Retranscription des premières minutes :
- Ici Sud Radio, les français parlent au français, les carottes sont cuites.
- Sud Radio Bercov dans tous ses états.
- Oui, beaucoup de choses aujourd'hui, beaucoup de choses, mais vous savez, nous avons 5 minutes dont on va prendre le temps.
- Juste, je voulais parler des élections israéliennes, ce qui est intéressant de savoir que dans ce parti, dans ce pays d'apartheid absolument raciste et de sionisme génocidaire, eh bien, s'il y a une majorité, il faut qu'il fasse appel au parti arabe, qui ont fait 19 sièges, ce qui est intéressant.
- Donc, vous voyez, de temps en temps, il y a des choses intéressantes qui se passent dans les pays où la proportionnelle intégrale existe.
- Mais là, je voudrais revenir à la politique française et je vais vous dire, alors, où en est le niveau de la politique française ? Je parle surtout du niveau de la discussion politique.
- Des arguments.
- Eh bien, écoutez, là, on vient d'entendre quelque chose qui est viral sur les réseaux sociaux et qui donne bien, bien, bien le niveau magnifique, les hauteurs de discussion où on en est.
- C'est intéressant, ça donne un peu la couleur de l'élection présidentielle à venir.
- Écoutez.
- Samedi 24 octobre, lors de la journée de mobilisation générale, nos confrères de France 3 Centre-Val-de-Loire ont interrogé des manifestants à Orléans dans le cortège.
- Ils ont été écrits contre le Rassemblement national.
- Pour expliquer le sens de leur pancarte, une femme s'est mise à chanter ce qu'elle et ses amis avaient écrit.
- On fait caca, caca, caca sur Bardella.
- On fait pipi, pipi, pipi sur les nazis.
- On fait popo, popo, popo sur les fachos.
- Et donc, c'est pas de la grande littérature, mais le message y est.
- La courte vidéo a eu beaucoup de succès sur les réseaux.
- Elle approche aujourd'hui le million de vues sur le compte Instagram du métier.
- Et plus de 3 millions sur un repost TikTok.
- Oui, on ne peut pas dire que c'est la grande littérature, mais c'est rigolo.
- Mais oui, c'est rigolo.
- Mais ce qui est intéressant, c'est que là, c'est la partie, allez, je dirais, émergée, écumoire de l'iceberg.
- Parce que derrière ça, il y a quoi ? Il y a, écoutez, il faut interdire.
- Vous savez, en 68, on compare à 68 ce qui se passe.
- En 68, on disait, il est interdit de ne pas...
- Il est interdit de ne pas...
- Il est interdit d'interdire, pardon.
- Et puis là, on dit, il est interdit de ne pas interdire.
- C'est le nouveau slogan révolutionnaire d'aujourd'hui.
- Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si vous n'êtes pas d'accord avec moi, moi qui suis le camp du bien, moi qui suis le camp de la raison, moi qui suis le camp de la vertu de bon sens, le camp antifasciste, eh bien, il faut vous rayer de la carte.
- Non, non, pas vous massacrer, nous n'exagérons rien.
- On va vous rééduquer.
- Mais en attendant, les radios, les télévisions, les médias, les meetings, les prises de parole dans les universités ou ailleurs doivent être interdits.
- Dès qu'il y a un rassemblement qui est, je dirais, un peu à la droite de Jean-Luc Mélenchon, eh bien, interdiction.
- Eh oui, eh oui, au nom, évidemment, de la démocratie, de la liberté.
- On traite tel ou tel Quentin de Ranck de néo-nazi.
- Aux polémias, on l'interdit.
- On l'interdit, effectivement, parce qu'on ne peut pas laisser parler les fascistes.
- Ça me rappelle quand même quelque chose.
- C'est un certain Joseph Staline qui disait, vous savez, si vous avez une discussion avec quelqu'un, traitez-le de fasciste.
- Il passera une demi-heure à expliquer qu'il n'est pas fasciste.
- Et entre-temps, vous avez gagné.
- Voilà.
- Comme disait le grand écrivain communiste Pier Paolo Pasolini, les fascistes d'aujourd'hui s'appelleront antifascistes.
- C'est intéressant quand même, hein, comment on va.
- Voilà.
- Donc, allez, on va faire pipi.
- On va faire caca.
- Et on va faire popo.
- Voilà.
- C'est la politique.
- C'est l'idéologie.
- C'est le mantra d'aujourd'hui.
- Eh bien, écoutez, avançons, bien sûr.
- Merci.
- À demain.
- .
Transcription générée par IA