Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
- Et 0826 300 300 pour ces voeux que je vous adresse naturellement aux auditeurs de Sud Radio.
- Il y en a un qui s'est adressé un peu plus que ceux qui nous écoutaient, que vous qui nous écoutez.
- C'est le Président de la République qui hier soir, des voeux sous forme crépusculaire ont dit certains.
- Mais il a semblé se mettre en retrait, le Président de la République.
- Est-ce que vous lui faites confiance sur cet aspect ? Ou au contraire, même en retrait, le Président de la République trouvera toujours un moyen, on va dire, d'agir sur les affaires courantes du pays ? Vous ne lui faites plus conscience ? Vous avez peut-être même appuyé sur le bouton off de la télé dès qu'il est apparu à l'antenne.
- 0826 300 300, vous venez témoigner, Sud est votre radio.
- Petit tour aussi des réactions politiques.
- Bonjour Edwige Gaze.
- Bonjour, merci pour votre invitation et bonne année à tout le monde.
- Bonne année, merci beaucoup d'être avec nous ce matin, député RN de Gironde.
- Edwige Gaze, est-ce que vous avez, un, regardé le Président ? Est-ce que vous l'avez trouvé suffisamment en retrait ? Il me semble qu'au Rassemblement National, on demande quand même à ce que le Président de la République soit un peu moins, peut-être, dans les affaires du pays.
- Est-ce que c'est une demande satisfaite pour vous, ma chère Edwige ? Alors, j'ai été obligée de regarder Emmanuel Macron, puisque je savais que j'allais être amenée à commenter ses voeux.
- Sinon, je pense que j'aurais fait comme une majorité de Français, c'est-à-dire je ne l'aurais pas regardé.
- D'ailleurs, j'étais assez étonnée de voir que dans les tendances sur Twitter, il y avait « boycott Macron ».
- Voilà, c'est dire la détestation qu'inspire le Président de la République.
- Je crois d'ailleurs que ce sont 82% des Français qui ne lui accordent pas une grande considération.
- En tout cas, il est impopulaire parmi 82% de la population, ce qui est considérable.
- Sur sa mise en retrait, écoutez, moi je suis respectueuse des institutions, mais en effet, je la souhaite le plus possible.
- Et d'ailleurs, s'il avait annoncé...
- C'est passé hier soir, Edwige Diaz, entre nous.
- Est-ce qu'hier, le Président ne s'est pas contenté d'adresser des voeux à la nation, sans rentrer dans le détail, sans faire de promesses ? Le Premier ministre à la manœuvre, les forces politiques au centre de l'équation.
- Et puis c'est tout, mise en retrait respectée, non ? Je pense que sur les promesses, il aurait été clairement gonflé d'enfer, puisque moi j'ai écouté ses voeux 2023, 2024, 2025, et toutes les promesses qu'il a formulées, et il n'en a tenu aucune.
- Regardez, l'année dernière, par exemple, il avait parlé de la crise agricole.
- Qu'est-ce qu'il a fait pour accompagner nos agriculteurs en 2025 ? Rien, sinon nos agriculteurs n'auraient pas passé les fêtes sur les barrages autoroutiers.
- Il avait promis de reconstruire Mayotte, pardon, mais les Mahorais parlent d'inertie.
- Il avait promis de rétablir la sécurité, pardon, mais l'insécurité gangrène toute la France et tous les départements de France, y compris mon département, la Gironde.
- Il avait promis aussi les référendums.
- On attend toujours.
- Donc je crois que c'était ça.
- C'est un effet, les référendums, c'était plafagrant.
- De ne pas faire de nouvelles promesses.
- Exactement, exactement, exactement.
- Edwige Diaz, autre question.
- En réalité, est-ce qu'il pouvait faire, très franchement, autrement ? C'est le dialogue qu'on a eu tout à l'heure à 8h15 avec Arlette Chabot, qui disait, c'est vrai que peut-être que le président a loupé un coche, peut-être en effet que cette prise de parole était un peu singulière, mais est-ce qu'il pouvait faire autrement dans la situation que connaît la France et qu'il connaît lui, personnellement, avec, il le sait, chaque heure qui passe, des lui qui s'éloignent.
- C'est l'Élysée et du pouvoir.
- Oui, je pense qu'il aurait dû faire autrement.
- Il aurait dû faire preuve, notamment, d'honnêteté, vous voyez.
- Parce que moi, j'ai été profondément choquée, hier, quand je l'ai écoutée, l'entendre se satisfaire de notre situation économique.
- Moi, je vais vous donner simplement trois exemples.
- Les entreprises se...
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