Retranscription des premières minutes :
- Ici Sud Radio, les français parlent au français, les carottes sont cuites.
- Sud Radio Bercov dans tous ses états.
- On se demande si les français continueront à parler au français.
- Vous savez parler, c'est parler libre.
- Parler vrai bien sûr, comme on dit à Sud Radio, parler aussi libre.
- Et la liberté d'expression en ce moment, elle en prend un sacré coup dans notre cher et vieux pays, non ? Vous avez vu ce qui se passe ? Alors vous allez me dire, mais de quoi s'agit-il ? Et bien c'est très simple, il y a eu récemment un meurtre terrible, un meurtre raciste, on peut le dire en tout cas, de part d'un schizophrène déséquilibré, on ne sait pas, vous savez, Kevin T. à Trappes.
- Et le maire de Trappes, Alé Rabé, a parlé de tout et surtout il dit, et bien maintenant, il est temps d'arrêter et d'interdire.
- D'interdire quoi ? Et bien écoutez le maire de Trappes.
- On modifie la loi, on peut tout à fait insérer à l'article 24 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, un élément qui indique que nous rendrons dorénavant illégal et nous punirons de peine prévue précisément par l'article 23 de la même loi, ceux qui auront présenté un groupe de personnes, à raison de leur origine, de leur appartenance à une religion, à une ethnie, à une prétendue race ou une religion déterminée, comme des acteurs d'un instrument, d'un processus de remplacement.
- La logique du remplacement d'un prétendu peuple français blanc de souche pure, par une immigration ou des descendants d'immigration qui comme moi sont nés en France.
- Voilà, voilà, grand remplacement, on n'a plus le droit d'en parler, sinon on sera sanctionné.
- Attendez, on peut être tout à fait contre cette notion de grand emplacement estimé, qu'elle n'a pas lieu d'être, qu'elle n'existe pas, ou on peut être pour, en tout cas on peut en parler. Ah non, non, non, non, non.
- C'est-à-dire qu'aujourd'hui, pour un certain nombre de gens, de maires, de médiatiques, d'opinions publiques, etc., parler de certaines choses ne doit plus être toléré. Voilà, ça s'appelle effectivement quoi ? Eh bien ça s'appelle, c'est qu'il y a une espèce de verrou qui a sauté.
- Regardez par exemple, il devait y avoir, prends l'exemple.
- Il devait y avoir une dédicace de Sarah Knafo pour son livre à Brest.
- Eh bien elle a été annulée parce que des centaines de personnes allaient se réunir pour empêcher cette fasciste, selon leur dire, de parler, de s'exprimer.
- Par exemple, que ce soit CNews ou BFM TV ou CNews.
- CNews TV, dans les manifestations, sont traités, les journalistes sont traités d'assassins.
- Et on les empêche de parler.
- CNews, bien sûr, CNews d'ailleurs est empêché à l'Assemblée.
- Voilà, et rappelez-vous, ça va très loin sur le service public.
- Laurent Delahousse sur France 2 montre une séquence de ce qui s'est passé le 17 octobre dans les manifestations.
- Eh bien les syndicats de journalistes ont dit, il faut...
- C'est pas possible de rester comme ça.
- Et il a été puni d'absence d'écran pendant une semaine.
- Alors on va où là ? On va vraiment où ? C'est-à-dire que si vous n'êtes pas d'accord avec une certaine doxa, avec une certaine idéologie, eh bien vous devez être interdit de parler.
- Écoutez, hier, une reporter de CNews, une grande reporter de CNews, Régine Delfour, elle était au milieu d'une manifestation.
- Écoutez ce qu'elle a à dire.
- Je vais parler à titre personnel aussi.
- Nous, depuis une semaine, en fait, on est visés.
- On est clairement visés parce qu'on serait responsables, soit disant, notre chaîne serait responsable d'un attentat raciste.
- Sur les réseaux sociaux, en fait, il n'y a pas que notre chaîne qui est visée.
- Il y a aussi d'autres chaînes.
- Donc en fait, il y a vraiment une haine vis-à-vis des journalistes.
- Cette haine, elle a été...
- C'est une parole qui a été adoubée par des politiques, par des syndicats aussi, que ce soit des syndicats lycéens, qui nous mettent des cibles, en fait.
- On est venus des cibles mouvantes.
- Et c'est d'une extrême gravité, puisque la population se sent maintenant autorisée, à venir nous frapper.
- Voilà.
- Il...
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