Retranscription des premières minutes :
- Ici Sud Radio, les français parlent au français, les carottes sont cuites.
- Sud Radio Bercov dans tous ses états.
- Autant que la montagne est belle, comment peut-on s'imaginer ? Oui, oui, Jean Ferrat, que la montagne est belle, que la montagne est belle, que la mer est belle, que les champs sont beaux, que les haies sont magnifiques.
- À une condition, à une condition, qu'il ne vous arrive pas d'avoir un problème pressant relatif à la vessie, un problème, mettons par exemple d'uriner, quelque part qui ne soit pas dans un endroit spécialement dédié à cet effet.
- Un WC.
- Une toilette, etc.
- Oui, mais imaginez, vous êtes dehors, vous êtes en week-end, vous êtes dans votre voiture et puis une envie pressante vous prend.
- Attention, ça c'est terminé.
- Peu importe ce qui vous arrive, vous allez y continuer.
- Vous croyez alors, vous dites, mais attendez, attendez, de quoi vous parlez encore Bercov ? Oui, mais soyons un peu légers, ne parlons pas des problèmes du monde, ne parlons pas des grandes visites.
- Parlons de quelque chose que nous rapporte le journal L'Impartial dans l'heure.
- Écoutez-moi bien.
- Pris d'une envie pressante, cet été, entre Lusarche et Chaumontel, dans le Val d'Oise, Claude Conégéraud arrête son véhicule en pleine campagne et se permet une pause pipi au bord d'un champ.
- Bon, rien de plus naturel en somme.
- Attention, repéré par les gendarmes, catastrophe, catastrophe, il écope d'une amende de 135 euros.
- Alors, il explique, moi de mon côté de la route.
- C'est-tu en bordure d'un champ ? De l'autre côté, c'était un bois.
- Eh bien, il va faire ce qu'il a à faire.
- À peine remonté dans sa voiture, un véhicule de gendarmerie se garde devant lui.
- Vous venez d'uriner avant de remonter dans votre voiture, lui demande-t-on ? Claude Conégéraud a voulu effet, incrédule.
- Il est alors verbalisé.
- Ah, 135 euros.
- Motif de la contravention.
- Écoutez, c'est très, très beau.
- C'est beau comme ce français que nous aimons.
- Ce français d'énorme.
- Ce français de la bureaucratie.
- Ce français des livres.
- Écoutez bien, bien.
- Déversement du liquide insalubre hors des emplacements autorisés.
- C'est pas beau, ça.
- C'est pas beau.
- Eh oui, eh oui.
- On a trop de liquide insalubre.
- Eh bien, vous n'avez à attendre.
- Si vous n'avez rien avant 3 heures, eh bien, ça ne fait rien.
- Vous n'avez qu'à, allez, pardon de l'expression, vous faire dessus.
- Voilà.
- Et renseignement pris, alors, effectivement, regardez la loi.
- Et la loi interdit bien du...
- Trimé sur la voie publique.
- Très bien, on comprend.
- En pleine rue, la chaussée, devant des gens.
- Très bien.
- Mais même derrière un arbre.
- Et ceci à la ville comme à la campagne.
- Alors, écoutez.
- Nous, on aime bien, vous savez, on défend les forces de l'ordre.
- On défend la police.
- On défend la gendarmerie.
- Sauf qu'en même temps, ils font des bavures, évidemment.
- Et en aucune raison de privilégier tel ou tel ou tel.
- Mais enfin, quand même.
- Quand même que la gendarmerie intervienne parce que quelqu'un, bon, d'un champ, il est allé, effectivement, dans les arbres urinés.
- Et on l'a vu, eh bien, 135 euros amende.
- Dites-moi, ce serait peut-être...
- Alors, on ne va pas recommencer.
- Non, non, je ne vais pas le dire.
- Peut-être vous occupez peut-être du narcotrafiquant.
- Peut-être de la violence.
- Non, non, non.
- On ne va pas verser là-dedans.
- Simplement, attendez.
- Où on est là ? On est encore dans cette France bureaucratisée, normisée, avec ce qui...
- Et là, le problème, c'est que...
- La loi, la loi, interdit, interdit, attention, d'uriner en dehors des...
- Non pas des passages cloutés, bien sûr, mais des édifices fabriqués à cet effet.
- Et si elle n'a pas pendant 25 kilomètres, eh bien, écoutez, débrouillez-vous.
- Ce qui est formidable, ce que l'on a tiré, c'est quoi ? C'est que, voilà, pendant qu'il y a ce qu'il y a dans ce pays, pendant que les choses affairent, la gendarmerie, on leur dit, attendez, allez voir.
- Attention, guettez, donc, si je comprends bien, il y a des gendarmes qui font les patrouilles.
- On pourrait dire, il faut voir s'il y a un acte de violence, s'il y a quelques voyous, quelques racailles, quelques ceci, cela.
- Non, non, non,...
Transcription générée par IA