choix des Etats-Unis ? Ah, bon, j'adorais le cheval.
- Le cheval.
- Les grands espaces, la liberté, les libertés individuelles, les cow-boys.
- Bon, je me suis un peu trompé, j'ai atterri à New York, j'y suis resté.
- Mais là, je me suis un peu rattrapé depuis, puisque j'ai une ferme avec ma fille à une heure de New York.
- Et là, j'ai quelques chevaux, j'ai deux ânes.
- On a des poules, on a des moutons, des abeilles, on a tout ce qu'il faut.
- Ce qui est assez incroyable dans votre aventure, je le disais, l'entreprise d'Artagnan a été vendue récemment pour 100 millions de dollars.
- Ah, et vous avez pourtant commencé dans votre cuisine, dans la cuisine de votre associé.
- C'est-à-dire que souvent, on n'imagine pas toujours, mais des grandes success stories commencent dans un garage, dans une chambre.
- Là, c'était dans une cuisine.
- À l'époque, il n'y avait pas de co-funding, il n'y avait pas Internet, on n'avait pas de sous.
- Et on a démarré, on avait 7500 dollars chacun dans le compte en banque.
- Après avoir payé les trois premiers mois de loyer, trois premiers mois du téléphone, trois premiers mois du leasing du camion, il restait 35 dollars le premier jour.
- Donc, il faut se débrouiller comme on peut.
- Et oui, pendant bien six mois, je cuisinais dans nos cuisines, la sienne ou la mienne.
- Et d'ailleurs, j'ai failli foutre le feu à la sienne.
- Mais oui, dans votre livre, vous racontez l'arrivée des pompiers, notamment dont s'accusait à lui.
- Il n'était pas très content, le Georges, l'associé de l'époque.
- Il était surpris, surtout, lui, il faisait son jogging, puis il rentre et il voit une dizaine de camions de pompiers.
- En bas du building, en fait, ce qui s'était passé, j'étais en train de fumer...
Transcription générée par IA