Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio.
- Parlons femmes, Judith Belair.
- Bonjour, bonjour. Quand il s'agit de femmes, pas de tabou, pas de détour.
- Vous le savez, sur Sud Radio, on dit les choses telles qu'elles sont.
- Parlons vrai. Allez, parlons femmes aussi aujourd'hui avec Caroline Gueye, une artiste plasticienne sénégalaise formée en astrophysique et en physique atmosphérique.
- Tout un programme. Bienvenue Caroline.
- Merci.
- Cette année, vous représentez le Sénégal à la 61e Biennale de Venise avec Wurus.
- Ça signifie or en wolof.
- C'est au Palazzo Navagero.
- Et c'est du 9 mai au 22 novembre, c'est-à-dire que ça continue.
- Là, il faut y aller maintenant.
- Ça fait rêver d'ailleurs. Bravo.
- Parlons femmes, c'est sur Sud Radio, c'est maintenant.
- Sud Radio, Parlons femmes, Judith Belair.
- Alors, Parlons femmes vous pose des questions, Caroline.
- On va commencer par la première.
- Quelle femme a changé votre manière de vous regarder ? S'il y en a une qui a existé comme ça, qui a changé votre regard sur vous-même ? Un rôle modèle ? Non, là, vraiment, qui a changé le regard sur moi-même, je ne vois pas.
- Je fais beaucoup d'introspection, je réfléchis beaucoup.
- Mais qu'une femme aurait changé mon regard ? Non.
- Non, là, je ne vois pas.
- C'est bien, ça.
- Ok, vous êtes grande.
- Est-ce que vous pensez qu'il faut désapprendre des choses pour que les femmes soient vraiment, vraiment, réellement libres aujourd'hui ? Oui, je pense.
- Par exemple ? Parce qu'en fait, désapprendre, ça nous fait percevoir les choses différemment.
- On peut partir, par exemple, sur des idées reçues, sur des choses qu'on nous a apprises, l'éducation, mais si on désapprend, nous-mêmes, on peut réfléchir et se dire, ah, mais ça, en fait, mais pourquoi ? Et réfléchir autrement et se dire, ben ça, on me l'a inculqué toute ma...
- Depuis que je suis petite, c'est pour ça que j'y adhère, mais en fait, en désapprenant, on se dit, ben non, en fait...
- En fait, je n'y adhère pas.
- Oui, je n'y adhère pas, je vois ça différemment.
- Donc, en fait...
- Oui, désapprendre, oui, tout à fait.
- Désapprendre, c'est quand on devient adulte, en fait, vous pensez ? Je pense que ça se passe quand on commence à vraiment prendre conscience de soi et qu'on commence vraiment à réfléchir en s'éloignant de ce qu'on nous a appris, du jugement des autres aussi, et en ayant le courage...
- Du regard des autres, oui, bien sûr.
- Oui, et en ayant le courage aussi d'avoir ses propres...
- Ses propres idées, sa propre pensée, malgré tous les carcans dans lesquels on est construit.
- Bien sûr.
- Est-ce que le pouvoir a un genre, selon vous ? Non, je ne pense pas.
- Je pense qu'il n'a pas de genre.
- Parce que...
- La femme a du pouvoir, l'homme aussi, mais qu'est-ce qu'on dit ? Derrière chaque grand homme, il y a une femme, et je pense que c'est souvent vrai.
- Donc, finalement...
- Finalement, le pouvoir, c'est le pouvoir.
- Il est des deux côtés, maintenant.
- Maintenant, il va y avoir plus d'hommes dans tel domaine, mais on voit qu'il y a aussi de plus en plus de femmes dans d'autres domaines, notamment dans l'art.
- Il y a des expositions où, finalement, il y a plus de femmes même que d'hommes, où il y a plus de...
- Ça, ça change, dans l'art contemporain.
- Oui, vraiment, ça change.
- Bien sûr.
- Est-ce que vous pensez qu'il y a des hommes féministes ? Oui.
- Oui ? Ça existe ? Oui, oui.
- Vous en connaissez, vous ? Je ne sais pas si j'en connais.
- On ne citera personne.
- OK.
- Est-ce que, pour vous, on doit faire une différence, Caroline Gayet, entre les notions d'équité et les notions d'égalité ? Laquelle gagne, d'ailleurs ? C'est quand même une nuance...
- Oui, je pense que ce n'est pas pareil.
- Ce n'est pas pareil, l'équité, l'égalité.
- Je pense qu'il y a...
- Oui, il faudrait faire une différence.
- Laquelle, selon vous, est la plus équitable, en fait, finalement ? Entre cette égalité revendiquée et cette équité ? Moi, je trouve que l'équité, c'est pas mal, parce qu'en fait, on ne l'utilise pas.
- On parle tout souvent d'égalité.
- Mais, en...
Transcription générée par IA