Retranscription des premières minutes :
- Je pense qu'il faut taper très fort. Et donc j'ai décidé quelque chose de tout à fait original, que personne n'a fait depuis plus de 50 ans dans notre pays.
- On va mettre les 100 plus gros narcotrafiquants, les mettre dans une prison.
- Écoutez, c'est intéressant.
- C'est vrai qu'on peut se dire que ça ressemble à une opération de communication.
- D'abord, il va falloir les choisir. Je ne sais pas lesquels on va choisir.
- On sait très bien que la plupart des narcotrafiquants, ils sont sous nos yeux.
- Donc nous allons prendre d'abord une prison française. On va la vider des personnes qui y sont.
- Et on y mettra, puisqu'on l'aura totalement isolée, totalement sécurisée, avec des agents pénitentiaires particulièrement formés.
- À partir du moment où vous les mettez dans une même prison, il y a plusieurs problèmes.
- Soit il y a un abin de sang dans la prison.
- La deuxième solution, il profite de cette promiscuité, du fait d'être tous ensemble, pour former peut-être le plus grand cartel de demain.
- Les vraies voix Sud Radio.
- J'en reviens avec vous, Éric Revelle, sur cette exécution du frère Damine Kessassi.
- Et ce qui avait étonné pas mal de gens, dont moi.
- De dire que le jour où l'information est arrivée, elle est presque passée inaperçue, comme une information banale.
- Et là, finalement, tout le monde décide de la prendre à bras-le-corps et de soulever, encore une fois et encore une fois, des sujets qui fâchent.
- Oui, ce qui a valu le déplacement de Laurent Nouniez, de mise de l'intérieur, et de Gérald Darmanin, de mise de la justice, aujourd'hui à Marseille.
- Mais je pense qu'il faut mettre les points sur les i.
- La famille Kessassi est lourdement meurtrie.
- Elle avait déjà vu disparaître le frère aîné, Ibrahim.
- Qui donnait dans le trafic de stupes.
- Là, c'est autour de Mehdi Kessassi.
- Je vais vous dire, quand on s'en prend aux membres d'une famille dont le principal visé, si j'ose dire, est un élu politique, alors ce sont des méthodes colombiennes ou mexicaines.
- Donc ça veut dire que...
- Et je pense que les deux ministres ont raison de dire que c'est aussi inquiétant cette submersion du narcotrafic que le terrorisme.
- Parce qu'en réalité, on est en train de basculer dans une mexicanisation.
- C'est-à-dire que pour intimider des élus, on tue ou on assassine des membres de sa famille.
- On est exactement là-dedans.
- Alors j'entends les voix de la gauche nous expliquant que tout ça est largement surdimensionné.
- C'est exagéré, mais en réalité, non, on est dedans.
- Je lisais dans le Figaro tout à l'heure le témoignage d'un journaliste italien qui avait donné le lac contre la mafia en Sicile et en Italie.
- Il est sous protection policière et il estime que ce qui nous arrive aujourd'hui, lui qui est un spécialiste de ce qui s'est passé en Italie avec les mêmes causes et les mêmes effets, qu'en fait c'est 30 ans de déni politique en France.
- On n'a pas voulu, on n'a pas pris la mesure de ce qui nous arrivait maintenant.
- Il faut le dire, il y a très peu de petits villages en France qui sont épargnés par le trafic de drogue.
- C'est ça la réalité, c'est 6 à 7 milliards d'argent liquide tous les ans qui sont blanchis.
- J'ai écouté sur Sud Radio ces maires qui disent j'en ai marre des barbiers, des épiceries de nuit parce qu'on sait très bien que les fermetures administratives, oui, ils ont zéro chiffre d'affaires mais ils redémarrent une fois que la fermeture administrative est finie parce qu'en fait tout ça est financé par l'argent liquide, par le narcotrafic.
- Donc en fait on est submergé par la vague et il est temps que ce pays en prenne conscience.
- Et ça justement.
- On a un maire autour de cette table, on peut lutter contre ça, Jean-Marc Dumoulin ? C'est très compliqué, en plus quand on alerte nous, nos services de gendarmerie qui sont réactifs généralement sur le terrain, ils attendent toujours le gros coup.
- Vous voyez ce que je veux dire ? Je remonte la filière.
- Et c'est vrai que l'activité du quotidien, elle n'est jamais, jamais, jamais effectivement sanctionnée.
- Elle...
Transcription générée par IA