Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio.
- Parlons femmes, Judith Belair.
- Amis auditrices, amis auditeurs, bienvenue dans Parlons femmes sur Sud Radio.
- On ne vous présente plus la réalisatrice Lisa Azuelos dont les films font partie de notre histoire.
- On se souvient entre autres évidemment de LOL ou de Dalida.
- Bonjour Lisa, bienvenue.
- Bonjour.
- Alors vous nous venez aujourd'hui Lisa avec un autre type d'oeuvre, un livre autobiographique sur la plage abandonnée.
- C'est aux éditions Charleston dans la collection Paradis perdu.
- Et je dois l'avouer ma chère Lisa, ce livre a rumé chez moi une sorte de nostalgie assez douce.
- Un très joli livre que je recommande.
- Sud Radio, Parlons femmes, Judith Belair.
- Alors les questions Parlons femmes ma chère Lisa pour commencer.
- Quelle femme selon vous incarne le courage sans compromis ? Je ne connais pas de femme qui ne fait pas de compromis.
- Pardon mais...
- Il n'y en a pas une seule qui...
- D'abord ce serait dommage de ne pas...
- De ne pas le faire.
- D'accord.
- Je pense.
- Et...
- Donc il n'y en a pas en fait.
- Une femme fait toujours des compromis.
- C'est ce que vous racontez dans votre bouquin.
- Ne serait-ce qu'avec ses règles.
- Bah oui, c'est vrai, c'est vrai.
- Ok.
- Est-ce qu'il y a un nom NON qui a changé votre vie Lisa Azuelos ? Je pense que...
- J'ai envie de dire mon divorce, c'est un grand nom.
- C'est ça qui a changé ma vie.
- Mais il venait après un oui qui avait aussi changé ma vie.
- Qui était...
- Mon mariage et le oui aux enfants.
- Oui.
- Non, le nom qui a changé ma vie, et j'en parle dans le livre, c'est quand j'ai dit non à ma mère en fait.
- Là j'étais vraiment jeune, j'avais 12 ans.
- Et j'ai dit je vais partir chez mon père.
- Et c'est ma décision, c'est pas moi qui ai été trimballée par une décision de justice.
- Et c'était pas de l'imposer en plus.
- Non, j'ai repris ma vie en main à ce moment-là.
- Très tôt donc.
- C'est très très tôt.
- Sur le coup je pensais que j'étais déjà très vieille.
- Mais maintenant je me rends compte que c'était très tôt.
- Est-ce que le pouvoir féminin ça fait peur selon vous ? En fait, à qui ? Bah je sais pas, aux hommes.
- Ah ! J'adore, c'est quelqu'un qui a interviewé une femme sur les réseaux qui lui a dit si les hommes n'étaient plus là, qui vous protégerait ? Et elle a dit mais de qui ? Mais de qui ? Bah bien sûr.
- Donc c'est un peu pareil.
- Le pouvoir féminin pour moi c'est un pouvoir qui est relié plus à une puissance.
- En fait, une puissance à la fois de guerrière et de guérisseuse.
- Et c'est le pouvoir qu'on a brûlé pendant le Moyen-Âge à Salem.
- Il est resté là le pouvoir des femmes.
- Et donc il fait toujours peur ? En fait, ce qui fait peur c'est pas les femmes, c'est le pouvoir de la vulnérabilité et du courage.
- C'est beau ça, le pouvoir de la vulnérabilité.
- Oui mais c'est pas de moi, alors je vais donc dire de qui c'est puisque c'est comme ça que je l'ai appris.
- C'est une femme que j'admire énormément qui s'appelle Brené Brown aux Etats-Unis et qui a écrit Le pouvoir de la vulnérabilité.
- C'est vraiment intéressant.
- Et c'est aussi dans le Nouveau Testament quand Jésus parle de l'agneau qui est la plus grande force en fait parce que c'est un agneau et que faire du mal à un agneau, on sait que le mal il est en soi et pas dans le vulnérable.
- Et ce patriarcat dont on entend tant parler alors selon vous il existe ? Ce mot me fatigue, je n'en peux plus en fait.
- C'est des chaussures de ski de Josiane Balasco quand elle ne peut pas les enlever.
- Voilà, c'est ça l'image que j'ai du patriarcat aujourd'hui.
- D'accord, donc c'est un mot qu'on projette sur...
- C'est un mot où personne ne va savoir comment le définir.
- Le patriarcat, moi je ne serais pas compte s'il nous protégeait.
- Pourquoi ? Enfin pour moi, le patriarcat est...
Transcription générée par IA