Retranscription des premières minutes :
- « 14h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio. » Bonjour à tous, nous passons ces deux heures ensemble sur Sud Radio comme tous les jours et on va aller passer avec un esprit sain dans un corps sain.
- C'est une formule qui certes ne date pas d'hier, nos anciens savaient déjà à quel point notre santé mentale et notre santé physique sont liées.
- Eh bien je vous propose tout particulièrement aujourd'hui que nous allions encore un peu plus loin.
- On va parler de la tête et du corps mais on va y ajouter le cœur.
- Parce que oui, l'amour et la sexualité ont des effets bénéfiques sur notre santé quand tout va bien.
- En revanche, un manque de sexualité, une rupture sentimentale violente peuvent provoquer bien des dégâts et ce dès l'enfance.
- Je dis bien dès l'enfance parce que de nombreux problèmes hormonaux ou des maladies auto-immunes sont dus à des traumas dans l'enfance et je pense tout particulièrement d'ailleurs aux abus sexuels.
- Alors qui pouvait mieux que Michel Oudoul nous expliquer comment ça marche et vous aider à mieux comprendre si vous avez des problèmes de santé, comment rétablir le bon équilibre ? Ben non, je n'ai trouvé personne donc j'ai invité Michel Oudoul.
- Et je suis sûre que vous allez être nombreux à avoir envie de lui parler au 0 826 300 300.
- Pourquoi pas aussi envoyer un SMS au 720 18 et vous envoyer évidemment Brigitte.
- C'est de l'humour bien sûr Michel.
- Ah bon ? C'est votre choix par défaut Brigitte.
- Non, non, non, vous savez bien que vous êtes mon préféré.
- Merci, bonjour Brigitte.
- Je suis ravie de vous recevoir, de vous retrouver en cette rentrée.
- Et je vous trouve très en forme en plus.
- Merci.
- Tout blanc.
- Voilà.
- Et juste bronzé comme il faut.
- Non, plus sérieusement, on parle toujours, vous la connaissez évidemment cette formule, un esprit sain dans un corps sain.
- On a tendance à l'oublier un petit peu quand on est trop à vouloir s'occuper.
- Que la médecine nous guérisse, alors que c'est nous-mêmes d'abord qui devons nous guérir.
- Ça, c'est ce que j'ai découvert dans votre dernier livre.
- Oui, c'est quelque chose qui a été, je pense, oublié après notre ami Descartes et puis la science glorifiante du 19e siècle où on a commencé à séparer l'Église et l'État, c'est-à-dire sur le plan symbolique bien évidemment, mais le corps et l'esprit.
- Et on a dédié le corps à la médecine et on a dédié l'esprit à la psychologie.
- Et chacun devait s'occuper de son...
- Et ceci était profondément séparé.
- Alors que Minsana Incorporé Sano était quelque chose qui était gravé au frontipiste des temples, c'est-à-dire des endroits où les êtres humains essayaient de quitter le champ des préoccupations du quotidien et des éléments et des données plus ou moins intenses de la vie et de la survie pour aller se verticaliser un petit peu, c'est-à-dire donner un peu un sens ou une raison d'être, voire éventuellement peut-être même par rapport à quelque chose qui va se projeter dans de la spiritualité ou de la religion, en tout cas essayer de redresser l'être parce que, semble-t-il, quelqu'un qui se tient droit et qui se tient debout, quelqu'un qui regarde loin, quelqu'un qui a le cœur qui est ouvert, a priori se porte mieux que quelqu'un qui est renfrogné et fermé sur lui-même.
- D'ailleurs, il y a l'image, je visualise presque pendant que vous parlez, de ces personnes un peu âgées qui n'ont plus beaucoup de désirs ou d'objectifs de vie et qui se rabougrissent et qui se sont goûtés.
- Mais c'est un processus.
- C'est un processus qui est très classique.
- C'est-à-dire qu'à la petite enfance, on est à quatre pattes, on commence à se redresser un petit peu, puis hop, on devient droit.
- Puis quand on commence à avancer en âge, on commence à redescendre petit à petit et on refinit à quatre pattes.
- C'est-à-dire que ça fait une espèce de courbe qui, esthétiquement, est assez intéressante à voir, qui, à vivre, est peut-être plus compliquée, je ne sais pas.
- Mais moi, je me rappelle, j'ai beaucoup pratiqué souvent l'aïkido.
- Il y avait un grand maître japonais qui était aux États-Unis, qui...
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