Retranscription des premières minutes :
- Huitième jour de manifestation contre le coup de la vie dans les rues de Téhéran.
- Une nouvelle fois, la police utilise du gaz lacrymogène pour disperser la foule.
- S'adressant ce dimanche aux journalistes à bord d'Air Force One, Donald Trump a une nouvelle fois brandi la menace d'une intervention militaire américaine dans le pays.
- Écoutez, nous suivons la situation de très près.
- S'ils recommencent à tuer des gens comme ils l'ont fait par le passé, je pense qu'ils vont être très durement frappés par les Etats-Unis.
- Les vraies voix Sud Radio.
- Et dans un discours diffusé ce vendredi à la télévision, l'ayatollah a réaffirmé la fermeté du régime iranien face aux manifestations qui secouent la République islamique.
- 0826-300-300, c'est Emmanuel qui est avec nous.
- Bonsoir Emmanuel.
- Bonsoir.
- Bonsoir Cécile.
- Bienvenue.
- Merci de m'accueillir.
- Avec grand plaisir.
- Bienvenue sur Sud Radio.
- Votre avis sur cette question, Donald Trump a-t-il raison de vouloir intervenir en Iran ? Eh oui, c'est là toute la question.
- Donald Trump va-t-il assez...
- Allez.
- ... masser le bas du dos des volants ? J'ai du mal à le croire.
- Eh bien si, moi je pense que c'est ce qu'il va faire.
- Alors, le problème c'est qu'il n'a pas de porte-avions disponibles actuellement dans le Golfe Persique.
- Il a trois, si j'ai bien vu, compris, trois destroyers lance-missiles.
- De quoi éventuellement envoyer une puissante salve sur un certain nombre de sites.
- De base, des gardiens de la Révolution ou à Ispahan, du côté du centre de traitement de recherche nucléaire plutôt.
- Je crois qu'il va vouloir les mettre en garde sur ce plan-là.
- Il va vouloir leur dire, attendez, n'imaginez même pas une seconde d'utiliser vos missiles pour faire un chantage nucléaire.
- Je crois que ça peut tenter les molles là, donc il va faire ça.
- Quant à envahir le pays, il n'en est pas question.
- Il y a un précédent historique.
- C'est un peu fâcheux.
- C'était le raid sur Tabas en 1980, qui avait échoué assez lamentablement.
- C'était Carter aussi, Jimmy, il n'était pas très fort, qui avait lancé le truc.
- Donc je pense que Trump va probablement faire une opération.
- Je repère à ce coup de poing, commando, un truc spectaculaire pour faire peur aux molles là et qu'ils finissent de boucler leurs avions.
- Moi, je crois que c'est très intéressant ce que dit notre ami Emmanuel.
- Emmanuel.
- Bon, alors...
- Vous n'étiez pas au courant, ils n'ont pas de porte-avions, peut-être en ce moment même, dans le Golfe Persique, mais les Américains ont 11 porte-avions de mémoire.
- Je crois même qu'il y en a un douzième en construction.
- Donc ils peuvent toujours envoyer du monde.
- Et surtout, ils ont une base aérienne énorme qui est à Diego Garcia, une île de l'océan Indien, où ils peuvent frapper n'importe quel point du Proche et du Moyen-Orient.
- Alors je suis entièrement d'accord avec vous.
- Pour le précédent Irakien, je ne les vois pas envoyer des troupes au sol, parce qu'envoyer des troupes au sol, surtout en combat urbain, vous avez des pertes massives.
- En revanche, vous reparliez du raid de Tabas, qui avait été un fiasco.
- Mais là, je dois dire que c'est vrai qu'envoyer dans le désert des hélicoptères qui n'avaient pas de filtre à sable et qui ont donc...
- C'est ce qui s'est passé.
- Et que donc, une partie s'est écrasée.
- Là, c'est sûr qu'il fallait quand même l'imaginer.
- Mais cet écartère, vous l'aviez dit à l'époque, mais je pense que ce n'est pas au président de vérifier les filtres des hélicoptères, c'est plutôt aux militaires de le faire, parce que c'est leur métier.
- Philippe Bilgeat.
- Attends, ne bougez pas Emmanuel, restez avec nous.
- Un sujet évidemment tragique.
- À intervalles réguliers, on voit de puissantes manifestations d'opposition se dérouler en Iran.
- Et à chaque fois, on a eu un espoir sérieux de voir ce régime odieux disparaître.
- D'ailleurs, il prépare éventuellement déjà sa fuite en Russie, puisque le guide suprême a organisé tout ça.
- Mais plus sérieusement, je pense que Donald Trump correspondra à ce que désirent profondément les républicains aujourd'hui, qui préfèrent en effet des interventions rapides, ponctuelles, efficaces, comme au Venezuela, plutôt que des guerres durables, puisque comme ça, il respectera sa...
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