Retranscription des premières minutes :
- Ici Sud Radio, les français parlent au français, les carottes sont cuites.
- Sud Radio Bercov dans tous ses états.
- Il faut toujours écouter ou relire Jean Cocteau, qui a dit un jour, la bêtise s'est mise à penser.
- Ah non, non, non, la bêtise aujourd'hui dans certains écrans de télévision a remplacé la pensée.
- Témoin sur BFM, grand débat, BFM n'est pas responsable évidemment de tous les propos qui se tiennent, ça n'a rien à voir.
- Mais c'est très intéressant donc sur les lycéens, sur le problème, il y avait des syndicalistes, des jeunes, des gens de l'Uni, des gens d'autres syndicalistes étudiants, un certain Kevin, etc.
- Et à un moment donné, ça discutait de quelque chose.
- Et écoutez bien.
- Parce que tout est mis d'un certain miroir de cette France, je ne dirais pas coupée en deux ou coupée en quatre, en tout cas de cette France morcelée et pas morcelée superficiellement.
- Écoutez.
- La France a une histoire coloniale qu'il faut assumer.
- Ça ne dérange pas qu'on envoie 35 millions d'euros en Côte d'Ivoire alors qu'on souffre dans les lycées, alors que les soignants n'ont pas d'argent, que les profs...
- Mais toi tu penses que les Ivoiriens c'est le problème de ton éducation, c'est de la faute des Ivoiriens.
- Et c'est pas de la faute des Ivoiriens, pourquoi ? Non, j'ai dit qu'il faut prioriser.
- Aujourd'hui il y a les soignants, il y a les lycéens, il y a les agriculteurs.
- On a du pétrole en France ? C'est quoi le rapport ? On paye les richesses d'autres pays.
- Bah oui, mais ce discours-là il faut l'assumer.
- Moi je veux bien faire ce discours-là, mais assume-le.
- D'où vient Total ? La France a un passé colonial qu'il faut assumer aujourd'hui.
- Voilà, tout est dit.
- C'est très intéressant.
- D'un côté, on voit très très bien ce qui se passe.
- La France a un passé colonial, donc il faut culpabiliser.
- Quand ? Jusqu'à quand ? Ah bah jusque-là, 2050.
- De 2100 ou plus, si affinité.
- La France a pillé, vous voyez, pillé le pétrole, pillé les richesses.
- Donc elle doit payer.
- Mais attendez, les gouvernants, pour ne parler que de cela, les gouvernements, certains gouvernants d'Afrique, d'Asie, d'Algérie ou d'ailleurs, qui pillent leur propre peuple, et pour les mettre dans des banques et dans des bons comptes en Suisse, au Panama, ou dans les îles aléoutiennes, ceux-là, ah non, non, on n'en parle pas.
- Non, non, non, non, non.
- Il y a un pays qui doit payer parce qu'il est occidental, parce qu'il a colonisé, et bien sûr qu'il a colonisé, mais il doit payer pour l'éternité.
- Voilà.
- Et quand le jeune qui dit, mais écoutez, il faudrait peut-être prioriser, quoi prioriser ? Mais oui, peut-être, on donne aux Ivoiriens, on a vu ce que donnaient les milliards de l'Agence française de développement, on a donné aux Chinois pendant des années, des millions aux Chinois.
- Ah, pour leur aide au développement, pour leur développement, bien sûr.
- Eh bien, il faut qu'on paye.
- Nous, on est là pour payer, vous comprenez ? Vous avez tout pillé, vous avez tout donné.
- Alors quoi, les Ivoiriens, c'est la faute aux Ivoiriens ? Bien sûr que ce n'est pas la faute aux Ivoiriens.
- Mais est-ce qu'on peut poser quelques questions sur le pouvoir et le gouvernement des Ivoiriens ? Est-ce qu'on peut poser un petit problème sur ces pouvoirs, ces élites qui pillent leur propre peuple ? Ah non.
- Ah non.
- À ces braves syndicalistes qui sont là, sur le plateau de BFM TV, eh bien, il n'y a aucun problème.
- Non, non, non, non.
- Vous êtes là pour payer, vous êtes responsable pour l'éternité, vous êtes coupable pour l'éternité, le reste, ça n'a pas d'importance, c'est à vous de payer.
- Voilà.
- De Greta Thunberg à ces braves syndicalistes de plateau, eh bien, vous êtes là pour payer.
- Ah mais, dites-nous, et qu'est-ce qu'on fait pour nos soignants, pour justement notre éducation nationale, pour nos lycées ? Ah, ça, c'est autre chose.
- Ça, c'est autre chose.
- Eh bien, il faut faire payer les ultra-riches.
- Très bien, les ultra-riches, on va les faire payer.
- Mais eux ont les moyens de partir un peu partout...
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