Retranscription des premières minutes :
- « Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger. » Il est 7h47 à la une et Sud Radio vous explique ce matin l'obésité en France.
- 10 millions d'individus seraient concernés, 10 millions de personnes, vous ou moi.
- Le ministère de la Santé a dévoilé une nouvelle feuille de route pour les 4 ans, 5 ans à venir.
- Nous sommes avec le docteur Guillaume Porcher qui est médecin chirurgien viscéral et de l'obésité à l'hôpital Geoffroy-Saint-Hilaire.
- Bonjour à vous.
- Bonjour.
- Vous aviez écrit aussi je crois un livre, « L'obésité, maladie du siècle, ni une faute ni une fatalité ».
- Vous travaillez sur ce sujet depuis des années, docteur Guillaume Porcher.
- Oui.
- Est-ce qu'elle continue véritablement de progresser en France cette obésité ou alors est-ce que c'est parce qu'on a revu les critères, etc., qu'on considère qu'il y a plus de personnes obèses ? Ah non, non, non.
- C'est une vraie maladie, même une pandémie.
- C'est-à-dire que ça augmente dans le monde et l'évolution malheureusement, elle ne cesse de s'arrêter.
- Et c'est pour cela que le gouvernement, fort justement, et à la demande des professionnels, des associations de patients, réagit.
- Il faut absolument faire beaucoup plus.
- Oui.
- Bon, comment on définit l'obésité ? À partir de quel moment ? Parce qu'on parle souvent de l'IMC, l'indice de masse corporelle.
- Est-ce que ça, c'est un bon indice ? Est-ce qu'il y a d'autres façons de définir l'obésité ? Alors, c'est un très bon indice pour dépister la maladie.
- Et ça, c'est un des enjeux, je pense, du plan.
- Il faut absolument mettre en place, comme toutes les maladies chroniques, parce que l'obésité, ce n'est pas une faute, ce n'est pas un problème de comportement de façon isolée.
- C'est un vrai dérèglement du corps.
- Et l'indice de masse corporelle va vous permettre d'alerter, de dépister le malade.
- Donc, quand on est au-dessus de 35, par exemple, l'indice de masse corporelle, donc on fait son poids divisé par la taille, multiplié par elle-même, eh bien là, clairement, il faut absolument agir et consulter des équipes spécialisées pour pouvoir se faire soigner.
- Parce qu'aujourd'hui, l'obésité augmente, pas parce que les gens font moins bien qu'avant, même si c'est un peu le cas pour...
- C'est un peu le cas, parfois, dans la nourriture et la façon de se nourrir, quand même, Guillaume Porchard.
- On ne peut pas nier cela, bien sûr.
- C'est un facteur aggravant de la maladie, c'est ça qu'il faut comprendre.
- C'est-à-dire que vous avez des causes, comme dans toutes les maladies, et puis vous avez des facteurs aggravants.
- Un facteur aggravant, ce n'est pas à cause de lui, mais par contre, il va aggraver la maladie.
- Et un des éléments qui fait que l'augmentation est vraiment incontrôlable pour le moment, c'est qu'on ne traite pas assez.
- Parce qu'il y a une transmission complexe, par des mécanismes génétiques notamment, mais il y a d'autres mécanismes, qui fait que quand on est en situation d'obésité, et qu'on a des enfants, eh bien, on transmet la tendance à la maladie.
- Et ça, il faut absolument traiter plus aujourd'hui.
- Mais alors, comment on traite ? Alors, traiter la maladie d'obésité, il y a maintenant beaucoup d'armes thérapeutiques, notamment les médicaments, bien sûr, les nouveaux médicaments, mais qui sont indiqués dans les formes les moins sévères.
- Et puis, il y a la chirurgie, qui est là depuis longtemps, et qui sauve la vie des malades.
- C'est-à-dire qu'aujourd'hui, prendre en charge une maladie sévère, morbide, avec une chirurgie, c'est lui sauver la vie.
- Alors, comment la chirurgie ? On enlève quelle partie ? Comment ça se passe ? On ne va pas aller sur une table d'opération ce matin, à 7h30, hein ? Mais quand même, en deux mots ? En deux mots, ce sont des opérations qui vont travailler au niveau de l'estomac, et qui vont permettre de faire une sorte de remise à zéro des dérèglements du corps, et c'est ça qui permet de contrôler le poids.
- On réduit la taille, globalement, de l'estomac.
- Il y a des opérations comme le bypass, ou la sleeve gastrectomie, qui sont les deux très bonnes opérations, bien contrôlées, avec très peu de risques, et qui marchent très...
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