Retranscription des premières minutes :
- 14h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio.
- Bonjour à tous, nous allons passer ces deux heures ensemble sur Sud Radio.
- C'est un sujet d'actualité que nous allons aborder, presque politique.
- Et pourtant ça nous concerne tous, parce que les ados d'aujourd'hui sont ceux qui vont construire notre société de demain.
- Or, depuis pas mal d'années d'ailleurs, beaucoup d'ados ne vont pas très bien.
- Et c'est particulièrement vrai depuis la Covid et sans doute cette période d'enfermement, à des moments de son existence où on a au contraire besoin de voir le monde, de voir tout ce qui se passe autour de nous.
- Alors il y a d'autres psys aussi qui considèrent que l'éducation positive, sans doute un peu trop horizontale, a aussi eu ses effets pervers.
- Et puis d'autres sociologues parlent du choc de culture dans un pays où une certaine catégorie de jeunes ne trouve pas leur place.
- Alors qu'en pensez-vous ? Et bien je vous demande évidemment de réagir, notamment si vous avez une profession en rapport avec les adolescents ou si vous êtes parent d'adolescents.
- En tout cas c'est Stéphane Clerget qui est avec nous, qui est pédopsychiatre.
- Et Stéphane Clerget, il y a longtemps déjà, nous mettait en garde sur le malaise des jeunes hommes.
- Et plus particulièrement les jeunes hommes que les femmes.
- Et ça c'était même avant MeToo.
- Même si bien sûr MeToo est une avancée considérable.
- C'est considérable pour la bonne entente entre les genres.
- Mais ça a évidemment déstabilisé toute une catégorie de jeunes hommes qui ne sont pas très à l'aise.
- Et c'est souvent le cas d'ailleurs.
- À 15 ans, 20 ans, on n'est pas tout à fait à l'aise avec l'autre sexe.
- Donc ces jeunes hommes qui ne sont pas tout à fait à l'aise avec leur rapport aux femmes.
- Donc on va parler de tout ça.
- Et n'hésitez pas à venir prendre la parole au 0 826 300 300.
- Et vous pouvez également, si vous le désirez, envoyer un SMS.
- Vous envoyez Brigitte.
- 0827 20 18.
- Alors, pour l'instant, Stéphane Clerget n'est pas là.
- Donc on l'attend.
- Il va peut-être arriver dans un instant.
- Enfin, je l'espère en tout cas.
- Mais sinon, ce n'est pas grave.
- On va parler ensemble.
- Et on va commencer avec Lionel qui nous a rejoint.
- Bonjour, merci d'être avec nous Lionel.
- Oui, bonjour Brigitte.
- Et puis bonjour à Stéphane qui devrait arriver.
- Écoutez, dès qu'il arrive, je vous le signale.
- Voilà.
- Bon, écoutez, normalement, il était convenu qu'il vienne.
- Alors, je garde espoir.
- Voilà.
- Vous êtes un lapin, c'est moche.
- Ce n'est pas grave.
- C'est déjà arrivé.
- Vous savez, j'ai l'habitude.
- L'important, c'est que je sois là et je suis là.
- Et l'important, c'est que vous soyez nombreux à me tenir compagnie.
- Parce que si je dois faire un monologue pendant deux heures, je vais peut-être fatiguer.
- Donc Lionel, qu'est-ce que vous avez envie de dire ? Parce que c'est vrai qu'il y a beaucoup de choses.
- Alors, je n'ai pas évoqué, par exemple, les réseaux sociaux.
- Il est évident que les réseaux sociaux, évidemment, changent aussi notre relation.
- Au monde, et j'irais jusqu'à dire même parfois, pour des gens un peu fragiles, notre relation à nous-mêmes.
- Alors, il y a la question du wokisme aussi.
- C'est très intéressant.
- J'ai lu une enquête hier en préparant l'émission.
- Certains prétendent...
- Alors, moi, je n'ai pas d'avis, encore une fois.
- Prétendent que le wokisme a déstabilisé beaucoup de jeunes hommes et de jeunes femmes, évidemment.
- Parce que là, on parle des ados et on parle aussi des femmes.
- Parce que le wokisme enlevait des repères.
- Des repères stables, qui permettaient de se construire vraiment, clairement, en tant qu'hommes, en tant que femmes.
- Et que donc, des jeunes ados déjà un peu fragiles, ça les a rendus encore plus fragiles.
- Je ne sais pas ce que vous en pensez, Lionel.
- Parce que ce n'est pas inintéressant, quand même.
- Oui, ce n'est pas inintéressant.
- Et puis, je pense que c'est très vrai, surtout.
- Parce que se positionner, quand on est ado...
- En fait, c'est tout ce que je reproche au wokisme qui a été poussé, vraiment, qui nous vient des Etats-Unis et qui a été poussé aussi chez...
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