Retranscription des premières minutes :
- 14h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio.
- On va voir si on est franchement aptes à vivre ensemble ou pas.
- En tout cas, Yves Slatier, sexologue, il a mis en place, il y a déjà de nombreuses années, un concept que moi j'aime beaucoup, les sexophobes et les sexophiles.
- Ainsi, il y aurait des gens qui sont naturellement attirés par le sexe, qui aiment bien ça et qui souvent en ont besoin, tandis que d'autres, franchement, s'en passeraient.
- Alors on imagine tout de suite que mettre dans le même lit un sexophobe et un sexophile, ça ne peut pas tellement marcher sur le long terme.
- Alors je vous propose...
- On examine ce qui peut permettre de reconnaître un sexophile d'un sexophobe.
- Et si le sujet vous parle, vous venez réagir, vous nous appelez au 0 826 300 300.
- Vous pouvez également envoyer un SMS, vous envoyez Brigitte au 7 20 18.
- Yves Slatier, merci d'être avec nous.
- Ça me fait vraiment plaisir de vous retrouver en cette nouvelle année sur Sud Radio.
- Bonjour.
- Bonjour, comment allez-vous ? Très très bien, très très bien.
- Alors écoutez, je ne peux pas m'empêcher, parce qu'on a déjeuné ensemble, avant l'émission, et de quoi on a parlé, à votre avis ? À votre avis, de quoi a-t-on parlé ? Je pose la question aux gens qui nous écoutent.
- Pas de politique, en tout cas.
- Non, on n'a pas parlé de politique.
- On a parlé de sexe, évidemment, de sexualité, de sexologie.
- Et on a parlé à un moment donné du consentement.
- Et je ne peux pas m'empêcher, Yves Slatier, parce que ça m'a beaucoup fait rire.
- Vous m'avez dit un truc, je trouve génial, vous m'avez dit que le consentement, c'est pour les sexistes.
- Les sexophobes.
- Vous avez envie d'en parler ? Oui, c'est le droit.
- Consentement, qu'est-ce que ça veut dire ? Consentement, ça veut dire oui ou non.
- Mais ça ne veut pas dire que non.
- Alors quand on parle de sexualité, on parle de consentement, c'est le droit de dire non.
- Alors ce que je défends, quand dans un couple il y a un sexophile et un sexophobe, on donne le droit aux sexophobes de dire non.
- Qu'il ne va jamais être un oui, peut-être.
- Et alors pour un peu piquer, un peu les gens, je dis, je ne sais pas si j'ai tout à fait raison ou pas, les sexophiles, ils sont toujours consentants.
- Ils sont tellement consentants qu'ils sont même consentants à ce que tu me dises non.
- C'est quoi le problème en fait dans le consentement ? Celui qui reçoit le non, c'est la frustration.
- Je suis sexologue, donc de quoi est-ce que je dois m'occuper dans une consultation ? Je ne dois pas m'occuper de celui qui dit non, forcément, mais je dois aussi m'occuper de la personne qui reçoit le non.
- Toujours.
- Hier c'était non, aujourd'hui non, demain ça va être non.
- Je dois m'occuper de cette personne-là.
- Donc d'être frustré.
- C'est ça le problème.
- Quand c'est un couple sexophile-sexophile, aujourd'hui je viens vers toi, tu me dis non.
- Mais je ne suis pas frustré.
- C'est ça qui est intéressant, je ne suis pas frustré, parce que si aujourd'hui tu me dis non, je suis sûr que demain c'est toi qui vas venir vers moi.
- Donc c'est pour ça qu'il n'y a pas de frustration.
- C'est dans ce sens-là que j'utilise que les sexophiles, ils sont toujours consentants, même à ce que tu me dises non.
- Pas avec les sexophobes.
- Donc un sexophobe-sexophile, c'est de donner le droit aux sexophobes de dire non.
- Mais qu'est-ce qu'on fait du sexophile qui est à côté, qui vit à côté ? Toujours il reçoit le non, donc frustré.
- Donc en sexologie, en sexualité, en sexothérapie, on doit s'occuper de lui aussi.
- De lui ou d'elle.
- Exactement.
- Et c'est tout le problème dans un couple, et on le sait, il y a des couples au début, il y a la passion, il y a parfois aussi le début, et la sexualité, elle va.
- Elle n'est peut-être pas excellente, mais elle va.
- Et puis à un moment donné, il y en a un des deux qui n'a vraiment plus envie, et...
Transcription générée par IA