Retranscription des premières minutes :
- « Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Laurence Perrault. » Et dans quelques instants, si vous êtes juste réveillé, que vous venez d'allumer votre poste de radio, déjà merci, merci de nous faire confiance et de rejoindre Sud Radio pour votre matinée.
- On va avoir le plaisir d'accueillir Valérie Expert qui va nous proposer deux livres encore à dévorer parce qu'on a encore le droit de lire, toute l'année et pas que l'été.
- Mais tout de suite, je voudrais accueillir notre invité, il s'agit de Noël Michaud. Bonjour Noël.
- Bonjour.
- Vous êtes agriculteur, paysan, maraîcher à Angoulins, en Charente-Maritime.
- Vous êtes également porte-parole de la Confédération paysanne de Charente-Maritime, très joli département, le numéro 17.
- Alors après avoir un été marqué par la sécheresse et de très très fortes chaleurs, vous tirez tous les agriculteurs de France la sonnette d'alarme.
- Je voudrais savoir Noël, concrètement, déjà vous, à titre personnel, comment s'est passé cet été sur votre exploitation, vous êtes maraîcher.
- C'est un été rude, dur, très compliqué, que ce soit pour les animaux, pour les végétaux et pour les humains, parce que ça a été vraiment rude.
- Même si on est passionné par nos métiers, la météo ne nous a pas fait de cadeaux.
- Nous, sur la ferme, ça se concrétise par un manque de 25 000 euros juste sur la partie grande culture, avec de fortes baisses de rendement et du fait des chaleurs.
- Voilà.
- C'est ça, parce que vous, là, vous me parlez en euros, mais concrètement, quand on ne connaît pas vos métiers, c'est effectivement baisse de culture et baisse de rendement.
- Oui, grosse baisse de rendement et tout, 25 000 euros, mais c'est sur une petite surface, c'est juste sur 40 hectares de culture en bio.
- Mais en fait, oui, ça va de 30 à 50 % de moins en rendement céréal, par exemple.
- Les cultures d'été qui ne sont pas encore récoltées, il y en a qui ne vont pas se récolter parce qu'il n'y a rien.
- Et puis d'autres, ça va être 90 % de moins, 80-90.
- Waouh ! Alors, on va faire aussi un clin d'œil, beaucoup d'amour pour nos amis vignerons, parce qu'eux aussi, ça va être compliqué.
- Et particulièrement, j'ai entendu, évidemment, dans la région de Blayais, où il y a encore eu un orage de grêle et où certains de vos collègues vignerons ont perdu 80 % de leur récolte.
- C'est-à-dire que les vendanges devaient commencer deux jours après.
- Il y a 80 % de raisons au moins.
- La situation était difficilement prévisible à ce niveau-là, Noël.
- Est-ce qu'on aurait quand même pu mieux s'y préparer ? Oui.
- Oui.
- De toute façon, il y a longtemps qu'on sait que le changement climatique est là, peut-être qu'il a été plus vite que prévu.
- Toujours est-il qu'on n'a pas mis toutes les chances de notre côté pour le modérer un peu, je ne sais pas.
- Après, voilà, c'est facile à dire maintenant.
- Toujours est-il que là, on cherche des solutions d'urgence, mais il faut chercher des solutions d'urgence pérennes parce que ça risque de se reproduire.
- Donc là, on parle des grandes cultures, on parle du vin, enfin des raisins, des vignobles et tout ça.
- Le maraîchage, c'est pareil, c'est vraiment une catastrophe aussi cette année.
- Il va y avoir des manques de légumes un peu partout et c'est compliqué.
- Bon, j'ai aussi, moi, pris la grêle.
- Donc je m'attendais à ce que les légumes d'hiver, ils étaient bien partis et tout, les légumes automne-hiver.
- Et en fin de compte, en une minute trente de grêle, j'ai perdu 16 000 piétchoux, les blettes, etc., enfin tous les légumes d'hiver qui étaient en place.
- Donc après la sécheresse, après des manques de production, on se dit, ben voilà, c'est bien parti pour l'automne-hiver.
- Et en fin de compte, on reprend un coup dessus et à force, on ne sait plus comment on va faire.
- Est-ce que vous allez demander à vos banques de vous aider ? Quel est votre rapport avec eux ? L'État, a priori, et la ministre de l'Agriculture devraient annoncer des mesures ? Oui, ben là, on...
Transcription générée par IA