Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger. Et il est 6h57. Il est là. Bonjour, Patrick Roger.
- Bonjour, mon cher Benjamin. Bonjour à toutes et à tous. En ce jeudi 8 janvier, bien sûr, nous allons parler d'agriculteurs.
- Nous en avons parlé ces derniers jours. Depuis un bout de temps, nous suivons ce mouvement, notamment parce que certains sont entrés dans Paris.
- Hier, c'était Toulouse, bien sûr, avec le périphérique. Ce matin, ils sont entrés. Nous allons vous donner des nouvelles.
- On va beaucoup parler aussi ce matin de réquisition. Réquisition des médecins, mais aussi l'idée de la réquisition des logements vacants pour loger les sans-abri.
- Alors évidemment, c'est une belle idée sur le papier, mais voilà, c'est assez déconnecté du réel.
- La Cour des comptes, par exemple, a démonté ce fantasme. Dans les zones où la crise du logement est la plus rude, la plus violente, il n'y a pas grand-chose à réquisitionner.
- On parle de Paris, par exemple, mais sur les dizaines de milliers...
- ...de logements qualifiés de vacants, il y a seulement 1,3% de ce parc privé qui est vraiment vide depuis plus de deux ans.
- Et encore, c'est souvent inhabitable, sans travaux lourds, d'autant qu'il y a maintenant, en fait, les normes qui sont passées par là.
- La vérité, c'est que les logements libres, eh bien, ils se trouvent ailleurs, dans la Creuse, dans la Nièvre, des zones rurales ou encore dans les territoires d'outre-mer, en Guadeloupe, par exemple.
- C'est ce qu'on est à 7-8% de logements vacants.
- Autrement dit, on agite un épouvantail idéologique, on fait croire qu'il suffirait de forcer quelques propriétaires pour régler la crise.
- Bah, tout cela, c'est bidon. La crise du logement, elle ne va pas se régler par la contrainte ni par la stigmatisation, d'ailleurs, mais par la rénovation, la confiance, l'incitation.
- Le reste, c'est de l'affichage politique, donc il faudrait remettre plutôt des moyens sur la table pour aider à ce que ça reparte du côté du logement, de la rénovation, donc je le disais, ou encore aussi de la construction de logements neufs, où on est au plus bas, vous l'avez dit tout à l'heure, bien sûr.
- Voilà, mais parfois, les politiques, certains politiques, sont un peu loin de la réalité.
- La météo, mon cher Rémi André, ça s'est donc calmé, bien sûr, mais attention tout de même au lendemain des chutes de neige.
- Oui, effectivement, après la neige, c'est le vent.
- Alors, de la neige, il en reste encore, puisque nous avons toujours le Vaucluse, mais également les deux Savoies qui sont en vigilance orange, car avec les températures qui sont proches de 0°C dans ce secteur, nous avons encore de la neige, cela peut glisser prudence.
- Mais ensuite, c'est dans l'après-midi que le vent va se renforcer, un vent qui est déjà sensible sur l'ensemble du pays, et il va se renforcer sur tout le nord-ouest, depuis la Bretagne jusqu'au bassin parisien en descendant vers les Charentes.
- Là, plus de 20 départements sont en vigilance orange, et nous avons la Manche qui est en vigilance rouge, qui sera en rouge à partir de 21h, car c'est la nuit prochaine que le vent va souffler très fort.
- Alors, s'il peut dépasser les 100 km par heure à Paris, et bien sûr, la Manche, là, les rafales pourraient dépasser les 150 km par heure sur le littoral, et sur la Bretagne, sur la Vendée, les Pays-la-Loire, là aussi, plus de 120 à 130 km par heure sur le littoral.
- Donc, grande prudence ce soir, la nuit prochaine, ça durera encore jusqu'à demain matin.
- Jusqu'à demain, là, mais pour l'instant, ça va plutôt bien, c'est ce que vous nous avez dit, mon cher.
- Rémi et André, nous pouvons donner donc des nouvelles assez rassurantes pour les automobilistes qui veulent prendre leur voiture de nouveau ce matin.
- Attention tout de même, parce qu'il y a des endroits où ça n'a pas été déneigé, déblayé, même s'il y a la douceur des températures, il faut être vigilant.
- Vous écoutez Sud Radio, vous avez bien raison.
- Parlons vrai.
- Il est 7h en ce jeudi.
- 8 janvier, le journal avec vous, Laurie Leclerc.
- Bonjour, Laurie.
- Bonjour, Patrick. Bonjour à tous.
-...
Transcription générée par IA