Retranscription des premières minutes :
- Ici Sud Radio, les français parlent au français, les carottes sont cuites.
- Sud Radio Bercov dans tous ses états.
- Alors j'aurais pu encore vous parler de ça comme hier, vous savez, l'écrivain le plus formidable qui va avoir le concours, le Renaudot et tout le reste, qui a été le prix FNA, qui a vendu 35 000 exemplaires traduits dans 23 langues, etc.
- Et pas ta trace, l'IA. Ah ben oui, c'est l'intelligence artificielle.
- Alors gros, gros, gros, gros malaise chez les critiques, chez les commentateurs, chez...
- Ah c'est pas possible, vous n'allez pas enlever un immigré haïtien qui a traversé 40 frontières, le truc de faire un chef-d'oeuvre.
- Écoutez, oui c'est Hugo, écoutez.
- Pour moi, c'est un livre nécessaire parce qu'on est dans un siècle où on manque...
- Le siècle d'avant a manqué de Hugo.
- Et là, vous arrivez avec quelque chose.
- C'est quelque chose qui est absolument ugolien.
- Ah mais oui, oui, c'est vrai, c'était Victor Hugo, c'était Victor Hugo.
- Malheureusement, malheureusement, l'intelligence artificielle est venue troubler le merveilleux concert sur cet immigré haïtien vivant au Canada et qui a écrit le chef-d'oeuvre du siècle.
- Et voilà, les critiques en sont restés gros gens comme devant.
- Le problème est beaucoup plus vaste que celui-là, c'est il y aura-t-il encore des livres écrits sans IA ? Oui, parce qu'il y aura encore des écrivains.
- Et il faut le dire, les autres sont des écrivains.
- Mais je vais vous parler d'autre chose aujourd'hui.
- Hier soir, il y avait la grande kermesse de la primaire du parti socialiste des gauches.
- De la gauche, de la gauche non mélenchoniste, non extrême, de la gauche propre sur elle, qui se lave les mains, qui a les ongles propres et qui sait manger avec couteau et cuillère.
- Alors il y avait qui ? Olivier Faure, évidemment, Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal.
- C'était quand même un très grand moment de l'histoire humaine.
- Jérôme Guedj, bien sûr. Écoutez.
- Voilà. En fait, c'est intéressant. Tu m'as laissé parler, tu m'as pas laissé parler.
- Bon. En fait, qui était l'éléphant dans la pièce ? L'éléphant dans la pièce, évidemment, il n'était pas là.
- C'était Jean-Luc Mélenchon. L'ombre de Jean-Luc Mélenchon planée au-delà des têtes.
- Alors il y avait, évidemment, Ségolène Royal qui dit « Ben pourquoi ? On va s'arranger.
- Écoutez, moi je sais ce que j'ai à dire, etc. » N'oubliez pas qu'elle était ambassadrice des pôles. Pôle Nord et Pôle Sud.
- Et évidemment, si les pingouins votaient, elle aurait été déjà présidente de la République.
- Hélas.
- Les pingouins ne votent pas.
- Raphaël Luxman aussi qui se demandait un peu.
- Voilà. Oui, nous resterons droits dans nos bottes.
- On ne négocie pas avec Jean-Luc Mélenchon ou Jérôme Guedj. La même chose.
- Et puis Olivier Faure qui disait « Mais attendez, attendez.
- Et alors ? Et les postes ? Et les postes de députés ? Comment on va faire ? » Vous rigolez ? Il y a les élections législatives ensuite.
- Alors comment on fait après les présidentielles ? Vous voulez qu'on reste sans postes de députés ? Non, ça va pas.
- Il est avec le ciel.
- Les accommodements.
- C'était un grand moment.
- Il y avait des moments de vraie sincérité.
- Et d'un moment où cette gauche ne savait plus où elle était.
- Elle était entre le marteau et l'enclume.
- Le marteau, le péniste et l'enclume mélenchoniste.
- Et elle se dit « Est-ce que la gauche existe encore ? Est-ce que les gogoches, est-ce que les bobos, est-ce que les gogoches existent encore ? » Eh bien écoutez, l'avenir le dira.
- Et qui votera, verra.
- Merci et à demain.
- .
Transcription générée par IA