Retranscription des premières minutes :
- Aujourd'hui, les narcotrafiquants sont partout.
- L'an dernier, au moins 315 meurtres et tentatives de meurtre liées au narcotrafic ont été recensées.
- Mon combat, moi, c'est contre la pieuvre du narcotrafic.
- Le nombre de trafiquants n'a jamais cessé de prospérer.
- Je pense qu'il faut taper très fort.
- Je veux frapper les narcotrafiquants et surtout les narco-racailles aux porte-monnaies.
- Je suis Pablo Emilio Escobar Gaviria.
- Je suis le feu de la guerre.
- Et Samuel est avec nous au 0826 300 300 300, ça sonne déjà.
- Bonsoir Samuel, bienvenue sur Sud Radio.
- Bonsoir, bonsoir et bonne année.
- Merci, vous aussi, très bonne année.
- On revient sur cette question.
- Peut-on réinsérer dans la société des adolescents barbares, selon vous ? Alors, selon moi, est-ce qu'on peut le faire ? Oui, on peut le faire.
- Maintenant, est-ce qu'il y a une volonté politique ? Est-ce qu'il y a une possibilité même d'un point de vue technique de le faire ? Malheureusement, j'ai l'impression que ce n'est pas d'actualité.
- C'est-à-dire qu'un adolescent qui est barbare, en général, c'est un adolescent qui a subi...
- Soit une éducation qui n'a pas été menée à son terme, soit qui a subi des violences dans son enfance.
- Et malheureusement, pour cela, pour le réinsérer, il faudrait des, entre guillemets, des psychologues, des pédopsychiatres, etc.
- Et tout un environnement social qui peut l'aider à avancer et à évoluer.
- Mais malheureusement, ce n'est pas du tout le cas en France.
- On n'a pas les ressources.
- On n'a pas les ressources, donc il n'y a pas de volonté politique.
- Et donc, automatiquement, ce n'est pas possible.
- C'est possible techniquement.
- Mais malheureusement, à cause du manque de volonté politique, ce n'est pas possible.
- C'est ce qui est dommage.
- Jean-Michel Fauvergue, quand on voit ces gamins, à 14 ans, on est un gamin encore, quand on voit qu'ils tuent froidement, qu'ils brûlent.
- Là, il y a quelqu'un qui a été brûlé dans sa barbecue géant, dans sa voiture.
- Est-ce qu'on peut faire quelque chose ? Alors, déjà, est-ce que ces adolescents barbares, on peut les reprendre ? Les remettre dans le gros chemin ? Déjà, encore faut-il qu'ils arrivent à survivre jusqu'après.
- Je vous signale que le temps de vie de quelqu'un qui est dans les stups, dans le commerce des stups, est de 27 ans et qui diminue de plus en plus.
- Donc ça, c'est la première chose.
- La deuxième chose, c'est qu'évidemment qu'un adolescent qui a participé à des horreurs de ce type-là, ça va être difficile de le réintégrer.
- Le problème de la drogue, c'est que ça prend les mômes très tôt, de manière volontaire ou involontaire, quelquefois.
- Et ça les déscolarise, ça les désociabilise.
- Ils n'ont plus aucun repère.
- Et ça va être difficile.
- Alors, quand ils ont commis des horreurs de ce type-là, je ne suis pas persuadé qu'on puisse les rattraper.
- Par contre, ceux qui n'ont pas commis d'horreurs, qui se sont retrouvés entraînés là-dedans, il faut absolument, comme disait Samuel, il faut travailler effectivement là-dessus.
- Mais je ne suis pas persuadé.
- Je ne suis pas persuadé que ça soit la majorité parce que beaucoup passent par là.
- C'est une façon de rester dans les gangs que de passer à la manière forte.
- Et quelquefois, on les oblige à passer à la manière forte.
- Et c'est une espèce d'héroïsation que de faire de la prison et de passer à la manière forte et d'aller faire un contrat.
- Et ça, c'est difficile.
- On a basculé là-dessus.
- Philippe, une rupture fondamentale, c'est le fait qu'aujourd'hui, la minorité n'évite pas à commettre des crimes et de la délinquance au même niveau.
- Que les adultes et les majeurs.
- Et par conséquent, je crois rejoindre Philippe qui, sur ce plan-là, considère qu'il y a une infime partie des mineurs qui ne sont plus récupérables.
- Malheureusement, il y a des tendances qui ne sont pas combattues dès la prime enfance qui vont demeurer et faire de ces malheureux jeunes une destinée catastrophique pour eux-mêmes et pour la société.
- Merci.
- Est-ce que pour vous, certains jeunes sont irrécupérables ou pas ? On attend vos témoignages au 0826 300 300.
- Et on fait une petite pause en attendant.
- On revient dans un instant et Aude...
Transcription générée par IA