Retranscription des premières minutes :
- Bonjour à tous, nous allons passer ces deux heures ensemble sur Sud Radio.
- Vous avez peut-être déjà entendu parler du syndrome du cœur brisé, surnommé le takotsubo.
- Et c'est vrai qu'un chagrin d'amour, c'est parfois tellement douloureux que ça ne permet plus d'oser aimer à nouveau.
- De même, lorsqu'une rupture a été trop violente, comment oser s'engager vraiment à nouveau ? Et je ne parle pas des violences conjugales qui laissent souvent des traces durant très longtemps.
- Eh bien, aujourd'hui, on est avec Manuela Brault.
- Elle a beaucoup travaillé sur le principe de résilience.
- Et il est vrai qu'on est tous différents par rapport à cette capacité de rebondir.
- Le chagrin d'amour, ça met en cause notre estime de soi, notre confiance, notre valeur.
- Parce qu'en effet, si l'autre nous a quittés, c'est peut-être parce qu'on ne valait rien ou en tout cas, on ne valait pas la peine.
- Évidemment, ce n'est pas vrai.
- C'est vrai, mais c'est qu'on peut se dire ça.
- Et il faut peut-être à ce moment-là apprendre à se reconstruire après une rupture douloureuse.
- Et je vous propose qu'on en parle ensemble.
- Si vous avez envie de témoigner, si vous avez envie d'être aidé, vous nous appelez au 0 826 300 300.
- Et puis, bien sûr, les SMS, vous envoyez Brigitte au 7 20 18.
- Bonjour Manuela Brault.
- Merci d'être avec nous.
- Bonjour Brigitte.
- Un plaisir de vous retrouver toujours aussi rayonnante.
- Alors que vous êtes une résiliente.
- Et c'est important de le dire parce qu'on a l'impression que quand on est résilient, ça se voit.
- On est quand même toujours un peu...
- Alors que vous, je ne vais pas révéler des choses que vous m'avez confiées, mais vous êtes rayonnante et pourtant, vous venez de loin.
- Donc, ça marche la résilience.
- Ça marche bien.
- On a envie.
- J'ai eu envie aujourd'hui de parler de la résilience après un chagrin d'amour.
- Je suppose que vous avez beaucoup de patients qui viennent et qui sont dévastés.
- Oui, qui sont dévastés.
- Et je vous remercie pour vos compliments.
- Je crois qu'il y a vraiment quelque chose autour de leur dire que ça va passer.
- Et parfois, c'est la tempête.
- Il faut subir la tempête.
- C'est la tempête.
- Essayer de ne pas la bloquer.
- C'est comme une émotion.
- Et en fait, chaque émotion, le principe même d'une émotion, c'est de circuler.
- D'ailleurs, ça vient de immovérer le mouvement vers l'extérieur.
- Donc, en fait, un chagrin d'amour, malheureusement, il faut le laisser nous traverser.
- Et en fait, plus il va traverser, j'ai presque envie de dire rapidement, moins on va le bloquer.
- Plus on va l'affronter et l'accueillir, aussi douloureux que ça puisse être.
- C'est un tsunami émotionnel.
- Exactement.
- Et vraiment, il ne faut pas minimiser l'intensité de la douleur.
- Mais par contre, vraiment, quand j'interroge mes patients, quand j'ai discuté avec eux, j'ai dit, mais à votre avis, vraiment, dans six ans, dans dix ans, votre vie, elle va ressembler à quoi ? Et tous me disent, ben non.
- Ben non.
- Bon, quand même, je n'y serai plus.
- Voilà, il y aura autre chose.
- Ah, donc c'est bien la preuve que ça passe.
- Donc, il faut vraiment garder à l'esprit que ça va passer.
- Oui, c'est désagréable, mais ça va passer.
- Et ça permet d'avoir le petit espoir de se dire, bon, il faut que je sois patient.
- Demain sera un autre jour.
- Est-ce que c'est...
- Alors, c'est variable, évidemment.
- Il y a des personnes, ça va durer six mois, d'autres deux ans, d'autres trois jours.
- Enfin, trois jours, c'est peut-être pas un vrai chagrin d'amour.
- Oui.
- C'est variable.
- En fait, c'est très variable.
- Et surtout, il ne faut pas se dire, bon, ça fait déjà trois mois, je devrais aller bien.
- Il ne faut pas oublier que c'est comme un processus de deuil.
- Donc, ça peut faire des boucles et des boucles et des boucles.
- On croit que ça va mieux et puis on peut tout d'un coup entendre une chanson qui nous rappelle...
- Voilà.
- Ce n'est pas on-off.
- En fait, il faut se réjouir de chaque petit moment où on se dit, oh tiens, je n'y ai pas pensé depuis trois jours.
- Oh, qu'est-ce que...
Transcription générée par IA