Retranscription des premières minutes :
- « Ici Sud Radio, les Français parlent au français, les carottes sont cuites. » Sud Radio Bercov dans tous ses états.
- « Si tu veux pas se retrouver seul, t'as intérêt de fermer ta gueule, on peut plus rien dire. » « On peut plus rien dire. » « Sûr qu'on est d'accord avec toi, mais c'est pas nous qu'on fait la loi, on peut plus rien dire. » « Ah, non, non, non, ne y est bourdon, on peut dire, mais à condition qu'on soit dans le bon camp. » « Évidemment, quand on est le camp du bien et qu'on sait, on sait, qu'on détient la vérité, » « quelqu'un qui n'est pas d'accord avec nous ne doit pas pouvoir s'exprimer, » « parce que sinon, eh ben, il a tort, il sait qu'il a tort, » « et donc, au nom du pluralisme, de la liberté d'expression, de la démocratie, » « de la tolérance et de la bienveillance, » « eh ben, on l'interdit. » Vous allez me dire, mais qu'est-ce que vous racontez ? Mais qu'est-ce que vous racontez ? Eh bien, c'est ce qui s'est passé encore, on en a suffisamment parlé, mais il faut revenir là-dessus, avec l'affaire Charles Sapin, Charles Sapin, rédacteur en chef adjoint de Valeurs Actuelles, de l'hebdomadaire Valeurs Actuelles, eh bien, il devait avoir, écoutez-moi bien, 2 minutes 40 de chronique sur France Inter.
- France Inter, radio de serbe, service public, ça s'appelle le service public, payé entièrement par les contribuables français, eh bien, syndicat hurlant, le personnel de France Inter, disant « ce n'est pas possible d'accepter quelqu'un, Valeurs Actuelles, c'est évidemment un journal néo-nazi, ah bon ? D'extrême droite, ah bon ? » Charles Sapin étant son représentant, en tout cas, un de ses cadres, pas question.
- Alors, on se dit, mais on regarde, et c'est drôle, les lois sur la liberté d'expression, la charte des journalistes de France Inter et du service public demandant le pluralisme total, l'expression équilibrée, être ouvert, indépendant et impartial, selon les propres paroles de la directrice de France Inter, de la patronne de France Inter, Emile Veil, eh bien, tout ça, aucune espèce d'importance, les syndicats décident, les syndicats disent, et qu'est-ce qui se passe ? La direction de France Inter, s'incline et propose à Sapin, « Écoutez, on ne va pas faire une, je rappelle, 2 minutes 40, une fois par semaine, les dimanches matins, à 7 heures.
- Non, non, on ne va pas faire ça, on va faire un débat. » Bon, Sapin refuse, mais qu'est-ce que ça veut dire de l'état de ce service public, je rappelle, payé par dizaines de millions, je ne parle que de France Inter, le service public entier, c'est 4 milliards d'euros par an, je rappelle, radio et télévision confondus.
- Mais attendez, les Français, ils ne sont pas un peu pluralistes ? Il n'y a pas des différences d'opinion ? Ah non, non, non, non.
- Là, il y a une opinion absolument dominatrice, dominante, et qui doit régner sans partage.
- Voilà.
- Ça s'appelle effectivement la liberté d'expression.
- Et syndicats décident, mais le plus grave pour moi, c'est que la direction s'est inclinée, et qu'on entend le silence assourdissant du ministère de la Culture, je rappelle que le service public est sous la tutelle de l'État, donc du ministère de la Culture, qui, effectivement, dirige.
- Et alors, la loi audiovisuelle de 1946, on s'assoit dessus.
- La liberté d'expression, on s'assoit dessus.
- Le pluralisme, on s'assoit dessus.
- La déontologie, mais qu'est-ce que ça veut dire ? Non, non, non, non, non, non.
- Écoutez, il faut un brevet de respectabilité.
- Voilà. Il faut que vous montriez pas de blanche.
- Si vous avez le malheur d'être à la gauche de, allez, disons Jean-Luc Mélenchon, pour ne pas le nommer, vous êtes d'extrême droite, c'est clair.
- Donc, l'extrême droite, pas question, hein.
- On va pas se retrouver sous la botte, comme en 40, les temps les plus sombres de notre histoire.
- Écoutez, je ne sais pas si ce sont les fous qui ont pris le pouvoir dans l'asile.
- Je ne sais pas si on sait encore ce que ça veut dire que la liberté, mais je...
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