Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger. Il est 7h41. Sud Radio vous explique que la colère dans le monde agricole n'est pas retombée, bien sûr.
- Nous sommes avec Quentin Le Guillaume, qui est secrétaire général des Jeunes agriculteurs et agriculteurs lui-même en Eure-et-Loire. Bonjour, Quentin Le Guillaume.
- Bonjour. Alors il y a, bon, des négociations actuellement, des discussions avec Sébastien Lecornu. Il y a demain une annonce de manifestation avec des tracteurs qui pourraient venir sur Paris.
- D'ailleurs, je me pose la question, avec ce grand froid et cette neige, est-ce qu'il y aura finalement des tracteurs sur les routes ? Vous, vous êtes en Eure-et-Loire, où il a beaucoup neigé, d'ailleurs, hier, hein ? Oui, oui, tout à fait. On avait des mobilisations qui étaient prévues.
- Déjà hier, en département, plutôt sur la Normandie, sur le nord de la France, des mobilisations aussi qui devaient avoir lieu. Pour l'instant, ces mobilisations, étant donné que chez Jeunes agriculteurs, on est plutôt des gens responsables, on n'a pas forcément envie d'aller mettre des tracteurs sur des routes vers glacés. Et je crois que pour l'instant, les citoyens et les consommateurs ont plutôt besoin des tracteurs pour déneiger.
- Donc nous, c'est ce que je sais. Personnellement, je le fais pas, parce qu'hier, j'étais en rendez-vous chez M. Lecornu. Mais mon frère sur la ferme...
- est actuellement en train de déneiger les routes pour permettre à chacun de pouvoir repartir au travail, retourner dans les écoles. Voilà. Donc pour l'instant, on revient plutôt aux fondamentaux, à l'accompagnement des gens avant de repartir dans les manifestations.
- Oui. Bon. Même si la coordination rurale maintient pour l'instant, mais ça peut bouger aussi les manifestations, évidemment, demain. Mais sur le fond, revenons quand même sur le rendez-vous avec Sébastien Lecornu.
- Qu'est-ce que vous lui avez demandé ? Et qu'est-ce qu'il vous a répondu, Quentin Leguillou ? Alors on a deux sujets, on va dire, forts, les sujets nationaux et les sujets européens. Les sujets européens, ça fait maintenant des mois, voire même des années qu'on le pousse, parce que le sujet du Mercosur, qu'on a toujours...
- Le sujet du Mercosur devrait être potentiellement peut-être signé dans le week-end ou lundi. À partir de là, M. Lecornu, on a pu rééchanger pour voir quelles étaient encore les possibilités derrière pour essayer de débouter ce Mercosur-là.
- Il nous a expliqué encore une nouvelle fois le processus. C'est pour ça que dès maintenant, je peux vous le dire, nous serons mobilisés encore une partie du mois de janvier, parce que potentiellement, si le Mercosur est signé, il arriverait au Parlement européen le 19 janvier.
- C'est pour ça que les jeunes agriculteurs, et sans parler en avance, mais en voyant un peu autour, potentiellement d'autres agriculteurs, peut-être aussi des FDSEA et des FNSEA, seront mobilisés à Strasbourg le 19 janvier.
- Pour essayer d'alerter les eurodéputés pour aller à l'encontre de ce Mercosur. On a parlé sur les taxes aussi sur les engrais, parce qu'on a des taxes européennes qui vont venir impacter les engrais pour les agriculteurs français.
- L'objectif pour le gouvernement est le même que les agriculteurs. C'est zéro. On ne veut aucun impact sur le porte-monnaie des agriculteurs.
- Et là, qu'est-ce qu'ils vous répondent, Sébastien Lecornu ? Parce que j'ai l'impression qu'ils avancent dans ce sens pour vous donner quelques gages, quand même, non ? Ils ont l'air d'aller plutôt dans ce sens. Ils nous ont dit négocier encore actuellement avec l'UE pour avoir l'impact le plus bas possible, et que si l'UE arrivait au bout, ils étaient prêts à peut-être lever des frais de douane sur des importations, voilà, pour essayer de limiter les impacts sur le coût des engrais agricoles.
- Donc on sent une volonté d'aller dans le bon sens. Voilà. Oui. Mais sur le Mercosur, maintenant, Emmanuel Macron s'était engagé, à tout faire pour ne pas que ce soit signé. J'ai l'impression... L'Italie prévoit de soutenir maintenant l'accord avec le Mercosur.
- Mélanie, elle a regardé les intérêts, en fait, du pays. Donc j'ai l'impression que l'affaire est pliée, non ? Sur le Mercosur, ça va devenir dur. C'est pour ça qu'on va pas lâcher de notre côté. Nous, la position, elle...
Transcription générée par IA