Retranscription des premières minutes :
- 14h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio.
- Bonjour à tous, nous allons passer ces deux heures ensemble sur Sud Radio et on aurait pu faire cette émission en direct du Cap d'Ague.
- Alors c'est vrai, j'y suis allée plusieurs fois et c'est en effet le temple du libertinage en Europe.
- Je dis bien en Europe parce qu'en effet, beaucoup d'étrangers viennent l'été passer quelques semaines au Cap d'Ague.
- C'est en effet le temple du libertinage.
- Et si vous y êtes allé, c'est le moment ou jamais de venir témoigner sur Sud Radio pour nous raconter quelles sont les nouvelles tendances.
- Parce que le libertinage, il s'est beaucoup démocratisé depuis déjà de nombreuses années.
- Alors ça apporte des avantages, mais ça apporte aussi des inconvénients.
- Et c'est en compagnie d'Arthur Vernon que nous allons parler de tout ça.
- Arthur Vernon, d'abord, a créé un lieu un peu libertin, le Sud Paradise.
- Et puis, comme moi, il essaye de libérer la sexualité.
- Bon, c'est vrai que le libertinage, c'est loin d'être fait pour tout le monde.
- Il y a des personnes qui ne sont absolument pas du tout faites pour aller libertiner.
- Mais en ces deux heures, on va essayer de faire un point.
- On va se faire une idée un peu plus juste de ce que c'est exactement le libertinage.
- Et puis, je crois que c'est déjà bien de rappeler que le libertinage, c'est avant tout un endroit de liberté et de respect.
- Ce qui n'est pas toujours le cas de toutes les boîtes de nuit.
- N'hésitez pas, en tout cas, à nous rejoindre.
- Vous témoignez, vous nous posez les questions que vous voulez.
- Et tout ça, c'est au 0 826 300 300.
- Je rappelle également que vous pouvez envoyer un SMS.
- Vous envoyez Brigitte au 7 20 18.
- Arthur Vernon, merci d'être avec nous durant ces deux heures.
- C'est assez curieux ce qui se passe dans notre société actuelle.
- A la fois, on croit qu'il y a eu une libération de la sexualité.
- Et en même temps, on a une sorte de retour du...
- Du puritanisme.
- J'ai encore fait récemment, la semaine dernière, une interview pour Marianne.
- Le gangbang, ce n'est pas toujours très bien vu.
- Il serait même question de l'interdire parce que ce serait humiliant pour les femmes.
- C'est ça ? Oui. Bonjour Brigitte.
- Effectivement, nous en avions parlé tous les deux lors d'une précédente émission.
- À une époque où la décision des juridictions françaises était plus heureuse.
- Puisqu'on a eu ce cas, un lieu qui s'appelle la Factory.
- Qui avait été...
- Qui était fermé par la préfecture de Paris.
- Au prétexte que le gangbang était une pratique qui constituait une atteinte à la dignité de la femme.
- Et lorsqu'il y a eu une atteinte à la dignité de la femme, on ferme le lieu.
- Il y avait eu un seul précédent dans la juridiction française.
- C'était le lancé de nains en 1995.
- Donc on s'est dit, lancé de nains, gangbang, même combat.
- On interdit.
- Bon, le tribunal administratif avait dit, la préfecture quand même, vous exagérez.
- Ce ne sont que des adultes consentants.
- Les femmes payent, les hommes payent.
- En fait, tout le monde paye pour participer à cette activité.
- Donc, moi, tribunal administratif, je considère que vous avez été trop loin.
- Et donc, on avait fait cette émission en étant joyeux.
- Au moins, au moins...
- Un peu de bon sens.
- Un peu de bon sens de la part du tribunal administratif.
- La préfecture ne l'avait pas entendue de cette façon.
- Elle avait trouvé à l'occasion un soutien avec quelques associations féministes de renom.
- Pas des petites associations, des grosses associations.
- Des grosses associations féministes qui se sont associées à sa demande en appel.
- Et donc, ils ont fait appel devant le Conseil d'État.
- Et le Conseil d'État, à l'été, on va dire un peu à la stupéfaction générale, a dit que le tribunal administratif, cet été, il y a deux mois, s'était un peu planté.
- Alors, le Conseil d'État a essayé d'être malin.
- Il s'est dit, bon, je ne vais pas interdire le gangbang parce qu'on va me taper dessus.
- Donc, il a dit, le gangbang, ok, on a le droit d'en faire.
- Le gangbang, on...
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